F. I. Darsy. Répertoire T. II, p
4. Jean-Baptiste Joseph Delambre, né à Amiens le 19 septembre 1749, mort le 19 août 1822.
5. P. G. SoMMERvoGEL. UibUothèquc de la Compagnie de Jésus. T. I, col. 284.
PÉRIOOE DE PROGRES.
liV.)
proposer des prix et des couronnes aux auteurs qui célébraient le mieux la Vierge et se cantonnait, dc[)uis lObi, dans le rôle de sirnj)le confrérie religieuse.
Jean Vaquettc du Cardonnoy, numismate habile, auteur de mémoires historirpies touchant l’iiistoirc locale, conçut la première idée de la Société des fjcus de lettres, qui se forma en 1700. « Sa maison en était le lycée'. » Cette société se confondit avec le Cabinet des lettres créé deux ans après par le savant de Ponssemothe de l’Ktoilc, abbé de Saint-Acheul ~ et le mouvement littéraire s’atïirnia surtout en 1746 par la fondation de la Société littéraire.
Quelques amis des belles-lettres se réunissaient le lundi de cinq à sept heures du soir chez Antoine Petyst, jurisconsulte de talent. Ils s’entretenaient familièrement de philosophie, de littérature, de sciences, commentaient la grammaire française de Restant, alors très en vogue, et prenaient plaisir à la récitation des chefs-d’œuvre du grand siècle. On briguait l’honneur d’être admis dans ce cénacle de gens d’esprit qui s’appelaient Jean- Baptiste d’IIangest, Étienne Tribert, le docteur Desmery, le président Doderel, Pierre Damiens de Gomicourt, llouzé de Cavillon, Jacques Duquet, le chevalier de Rodes, Louis Nicolas de Racq, Claude François le Couvreur, Emmanuel Bernard, René Roistel, seigneur de Belloy, Jean Baron. C’étaient des ecclésiastiques, des bourgeois, des fonctionnaires, des avocats, très différents entre eux d’humeur et de caractère, mais aimant passionnément l’étude
Le duc de Chaulnes et Chauvelin encouragèrent les débuts