Grotius. Annales et histoires, p
2. Journal d'un bourgeois de Gisors, p. 1. La preuve de cette émigration en masse résulte de l’examen des registres de catholicité. Telle paroisse, où la moyenne ordinaire des baptêmes est de huit par mois, n’enregistre que deux baptêmes en avril, un seul en mai, pas un dans les mois de juin et de juillet. — Jehan Patte [Journal, p. 301 ) dit, en parlant des membres du clergé ; « Et avoient peur (les Espagnols) qu’ils ne feissent traison et ne laissirent que les plus anciens comme ceulx quy ne pouvoient porter les harmes. » On a cité, parmi les prêtres bannis, le curé de Saint-Martinau-Bourg, Jean de Mouronval. Ce patriote refusa de recommander le roi d’Espagne aux prières de ses paroissiens et quand Henri IV rentra dans Amiens par la brèche, il l’avait précédé et se trouva sur son passage et entonna d’une voix vibrante le Domine salvuni fae regem. Jean de Mouronval mourut le G avril IGOl. Son épitaphe se voyait au cimetière Saint- Denis, surmontée d’un écusson avec trois P, premières lettres des mots pro patria pati, allusion à son exil durant le siège. Pagès. Mns. Édit, préc., T. I, p. 77.
3. Alcius Ledieu. Prise et reprise d'Amiens en 1597 d'après les documents inédits de l'échevinage d’Abbeville. Soc. d’Émulation d’Abbeville. Bulletin, T. I, p. 5S.