SECONDE INVASION DES IMPÉIUAUX EN PICARDIE
La campagne de 1558 ne ré[)ondit [joint à ce brillant début. La défaite de Gravelines obligea le duc de Guise k se replier vers la frontière de Picardie. Son armée, runc des plus nombreuses que l’on ait encore vues, comptait plus d’Allemands et de Suisses que de Français. Tandis (juc Philippe 11 s’avançait jusf{u’k l’Authic, le duc se retranchait en avant d’Amiens et, de la [jortc Monti'escu k Pont-Hemy, établissait un vaste camp (pie des ponts de bateaux reliaient k la rive gauche de la Somme L Henri II arriva le août ^ et logea au palais épiscopal.
Le voisinage prolongé de cinquante mille hommes devait entraîner le renchérissement des vivres, mais la constante sollicitude de l’échevinage jointe k la fermeté des chefs de l’armée, préserva les habitants de la disette
ceste ville en est de présent fort dépourvue » La ville reçut, six mois
après, 10 pièces d’artillerie venant de Calais. BB. 31, p, 114. 14 juillet lb;i8.
« Veu la requeste par Marguerite Cailleu, vefve de feu Vincent
Gueudon, afin destre païé pour avoir tiré hors du batteau xiiii pièces
d’artillerye et deux doubles canons venans de Calais. »
1. Arch. mun. Délit. BB 31, p. 180 v°. la décembre 1058. Le fermier des chaussées « du costé de la porte Montrescu » obtient une réduction motivée par les obstacles qu’il a rencontrés « en la perception du droict d’icelle ferme pendant le temps que le camp du Roy a esté près ceste ville du costé d’icelle porte ». — BB 31, p. 180. « Les ponts dernière-
ment faietz par dessus la rivière de Somme pour la commodité du
camp du Roy estant lors près ceste ville. »