‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 78 sur 294 · Ibidem. Délib, BB 54, p. 50 v°. 23 mars · texte numérisé non relu

Ibidem. Délib, BB 54, p. 50 v°. 23 mars

LA PLACK d’AMIENS.

La place d’Amiens.

Dès avant le règne de Henri IV, le nouvel art de la fortification, qui consistait à mettre les remparts à l’abri du canon, de la sape, de la mine, et non plus seulement à élever de hautes murailles et des tours, avait été déjà prati^iué à Amiens. Les flancs des petites tours de l’enceinte du xv* siècle, dans lesquelles étaient ménagés au plus deux créneaux, se trouvaient insuffisants pour battre le fossé, et les grosses tours de Gayant, de Guyenne, de la Haye, de Guyencourt, plus récemment construites, ne donnaient pas les résultats qu’on en attendait; les canons, abrités dans les casemates, ne pouvaient tirer que rarement, car la fumée aveuglait les pointeurs, et ceux des plates-formes étaient exposés aux bombes de l’ennemi. Afin d’opposer une plus grande résistance aux effets de l’artillerie, qui commençait à se perfectionner, des ingénieurs militaires, la plupart italiens, avaient protégé les endroits faibles par des « bolverts » ou ravelins, ouvrages avancés, de forme triangulaire, dans lesquels la brique était en partie substituée à la pierre du pays.

Francesco établit en 1523 le colossal ravelin destiné à couvrir la porte xMontrescu f Trente ans plus tard, Hyeronime Germanico^ avait étudié le moyen de protéger la porte de Noyon. Fredance et Bartholomeo, autres ingénieurs du Roi, envoyés par M. de Sansac, voulurent, au mois de mars 1558, construire des « bolverts » aux portes de Gayant et de Saint-Pierre 3. L’éperon de Guyencourt, tracé par Maubrun

1. Cf. T. I, pp. 469, 488. Pierre Tarisel, maître des ouvrages de la ville, avait construit un premier bastion devant Montrescu. Arcli. miin. Comptes 1501-11)02, pp. 81, 86. -- 1508-1509, p. 34.

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