Arch. mun. AA 70 et suiv. Correspondances. Passim
2. Nouvelles lettres de feu Guy Patin tirées du cabinet de Charles Spon. Amsterdam, 1718. T. I, p. 370.
3. Arch. mun. Délit. BB 68, p. 32 v°. Le cortège, qui accompagnait le greffier du bailliage et le greffier municipal dans leur promenade à travers la ville pour la solennelle proclamation d’un traite' de paix, partait en grande pompe de l’hôtel de ville et allait d’abord au parvis de la cathédrale, première station. De la cathédrale, il se rendait par la rue Basse- Notre-Dame devant l’église Saint-Leu. De l’église Saint-Leu, par la rue de la Fourbisserie, au carrefour Saint-Martin; par les rues du Beau-Puits et Saint-Denis, au carrefour Saint-Denis; par la rue de Beauregard, au Marché-au-Bled (place Belle-Croix) ; par la petite et la grande rue de Beauvais, au Puits des Watelets ; par les rues des Lirots et de Saint- Jacques, au carrefour Saint-Firmin ; par les rues au Lin et des Chaudronniers, au Grand-Marché. A chaque carrefour, une ou plusieurs compagnies de la milice bourgeoise présentaient les armes à l’arrivée du cortège et les greffiers donnaient lecture des lettres du Roi et des articles du traité.
LK RKGNE DK LOUIS XlV.
à la Picardie une sécurité inconnue depuis longtemps en reculant la frontière par ranncxion de l’Artois à la France. Ce n’est à vrai dire qu’une trêve. La fougue du Loi ne s’endort pas dans le succès; une campagne est à [)eine achevée qu’une autre recommence, mais la ligne fortifiée de la Somme perd de son importance: Amiens cesse d’être la clef du roifciume. Le traité des Pyrénées abaissait la maison d’Autriche, terminait la rivalité séculaire qui, plus d’une fois, faillit entraîner la ruine de la nationalité française et inaugurait dignement la grande époque connue sous le nom de siècle de Louis XlV.
La peste, qui sévit presque sans interruption dans notre cité, de 1631 à 1636 \ et qui avait fait rage en 163^, éclate de nouveau dans les Flandres vers la fin de l’année 1665. Quelques cas se produisent à Calais, à Saint-Omer et aux environs. Un conseil de santé-, immédiatement institué, prescrit, d’accord avec l’échevinage, les mesures prophylactiques destinées à assainir la ville ^ et à l’isoler^. Pour se défendre contre cet ennemi toujours mystérieux, toujours dévastateur, la garde des portes est renforcée et les chaînes rétablies sur la rivière ainsi qu’en temps de guerre. Les étrangers ne sont admis qu’avec une permission écrite des échevins, toutes les marchandises de provenance suspecte