Acta Sanctorum. Septembris VII. 54, C
<* Itci Firminus subvertit populum à culturâ et religione deorum, ut ad templa veneranda Jouis et Mercurii nullus jam ad thurificandum vel supplicandum veniat »
« Auxilius curialis et venerabilis templorum Jouis et Mercurii sacerdos .»
édifice considérable. Seraient-ce les ruines de l’un des temples de l’Amiens gallo-romain ?
Le docteur Goze 1 n’avait même rencontré rien de semblable quand, se laissant emporter au gré d’une imagination trop féconde, il admire, à quinze siècles de distance, groupés avec art et en amphithéâtre sur les hauteurs qui leur servent comme de piédestal, les temples, les châteaux, les palais bâtis d’après les données de l’excellente architecture cultivée sous l’empereur Adrien, continuée sous Antoninle-Pieux ; monuments sprtis de terre comme par enchantement, d’un seul jet, et élevant jusqu’au ciel leurs ornements
brillants de jeunesse et de fraîcheur Goze admire entre
toutes ces splendeurs un temple imité de celui que Rome consacra à Jupiter Stator. Il en décrit la façade décorée de huit colonnes hautes de trente pieds ! les frises ornées de bas-relief ! sur le fronton : l’aigle fixant le soleil et tenant la foudre dans ses serres !
Laissant courir la plume où la verve l’emporte,
il parle d’un second temple de structure plus simple, dont l’appareil dorique rappelle le théâtre de Marcellus à Rome; c’est celui de Mercure situé à l’extrémité du Forum et non loin de l’eau des Tanneurs. On voyait dans ce temple, des pierres votives Sur lesquelles se lisent les noms de citoyens notables, ceux entre autres de Lucius Romanus Priscus,
de Caius Escaconius Saturninus Et comme il importe
à la dignité des édifices voués au culte de n’être point exposés au bruit et aux irrévérences de la foule, un bois sacré (lucus) clos de murailles existe sur l’emplacement de la rue des Orfèvres, établissant la communication entre les deux temples et contribuant au recueillement qui doit régner à l’entour des lieux saints.