Arch. mun. Délib. BB 84, p, 45 v°; BB 85, p
6. Bibl, nat. Mélanges Colbert. T. 127, p. 536. 4 février 1665. Lettres
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facture. Un Conseil supérieur du eomrnerce adresse, de Paris, des instructions rédigées {>ar des hommes s[)éciaux, afin de répandre, au sein des po[)ulalions ouvrières, les procérlés de fabrication (pie d’habiles émissaires achètent ou surprennent à l’étranger ])Our le compte du gouvernement. Une Assemblée du commerce ^ ((ui se tient annuellement à l’hôtel de ville, sous la présidence du maire, étudie d’autre part les moyens d’améliorer la manufacture locale.
Isaac et Josse Van Robais avaient établi à Abbeville une manufacture privilégiée de draps façon de Hollande, d’Espagne et d’Angleterre. Colbert, n’ayant pu les décider à créer une succursale de leur maison à Amiens*, subventionne le sieur Maressal, lui fournit un local, lui procure des capitaux à la condition qu’il montera soixante métiers pour le
des échevins d’Amiens : « Suivant la lettre que vous nous avez fait l’honneur de nous écrire touchant le commerce des Indes orientales nous avons fait faire la convocation de l’Assemblée des marchans de ceste ville en laquelle nous avons représenté les avantages que vous avez eu la bonté de nous marquer et exécuté tout l’ordre que vous nous avez prescript avec tout le zèle et toute l’exactitude possible et comme nous avons seu, Mgr, que les sieurs Pingré, marchans de ceste ville, ont receu procuration de Messieurs les directeurs de la compagnie des Indes pour recevoir les sommes que les particuliers y voudront mettre, nous nous sommes reposés sur eux pour en informer lesdis directeurs »
1. Arch. mun. Délib. BB 80, p. 05. 18 mars 1727. Arrest du Conseil d’Estat du Roy qui ordonne que, dans les villes et principaux lieux de manufacture du royaume il sera tenu au mois de janvier de chaque année des assemblées générales de commerce.
2. Arch. mit. G 7, 84. Liasse 109. 27 décembre 1080. Lettre de M. de
Breteuil à Colbert : « Je feray, suivant vos ordres, au second tils de M. Van Robais, l’ouverture de l’establir icy (à Amiens), mais je doubte qu’il soit eslevé dans la profession de son père »
3. Lettres, instructions, mémoires de Colbert, ï. 11, p. 383. — Arch. de la Marine. Expéditions concernant le commerce 1009-1083, vol. 34. Colbert écrit à M. de Demuin, intendant : « Puisijue vous avez trouvé la disposition dans le sieur Marissal à faire un elfort pour acheter la maison où il loge...., Je luy ferai donner 4,000 livres par S. M., pourvu qu'il s’oblige de mettre soixante métiers sur pied. »
HISTOIRE DE LA VILLE d’AMIENS.
tissage du camelot laine et soie et du camelot pure laine, façon de Hollande (1680). Vers le même temps, deux ouvriers anglais vendent aux sayeleurs Gottu et Malo le secret de la fabrication des peluches ou pannes en laine et poil de chèvre, alors très en vogue. C’est une révolution complète dans la manufacture. En moins de trente ans et grâce à « l’aptitude des Amiénois pour inventer et perfectionner suivant les caprices de la mode » ', les étoffes façon de Hollande et les tissus façon d’Angleterre deviennent la principale branche de leur commerce ils exportent en Italie, en Espagne, en Portugal, en Suisse, dans les îles de l’Océan, au Mexique ^ Les foires de Beauvais, de Bordeaux et de Guibray^, les plus renommées de France après celle de Beaucaire, écoulent une quantité considérable de leurs articles. « Amiens