Arch. mun. Délit. BB 27, pp. 135 v°, 153, 154 v
2. Ibidem. Délib. BB 25, pp. 287 et suiv. Le mayeur. Jehan du Gard, en robe de damas noir et les échevins en robe de taffetas de même couleur, suivis des officiers de la ville, vêtus de drap violet, furent au devant de S. M. qui entra par la porte de Beauvais. Le dais était de velours noir et blanc, enrichi de croissants (( faicts de toille ou de fil d’argent. » Les rhétoriciens Antoine Lemaire et Jean Obry avaient composé des mystères de circonstance. La ville offrit au Roi douze pièces de vin, dix bœufs gras, douze moutons gras, douze faisans, autant de hérons, de paons, de coqs d’Inde ; six aigrettes, autant de cygnes, des (( chignones » ; six douzaines de cailles, douze gros chapons, vingt-six perdreaux, six bitardes. Le connétable reçut trois pièces de vin ; le chancelier, deux pièces, et chacun des grands seigneurs, membres du conseil du Roi, une pièce. Aux gens de service, fourriers, laquets, trompettes, huissiers delà chambre, portiers de la salle, on distribua des sommes d’argent.
3. Ibidem. Délib. BB 25, p. 338 v°. L’éperon de Guyencourt, destiné à protéger la tour d’angle de ce nom et à « battre en flan du fossé d’un costé jusques à la porte de la Haultoye et d’un autre costé jusques à la
SECONDE INVASION DES IMDÉUIAUX EN PICAIIDIE.
l’échcvinagc de très onéreux marchés pour le ravitaillement des places de Thérouannc, Ardrcs, Hesdin, Doullens, Montreuil h
La guerre se rallume au printemps suivant, comme d’elle meme, sans déclaration préalable. Le comte do Uœulx, de la maison de Croy, pénètre en Ih’cardic à la tète d’une armée d’invasion. Ce farouche cajiitaine répand la terreur. Ses troupes incendient les villages, rançonnent les populations. Pendant une longue carnjiagne qui dure trois années, Amiens se croit à tout instant menacé des horreurs d‘un siège, et c’est la grande préoccupation du duc de Vendôme de mettre les habitants en garde contre une aussi redoutable éventualité. Les mayeurs François de Canteleu et Adrien Vilain le secondent de leur mieux, ainsi que le capitaine Morvilliers et son lieutenant Louvel
La prise et la ruine de Thérouanne et d’IIesdin causent une désolation générale (juin, juillet 1oo3). Le danger qui menace Doullens, où le sire de Bouchavesnes attaché à la personne de Gondé, et bon nombre de gentilshommes sont allés se renfermer, augmente Fanxiété. Toute la population monte au rempart et fait le guet, jour et nuit. Par ordre de Vendôme, des artisans venus de Paris forgent des armes ; on emmagasine de grandes provisions de poudre et, dans un rayon de cinq lieues, tous les grains sont battus à la hâte et amenés à la ville, les cultivateurs ne pouvant
porte de Beauvois, » a été entrepris par le maçon Adam Dècle qui avait été envoyé au fort de la Capelle et ailleurs, afin de se renseigner sur le mode de construction des ouvrages analogues. Sur chacune des courtines de ce boulevart se voyaient les armoiries du Roi et celles de la ville.