Arch. de la Somme C
2. Ibidem C 239^,265,280,332. — Éramecourt, canton de Poix, Somme.
Affiehes de Picardie. Année 1771, n° 2, 13 janvier 1771.
3. La jxmne ou peluche diffère du velours en ce que, dans la panne le poil est couché en long, ce qui lui donne du brillant, tandis que, dans le velours, le poil est droit et perpendiculaire à la chaîne. En 1761 {Arch. de la Somme G 233“’) on fabriquait huit espèces de peluches : la peluche vingt verges, la peluche en trois poils de chèvre, la peluche de soie, la peluche à long poil pour doublure, les peluches à 14 et à 16 buhots, la peluche Gaffa et la peluche à la Tirre.
4. Areh. de la Somme G 233 L IMémoire sur la fabrication du velours façon d’Utrecht, par M. de la Genière. 28 novembre 1754.
HISTOIRE DE LA VILLE d’AMIENS.
MM. Jean-Baptiste Morgan, chevalier de Saint-Louis, et Pierre Deiahaye, écuyer, inaugurent (1 76o) ^ la grande industrie des velours de coton et des velours façon d’Utrecht', destinée à un si brillant avenir. Le titre de manufacture royale, accordé à leur établissement provisoire du faubourg de la Hotoie, par arrêt du 3 mai 1766, le place sous la direction de l’intendant des bâtiments de la Couronne et comporte le privilège très recherché de marquer les produits d’un plomb doré, aux armes de France. Les ateliers sont transférés l’année suivante dans la rue Tappeplomb. Les maisons Laurent frères (1768), Desavoye (1774) imitent les procédés de fabrication de la manufacture royale, aussi la vogue des velours d’Amiens ne tarde-t-elle pas à s’affirmer, principalement après que J. -B. Morgan eut introduit la Jenny, machine anglaise à filer portant d’abord dix-huit, puis trente-six broches, qui permettait d’alimenter les tissages d’une abondance de fil de coton que l’on n’était point en droit d’attendre du rouet (1773).