‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 159 sur 294 · Cf. page · texte numérisé non relu

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2. Le Séminaire, d’abord fondé par François Faure (janvier 16b7) dans l’ancienne infirmerie de l’abbaye de Saint-Martin-aux-Jumeaux située rue Saint-Denis, occupait l’emplacement actuel du minimat de l’institution Saint-Martin et une partie des terrains du palais de justice. Les pères de la Congrégation de la Mission ou Lazaristes y arrivèrent le 10 mars 1662. Le séminaire fut transféré, en 1741, dans les vastes bâtiments construits au faubourg de Noyon et dont la première pierre avait été posée le 16 février 1739.

3. L’Hôpital général, institué en 1667, réunit le bureau des pauvres créé en 1573 et l’hôpital fondé en 1640, sous les noms de Saint-Charles et de Sainte-Anne, par M. Louvel, curé de Saint-Remy. Un arrêt du conseil d’État (7 janvier 1668) ratifia la réunion. L’hôpital général était administré par seize commissaires : l’évêque, deux chanoines, un des curés de la ville, un conseiller du présidial, un avocat et dix bourgeois. En 1676, les Filles de Saint-Vincent-de-Paul reçurent la mission de soigner les pauvres. L’évêque d’Amiens, Pierre Sabatier, bénit, le 2 novembre 1708, les premières constructions de cet important établissement qui existe encore.

4. Actes de VÈglise d'Amiens. Amiens, 1848. T. I, p. 311. Mandement de François Faure pour faire signer par son clergé une formule de profession de foi contre les erreurs du jansénisme. 1661.

HISTOIRE DE LA VILLE d’AMIENS.

Ses successeurs, Henri Feydeau de Brou ^ et Pierre Sabatier^, Font imité; ils demeurèrent également étrangers à la déclaration fameuse du 19 mars 1682, point de départ des entreprises de l’église Gallicane contre Rome.

On a reproché à François Faure de dépasser la mesure dans la propagande contre « ceux de la religion prétendue réformée, » avant comme après la révocation de l’édit de Nantes, publié au bailliage d’Amiens le 26 octobre 1685 Rossier ne lui impute cependant d’autre grief que l’organisation de conférences ou de controverses dialoguées, destinées à ramener les dissidents ou à fortifier les nouveaux convertis. 11 croit que l’œuvre de réunion à l’Église romaine était presque achevée dans notre ville ^ à l’époque du coup d’État dirigé contre les calvinistes. C’est également notre avis. Les entraves apportées à l’instruction de leurs enfants^, l’interdiction des charges publiques ^ les missions fréquentes avaient infiniment réduit le nombre des « religionnaires. »

1. Henri Feydeau de Brou, né à Paris le 13 juin 1633, fils de Henri Feydeau, seigneur de Brou, et de Marie Rouillé, appartenait à une famille de la Marche. Nommé à l’évêché d’Amiens le 18 mai 1687, il prit possession le 24 octobre 1692 et mourut le 14 juin 1706.

2. Pierre Sabatier, né le 14 novembre 1654 à Valréas, dans le comtat Venaissin, nommé à l’évêché d’Amiens le 11 avril 1707, fit son entrée le 8 juin de cette année.

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