‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 157 sur 294 · Arch. mun. Délib. BB 68, p · texte numérisé non relu

Arch. mun. Délib. BB 68, p

3. Pagès. Mns. Edit. préc. T. 1, pp. 3G7-392. — « Le 7 de may 1621. Mgr l’Evêque d’Amiens posa la première pierre de l’église des religieuses de la congrégation des Ursulines. La seconde pierre fut posée par M. de Louvencourt, seigneur de Vauchelles, alors premier eschevin de ceste ville.»

La première pierre du bâtiment des religieuses de la Visitation avait été posée le 3 juillet 1629 par M. Antoine Pingré, alors premier écbevin d’Amiens, assisté de MM. les échevins ses confrères.

4. Arcfi. mun. Délib. BB 73, p. 3. 13 mars 1681. « MM, les escbevins

estoient le plus souvent obligez de })asser toutes les matinées à riiôtelde-ville il estoit bien incommode et de peu d’édification dans la ville

342 HISTOIRE DE LA VILLE d’AMIENS.

Afin de témoigner leur reconnaissance à François Faure après qu’il eut occupé, malgré son grand âge, la chaire de Notre-Dame tous les jours du carême de l’année '1683, ils lui offrent un chef de saint Jean en or enrichi de diamants. 11 est décidé que le discours ^ prononcé en cette circonstance par Monsieur le premier, véritable sermon sur la science du salut, sera transcrit « en beau et grand caractère dans le livre aux chartes, afin que leurs enfants et les enfants de leurs enfants et tous ceux qui naîtront d’eux trouvent comme eux le secret de devenir des saints. » Ce sont les termes de la délibération du 20 décembre 1684 -.

On a beaucoup vanté la piété des fidèles du xiiF siècle ; on cite les fondations émanées de leur initiative généreuse. Nous en pouvons dire autant de ceux du xvif siècle. A aucune époque les congrégations religieuses d’hommes et de femmes n’ont été plus en faveur. Les échevins du temps de Philippe- Auguste et de Saint-Louis s’entendaient avec le clergé des paroisses pour les reléguer dans les faubourgs ; ceux du

de n’avoir pas dans l’hostel commun un autel pour y pouvoir faire

célébrer la sainte messe Résolu qu’il seroit construit un autel dans

la grande salle de l’hostel de ville, à l’endroit de la cheminée, pour estre trouvé le lieu le plus commode, et qu’il seroit entouré d’une balustrade de bois tourné, affin que, hors le temps de la sainte messe, l’on ne peut

pas approcher et qu’il y fût plus descement Par ce moyen, les

eschevins ne seroient pas privez d’entendre la messe lorsqu’ils seront occupez pour le service du Roy et du publicq. »

1. Discours de François de Vitry, écuyer, seigneur des Auteux, premier en charge de la ville d'Amiens durant Vannée présente 1683, qu'il a prononcé à la tête du corps de ville à niessire François Faure, évesque d'Ammis, en son palais épiscopal, la dernière fête de Pâques pour le remercier de ce qu'il avait prêché le Carême entier cette année dans la cathédrale. S. L. N. D. 14 pages in-4°.

Le manuscrit original du discours de Vitry avec des corrections autographes de François Faure est encore conservé dans la bibliothèque du château de Cuts (Oise). Les corrections de François Faure ne portent guère que sur les textes latins cités par de Vitry.

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