‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 262 sur 294 · Ibidem. Délib. BB 111, p · texte numérisé non relu

Ibidem. Délib. BB 111, p

3. Trois mois avant la loi du G fructidor qui décréta la dissolution do toutes les sociétés populaires.

4. Arch. mun. an III, \-. Société populaire. La Société a tenu séance dans l’église Saint-Martin jusqu’au jour où la municipalité en eut décrété

HISTOIRE DE LA VILLE d’AMIENS.

coryphées répudient les doctrines h On est de moins en moins disposé à applaudir l’agent national qui parle à tout propos du bonheur de vivre libres à des citoyens qui meurent de faim

Chaque séance de la Convention emportait quelque chose du régime révolutionnaire. L’édifice de la Terreur tombait pièce à pièce. Elle proclame le il prairial (30 mai 1795), la liberté des opinions religieuses, en maintenant toutefois, contre les ecclésiastiques, les lois antérieures.

Les églises sont rendues au culte sous certaines réserves auxquelles les catholiques s’empressent de souscrire. La condition exigée des prêtres est une déclaration de soumission et d’obéissance aux lois de la République, par-devant la municipalité de leur résidence ’L La plupart de ceux qui se présentent avaient déjà prêté le serment constitutionnel La première pétition, parvenue au conseil général de la commune, en vue de bénéficier de la loi de prairial, est signée de l’ex-maire Lescouvé et de neuf de ses amis, qui sollicitent Tautorisation de faire célébrer le culte, dans la

la vente pour agrandir la place. Elle se retira alors (1®*' pluviôse 111, 20 janvier 1795) à la salle des concerts. Les archives saisies dans ces deux locaux, le 13 prairial an III (l‘=’' juin 1795), ont été remises par les officiers municipaux au district et par le district aux administrateurs du département.

1. Lettre précitée de Barbier-Jenty au conseil général de la commune, du 26 prairial an III (14 juin 1795).

2. Arch. mun. an III, IL Fêtes publiques. Discours du citoyen Falize à la fête du 2 pluviôse an III (21 janvier 1796).

3. Ibidem an III, P^. Affaires religieuses. « État des prêtres qui ont fait acte de soumission par-devant la municipalité, au 20 prairial an IV (8 juin 1796). » Sur les trente-et-un figurant sur cet état, quatre déclarent s’être mariés, entre autres Cousin- Grainville.

Voici la formule exigée : « Je reconnais que l’universalité des citoyens français est le souverain et je promets soumission et obéissance aux lois de la République. »

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