Ibidem, pp
4. Affiches du département de la Somme. 1793, n° 42. Tableau du maximum, à la suite de l’arrêté du département du 27 mai.
LES JACOBINS MAITRES DE LA VILLE
en fixant un prix au-dessus duquel les denrées de première nécessité ne pouvaient être vendues. Exposés à ne pas rentrer dans les frais de déplacement, les marchands du dehors s’abstenaient, et les paysans se souciaient de moins en moins d’échanger leurs produits contre un papier sans valeur, ou de s’exposer aux déprédations des vagabonds i|ui infestaient les routes h
Le conseil général de la commune organise une souscription volontaire destinée à donner aux laboureurs et aux marchands qui approvisionneront le marché du 1" juillet au 15 août ’ des primes variant de trois cents à trois mille livres. Cette mesure, et d’autres édictées par le comité des subsistances n’empêchent pas le peuple de murmurer. L’avoine se fait aussi rare que le blé. Le maître de la poste ne sait comment nourrir ses chevaux; plusieurs sont déjà morts de faim
La Société populaire, prenant occasion de la misère publique, ameute les habitants contre les corps réunis. — On désignait ainsi les administrateurs du département, du district et de la commune. — L’audace des meneurs s’accroît de jour en jour; « ils provoquent l’incendie et le carnage
1. Arch. de la Somme. Reg. aux arrêtés du conseil général du département. T. IV, pp. 203, 211, 221. Juillet 1793. Des paysans d'Étrejust, qui apportaient à Amiens 29 septiers d’avoine réquisitionnés, « sont pillés par un nombre infini de citoyens. » — Des grains achetés par les commissaires aux vivres sont arrêtés à Pont-de-Metz, Dury, Hébécourt et les paysans se les partagent.