RÉACTION CONTRE LES TERRORISTES
plus ardents d’entre les membres de la Société populaire, « ces intrigants, ces agitateurs dangereux d, qu’André Dumont dénonçait comme « les continuateurs deJlobespierre i>’, répudient toute participation avec les Jacobins de Paris, lorsque ceux-ci cherchent à provoquer encore l’irritation de leurs affiliés des départements. Ils les ont reniés du jour où ces Jacobins incorrigibles, recrutés dans les rangs de l’Hébertisme, « n’ont plus présenté qu’une arène de traîtres et de conspirateurs; lorsqu’ils se sont .trouvés gangrénés par la corruption, dominés par le terrorisme, dévorés par la soif du sang ; lorsqu’ils ont pactisé avec un triumvirat féroce - »
Trois arrestations importantes eurent lieu : celle de Cattaert, originaire de Boulogne et ami de Lebon, exprésident du département, que les plus avancés dénonçaient « comme ayant agi en furieux ^ )>; celle de Barbier-Jenty et celle de Brassel qui mit la Société populaire en émoi, parce qu’elle voulut voir, dans la mesure qui les frappait, une vengeance d’André Dumont contre les députés venus à Paris pour solliciter la réhabilitation des citoyens compromis dans l’affaire de la porte de Noyon
Au nombre des terroristes se trouvaient un menuisier qui avait, (( pour ses menus plaisirs, une guillotine sur son établi », et un agent de change accusé d’avoir dit, le jour du départ d’un membre du département appelé à la barre de la Convention, après le 31 mai : « Je voudrais bien savoir le jour où l’on guillotinerait ce b là ; je prendrais
1. Arch. mun. an III, Police politique. Lettre de Barbier-Jenty, au conseil général de la commune, du 2G prairial an III.
2. Ibidem an II, Société populaire. Lettre de Rosalie Belle, femme Cattaert, intercédant auprès de la Société populaire, qui refuse de s'intéresser à son mari. — liegistre de ladite Société, p. 79.