‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 29 sur 294 · Arch. mun. Délib. BB 41, p. 2 v°. 18 juin · texte numérisé non relu

Arch. mun. Délib. BB 41, p. 2 v°. 18 juin

HISTOIRE DE LA VILLE d’AMIENS.

Lorraine. Henri de Bourbon, qui venait d’hériter du nom déjà grand de Gondé, apprit au cours du voyage que le gouvernement de Picardie, vacant par la mort récente du duc de Longueville, lui était confié. 11 avait vingt et un ans. Gondé partit pour Amiens, le 18 mars 157-4, avec sa femme, la très charmante Marie de Glèves L Le sire de Grèvecœur ^ l’y avait précédé de quelques mois en qualité de lieutenant général. Les catholiques lui prodiguèrent des honneurs pendant les quinze jours qu’il passa au logis des Trois Gailloux. Il y eut à la Hotoie une « monstre générale » de toutes les troupes placées, pour la circonstance, sous le commandement en chef de Glaude Marcel.

Gompromis dans la conspiration organisée en vue de ménager au duc d’Alençon la succession éventuelle de Gharles IX, Gondé put s’échapper d’Amiens, au moment où l’on se disposait à l’arrêter, et parvint à gagner Strasbourg. Il était pauvre et sans ressources. Il avait sollicité de l’échevinage une avance de dix mille écus et laissé la princesse dans l’impossibilité de régler « plusieurs petites dépenses » de son séjour 3. « Je suis entré en Allemagne, disait-il, avec huitante quatre écus. »

Gondé s’était un instant donné les dehors de catholique.

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