Le Mercure galant. Juin 1702, p
3. liegistre- des procès-verbau.v conservé an.\ archives de l’Académie des Sciences Belles-Lettres et Arts du département de la Somme. Ce registre commence au 26 février 1746, date de la première réunion chez le chanoine d’ilangest, et finit au 30 juin 1750, époque de la création de l’Académie.
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de la Société littéraire et lui firent obtenir, avec le titre (ï Académie des lettres et des sciences et des arts, la reconnaissance officielle du Roi qui donnait droit à la publicité des séances (30 juin 1750). Les lettres patentes fixaient le nombre des académiciens : trente membres résidants et seize honoraires parmi lesquels l’évêque et l’intendant. Gresset avait contribué à ce résultat heureux. Le Roi le nomma président perpétuel. Gresset fut sage; il vint, en cette qualité, installer la nouvelle académie, mais, en terminant un éloquent discours sur la liberté littéraire et philosophique, il déclina la distinction flatteuse que Sa Majesté lui conférait, n’entendant se réserver d’autre droit que celui de partager les études de ses collègues et d’applaudir à leurs succès. Fontenelle avait refusé de même la présidence perpétuelle de l’Académie des sciences de Paris.
Nommer Gresset b c’est évoquer le souvenir du génie charmant, du poète aimable et spirituel, dont les œuvres feront à jamais les délices des esprits les plus délicats, dont le style fut, au dire de Villemain, le dernier raffinement de la littérature des salons du xviif siècle. Sa verve, son ingéniosité n’ont point été surpassées ; ses poésies fugitives ont un mérite tout particulier. Amie de la licence et de la volupté, la poésie anacréontique semblait avoir acquis le privilège d’attaquer, en se jouant, le bon sens et la morale, Gresset lui donna une décence et une noblesse dont on ne la croyait pas susceptible. Abordant tour à tour l’ode, répitre, la satire, la tragédie, la comédie, sa muse facile a beaucoup produit, mais il suffit à sa gloire d’avoir enrichi notre littérature de deux chefs-d’œuvre. N’en déplaise à Voltaire, Ver-Vert et le Méchant vivront autant que la langue française
1. Jean-Baptiste-Louis Gresset, né à Amiens, le 29 août 1709, était fils de Jean-Baptiste Gresset, conseiller du Roi, et de Catherine Rohaut.