A LA FIN DU XVIII* SIECLE
Dressé par Ch . P INS A H I)
Rivery
Commun K
JVla-rais
à'Avre
>UVâll^Q§'
TTdêvSrâi
I Auf ui'aj
'S?-Rrtatiir
^oyo2-
-r,r„s Caillou^
•deUexj.
IMP PITÎ.UK rpÈRCS . AMt£î<S
LA FIN DE l’ancien DÉCIME.
Iirinces du sang, de prélats, de gentilshommes, des magistrats municipaux des vingt-quatre [)rernières villes du royaume, recommandables par leur position ou par leur caractère.
Le 4 janvier 1787, Le Caron de Cliocqueuse, maire de la ville d’Amiens, reçoit en conséquence avis de se rendre à Versailles afin d’entendre les vues de Sa Majesté pour le soulagement de ses peuples, l’ordre de ses finances et la réformation de plusieurs abus L » Le 2^ février a lieu l’ouverture de la session, dans la salle des Menus- Plaisirs. Chacun des notables avait revêtu, conformément aux instructions, l’habit de cérémonie de sa charge. Cliocqueuse portait la robe de drap de soie noir avec bandes, parements, collet de velours violet et toque de velours de même couleur; sa qualité de gentilhomme l’autorisait à ceindre l’épée sous la robe municipale
Les notables se partagent en sept bureaux présidés par autant de princes du sang. Le maire d’Amiens figure dans celui du duc d’Orléans où « chacun concourt avec le même zèle au bien de l’État et de la Nation. » C’est l’impression qu’il communique à ses collègues de l’échevinage.
Le résultat pratique de cette solennelle consultation nationale a été d’étendre à toutes les provinces du royaume l'institution des assemblées provinciales, composées de membres des trois ordres, qui fonctionnaient depuis 1778 et 1779 dans la Haute-Guyenne et le Berry. L’édit de juin établit des assemblées provinciales, des assemblées de district, des assemblées de paroisse. Toute la machine administrative est transformée. Les assemblées répartissent la taille et en surveillent la perception, décident et dirigent les travaux