‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 188 sur 294 · Arch. mun. Dclib. BB 93, p. 142 v°. 20 juin · texte numérisé non relu

Arch. mun. Dclib. BB 93, p. 142 v°. 20 juin

HISTOIRE DE LA VILLE d’AMIENS.

passant, autant qu’ils gagnent à leur métier, vous les voyez quitter la navette et le dévidoir pour prendre la besace. Les étrangers grossissent la foule des mendiants à l’époque des foires et des grandes fêtes. Ils ne craignent pas de faire violence aux promeneurs, pénètrent jusque dans les maisons, extorquent de l’argent, sous prétexte qu’ils ne sont ni connus, ni assistés, alors qu’ils reçoivent l’aumône et souvent de plusieurs côtés. Tandis que ces mendiants de profession regorgent du superflu, les vrais indigents manquent du nécessaire. Attachés à l’atelier par l’amour du travail, par la religion, ils gémissent en proie à la plus affreuse misère L »

Dans l’impossibilité manifeste d’hospitaliser les infirmes, les vieillards, les orphelins, à l’aide des ressources très limitées de riiôpital général, de l’orphelinat des dames de la Providejiee -, de l’hôpital des enfants biens la réorganisation du bureau des pauvres s’impose. L’évêque et l’intendant étudient, de concert avec les principaux bourgeois, les moyens de centraliser les aumônes, afin de les distribuer à domicile par les soins de comités de paroisses. Le bureau des pauvres ^ ainsi régénéré favorise d’utiles institutions déjà existantes : l’œuvre des prêts sur gages % destinée à

1. Arch. de la Somme G 1609'^. Mémoire de Derveloy adressé à l’intendant. Octobre 1787.

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