‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 7 sur 294 · Ibidem. Délit. BB 36, p. 84 v°. 2 novembre · texte numérisé non relu

Ibidem. Délit. BB 36, p. 84 v°. 2 novembre

HISTOIRE DE LA VILLE d’AMIENS.

pour empêcher le ravitaillement de Ham et de Saint-Quentin ; puis, marchant par sa gauche, traverse Amiens \ obtient des bourgeois quinze mille livres qui lui sont comptés dans les quarante-huit heures par Antoine d’Estourmel^, et paraît à l’improviste sous les murs de Calais. En huit jours (janvier 1558) il enlève cette ville que les Anglais occupaient depuis deux cent dix ans. Amiens avait contribué de son or et de ses munitions ^ au succès de l’entreprise et s’empressa de solliciter du vainqueur l’établissement d’un comptoir de commerce et l’attribution de quelques-unes des pièces d’artillerie abandonnées par l’ennemi

1. Arch. miin Délib. BB 31, p. 23 v°. « Messieurs luy (au duc de Guise) yront faire la révérence à cheval assistez des sergents à masse aussy à cheval, tous en robbes et pareillement de tous les sergents de nuict, en armes, à pied et ce jusques au dehors de la porte par laquelle il entrera, auquel seigneur de Guyse sera faict présent d’une pièce de vin clairet (rouge) et d’une pièce de vin blanc avec de la volille vifve et morte. »

2. Antoine d’Estourmel, fils de Jean III d’Estourmel, « trésorier général au pays de Picardie pour le Roi. » Les bourgeois avancèrent l’argent sous forme de prêt à rembourser sous quinze jours. Délib. BB. 31, p. 34. 28 décembre 1557.

3 Arch. mun. Délib. BB 31, p. 54 v°. 31 janvier 1558. Firmin le Cat est chargé :

« De retirer récépissé des Rentes cacques de poudres envoyées à Abbeville, sur les lettres missives de monseigneur le duc de Guise, dactées du VIII janvier dernier.

» De retirer aussy récépissé des deux cens muids de farines envoyées par Mess’’® en la ville d’Abbeville et qui ont esté levés en ceste ville le mois de janvier 1557 par le commandement de Mons. le duc de Guyse.

» De retirer aultre récépissé de iic xxi poinsons pleins de farine menez à la suite de Monsg’’ lorsqu’il partis! de ceste ville. »

4. Ibidem. Délib. BB 31, p. 54. « S’il est possible que les habitans d’Amyens ayent maison commune en la ville de Calais pour y faire leur traficq de marchandises. » La maison leur fut accordée. Ils n’en avaient pas encore pris possession au mois de mai 1559. BB. 32, p. 94.

« Le prier de baillier en garde à la ville quelques pièces d’artillerie quy ont esté trouvées en la ville de Calaiz et à Guines et luy remonstrer que

Page 1