P. Borée. Loc. cit., p
2. Discours touchant la prise admirable de la grande et puissante ville d’Amyens, capitale de Picardie, saisie par les Espagnols Vunzième de mars, Van mille cincq cents nouante sept. A Douay, chez Charles Boseard, imprimeur juré au Missel d’or. L'an MDXCVIl. Plaq. in-8° de 8 pages, p. 8. Bibliothèque de M. Jean Masson. « La plus grande partie des munitions de guerre du royaume de France est tombée entre les mains des victorieux. Il est comme incroyable d’avoir trouvé si grande quantité de froumens, vins, draps, victuailles en les magasins qui regorgeoient d’avitallemens de bouche et de guerre. »
3. Vaultier de Senlis Histoire et discours d’une partie des choses faites et passées en ce royaume depuis le 18 mai 1 388 jusqu’au 16 juin 1398. Publié par Bernier, p. 554.
LES ESPAGNOLS S’EMPARENT d’aMIENS.
capturé et ramené au cam[) français. En abandonnant à ses soldats les biens des bourgeois, le chef espagnol recommandait sur toutes choses d’épargner le sang humain et de respecter l’honneur des femmes.
Amiens passait à l’ennemi clans les plus tristes conjonctures. En aucun temps, depuis les débuts de ta rivalité entre les maisons de France et d’Autriche, l’Espagnol n’avait été si rapproché de I?aris et ne s’était montré plus menaçant. Le duc de Mercœur se révoltait en Lretagne. Les calvinistes, aigris par les récentes compromissions avec la Ligue, abandonnaient le Roi. Enfin l’éclat de son ini{)rudente liaison avec Gabrielle d’Estrée excitait les murmures du peuple. « Il semble, dit Pascpiier, que Sa Majesté ait perdu et sa bonne ville et sa réputation et le cœur de ses sujets tout ensemble, à voir l’explosion de mécontentement qui se produit d’un bout à l’autre du royaume. » Et de Thou ^
i. Édit, préc., T. V, p. 735.
La Morlière s’écrie, loc. cit., p. 372 ; Ruit alto a culmine Troja. Nos fuimus Troes, fuit Ilium et ingens gloria Dardanidum.
Plusieurs estampes peu communes, de provenances allemande, suisse et flamande, donnent des reproductions fantaisistes de la surprise d’Amiens :
l°WaereAbcontrafactuer(sic) derfeste Stadt Amiens undwiedie selbige mit List der Spaenischen, ist angenomen den 1 1 martii 1597. (Grav. à l’eau forte, IL 0,197, L. 0,272. — Bibl. nationale. Coll. Hennin, T. XII, p. 1).
2° Amiens durch Anschlag der Hispanischen Kriegsleutt eingenomen den 11 martii, anno dny 1597. Avec cette légende traduite de l'Allemand ; Six Espagnols sous habit villageois Dans Amyens conduisans deux chairettes.
L’une de foin et l’autre de gros bois,
Y sont entrés sans trop grandes molestes.
Tous d’un plein saut sur les gardes se jettent A l’improvist les surprennent et tuent.
Puis en appellans de leur gens l’embuscade,
Prins ont la place sans aucune escalade.
(Grav. à l’eau forte. II. 0,177, L. 0,264. — Ribl. nationale. Coll. Hennin, T. XII, p. 1).
HISTOIRE DE LA VILLE d’AMIENS.
(( n’a jamais vu les esprits si abattus et si consternés. Ce triste revers paraît avoir éteint à la fois et la Majesté royale et le nom françois. »
Par contre, les sujets de Sa Majesté catholique triomphent bruyamment et n’ont point assez d’éloges pour le héros « de mémoire éternelle » qui vient de reculer les frontières de l’Artois jusqu’à la Somme, « sans aucuns frais et despens. » Ils vantent « le silence plus que pythagorique » dont Portocarrero a environné les préparatifs de l’entreprise et (( la sagesse plus que aréopagique » grâce à laquelle il est parvenu à surprendre « les Français si subtils et si diligens à espier les conseils de leurs adversaires » h
3° Amiens die fyrnem berümbte Haupstatt in Piccardia. A. M. (Grav. à l’eau forte. H. 0,196, L. 0,259. — Bibl. nationale. Coll. Hennin, T. XII, p. 2).
4° Poftraict de la ville d’Amiens comme elle a esté surprinse le xi de mars 1597 avec ung chariot et peu de gens desquels le capitaine estoit le gouverneur de Dorlans. Traduction juxtalinéaire d’une légende en Flamand. (Grav. sur bois, H. 0,085, L. 0,124. — Bibl. de M. Jean Masson).
1. Discours touchant la prise admirable de la grande et puissante ville d'Amiens capitale de Picardie, saisyepar les Espagnolz le XP jour de mars l’an 1597. A Lille, de l’imprimerie de Guillaume Stroo-bant, imprimeur juré, l’an M DXCVII. Plaquette in-8°, réputée unique, de 8 pages, p. 7. Bibliothèque de M. Jean Masson.