Arch. mun. Délib. BB 1, p
2. Ibidem,. Délib. BB 5, p. 245. — 7, p. 67 v°. — 8, p. 90. — 10, p. 33. — AA 1.2, p. 56. Le 1er quartier, depuis le pont aux Poules (du Bloc) jusqu’à la porte Montrescu, du côté de Saint-Leu. Le 2% depuis le pont aux Poules jusqu’à la porte Montrescu, du côté gauche de la chaussée Saint-Leu. Le 3e, depuis le pont aux Poules jusqu’à la porte Longue- Maisière, du côté du Marché. Le 4e, depuis le pont aux Poules jusqu’à la porte Longue-Maisière, du côté de Notre-Dame. Au siècle suivant, le nombre de « quartiers » s’augmentera.
3 M. Janvier, Les Clabault, p. 94, donne cet état de la milice amiénoise, d’après une délibération du 28 avril 1470 :
pour la garde de la ville. En cas d’alarme, s’ajoutent les serviteurs des bourgeois et les apprentis des métiers que l’on arme de maillets.
Vingt-quatre connétables
Cent vingt dizainiers commandant . . . .
A douze cents hommes
Archers du grand serment
Archers du petit serment
Arbalétriers
En ésmluant le nombre des connétables, di-
zainiers et portiers des faubourgs à.
Ce serait une force armée de
2344 hommes
L’institution des portiers date du milieu du xve siècle. Chacune des quarante-huit1 « portes » ou escouades, dont le recrutement se fait par les quartiniers, compte huit hommes spécialement chargés de garder les issues de la forteresse, soit en personne, soit en payant des remplaçants, à raison de deux sols par jour. Les gardiens des portes s’abstiennent de toute espèce de jeux de hasard ou d’adresse qui pourraient les distraire de leur service et ils assistent à l’ouverture qui a lieu, selon la saison, à cinq heures ou à huit heures du matin, et à la clôture, à cinq heures ou à neuf heures du soir.
Chaque porte a deux clés confiées à des échevins ou à des notables, et qu’on remet le plus ordinairement au logis du mayeur.
L’organisation du guet est la grande préoccupation : guet de jour aux portes de la ville ; guet de nuit sur les tours et sur le rempart ; guet à la clochette aux portes les plus menacées où la sentinelle agite une sonnette dès que paraît un voyageur ; guet errant ou guet de cheval, principe de nos patrouilles : l’un complétant l’autre, se transmettant mutuellement le mot d’ordre et fonctionnant simultanément « en cas d’éminent péril ».
Les hommes se tiennent tour à tour en vedette. La nuit, les cavaliers du guet errant, guidés par la lueur vacillante de quelques falots, visitent les différents postes, répétant mystérieusement le mot d’ordre donné par le mayeur et s’assurent que tout est paisible.
A moins que l’on ne soit dispensé par une excuse valable, le guet est obligatoire sous peine d’amende ou de prison et n’admet pas d’exceptions : en 1434, le quart de la population veille chaque nuit 2.