‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 172 sur 294 · Arch. de la Somme G · texte numérisé non relu

Arch. de la Somme G

PÉRIODE UE PROGRÈS

La ville d’Amiens, « rjui n’a plus rien à envier à l’Angleterre et à la Hollande ^ » devient de plus le vaste entrepôt d’où les provincesde Cliarn[)agne, de Hourgogne, de I.orraine, d’Alsace, font venir les denrées coloniales, que les ports du Havre, de Jîordeaux, de Dunkerque, y déversent par celui de Saint-Valéry depuis que le Uoi a autorisé la Picanlie à faire « le commerce des îles. » (Octobre 1734). L’hiver, Amiens contribue meme quelquefois, par le service de roulage, dont l’importance est très considérable, à l’approvisionnement de Paris, la Somme étant souvent encore navigable quand les glaces interrompent déjà la circulation en Seine

Les capitaux aflluent de toutes parts et il se fait des fortunes considérables.

Embellissements et améliorations.

Le vieil Amiens, l’Amiens du moyen âge, l’Amiens que les guerres civiles, le voisinage incessant de l’ennemi, l’obligation de pourvoir à l’entretien des remparts, au prix de lourds sacrifices, ont en quelque sorte immobilisé pendant quatre siècles et plus, cet Amiens s’épanouit, grâce à la prospérité industrielle et commerciale, grâce au concours intelligent et dévoué de toute une pléiade d’hommes de valeur, artisans trop ignorés de sa grandeur et de sa fortune.

Parmi ces hommes qui ont droit à la reconnaissance de la postérité figurent, en première ligne, Mgr de la Motte et le duc de Chaulnes, les intendants Chauvelin, d’Aligre,

1. Arch. de la Somme G 372. Mémoire de tournée dans le département de l’inspection de Picardie en juin 1785, par L. Y illard.

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