‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 214 sur 294 · Voici quelle était, en 1790, la hiérarchie militaire · texte numérisé non relu

Voici quelle était, en 1790, la hiérarchie militaire

Province de Picardie : Gouverneur général : Gabriel Marie de Talleyrand, comte de Périgord, prince de Chalais. — Commandant en chef : Le comte de Puységur. — Lieutenants généraux : le duc de Charrost, le marquis de Feuquières, le comte de Touchet. — Lieutenants du Iloi : le comte de la Alire, le comte de la Maillardière. — Commissaire des guerees : M. de Cailly.

Ville d’Amiens : Gouverneur : le marquis de la Ferrière. — Lieutenant du Roi : de Condres. — Major : de Boulandière. — Aide-Major : Joubert. — Gouverneur de la citadelle : de Virgille.

Corps royal de l’artillerie ; Inspecteur général : de Beauvoir. — Capitaine en résidence à Amiens : d’Authieulle. — Garde d'artillerie : Guénot.

Corps royal du génie : Directeur des fortifications : du Vigneau. — Chef de la brigade d' Amiens : de la Varenne. — Capitaine : Dejean.

Maréchaussée de Picardie : Inspecteur général : M. de Bains. — Prévôt général : Renouard. — Lieutenant : Gouvion de Saint-Léger. — Sous-lieutenant : Lefebvre.

3. Le Bailliage présidial se composait d'un lieutenant général civil et criminel, d’un lieutenant particulier civil, d'un lieutenant particulier criminel, de vingt conseillers, de deux avocats du Roi, d'un procureur du Roi, d’un substitut, de deux grefOers.

Les audiences se tenaient les lundi, mercredi et jeudi. Des deux chambres, la première, dite du dernier ressort, était ordinairement présidée par le lieutenant général.

HISTOIRE DE LA VILLE d’AMIENS.

le ressort avait été très étendu, en matière d’appels, par une ordonnance toute récente, ensuite le Bureau des finances, V Election le Grenier à sel -, le Bureau des traites la Prévôté des Maréchaux

L’Assemblée nationale avait donné aux officiers municipaux le pas sur les officiers de l’armée royale dans les cérémonies publiques. De même, le Roi accorda la préséance aux gardes nationales sur les troupes réglées. On vit pour la première fois la milice citoyenne garder la droite dans la procession de la Fête-Dieu, le 3 juin ^ L’importance des gardes nationales allait grandissant. Lille prit l’iniliative d’une confédération de celles de l’Artois et des Flandres et invita Amiens à s’y faire représenter. Vingt-trois miliciens sous la conduite de Malivoir de Liévreville, se rendirent k la fête, porteurs d’une adresse dans laquelle le conseil municipal félicitait « les généreux Lillois d’avoir, les premiers, élevé au sein des contrées Belgiques l’autel de la Patrie; d’avoir, les premiers, invité leurs voisins à entourer cet autel, à y sceller le pacte d’une confédération qui, s’étendant du midi au nord et embrassant toutes les parties de l’empire, allait faire trembler les coupables ennemis de la France....^'»

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