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J. Guiffrey. Histoire de la tapisserie, p

4. Antiquaires de Picardie. Bulletin, T. XIX, p. 433. — A. Dubois. Tapisseries amiénoises. Traité passé le 13 mars 1630 entre Jean Dumont et Louis Arthus pour la confection, par François Loffier, maître tapissier, de deux pièces de tapisserie avec « hystoires et tels desseings qui leur seront délivrés », de pareille qualité que celles fournies aux sieurs Louis de Villers et Gabriel de Sachy et par eux données à l’église Saint-Firminle-Confesseur.

b. Eugène Müntz [La Tapisserie, p. 160) croit que la marque des tapis-

LES ARTS A LA FIN DU XVe SIÈCLE. 485

Les historiens de l’art industriel trouveraient une riche moisson à faire dans les comptes municipaux. Les orfèvres fabriquaient la vaisselle d’or et d’argent, ainsi que les pièces artistiques, les joyaux de prix offerts aux princesses de passage à Amiens, et parmi ces joyaux, des « chefs de saint Jehan », en or émaillé, décorés de pierreries. Les brodeurs à l’aiguille en fil d’or et d’argent, en soie et en laine sur velours et sur drap, entre autres Nicolas et Pierre de Ilarcelaines, étaient souvent mis à contribution pour la décoration de l’hôtel des Cloquiers. Les serruriers travaillaient le fer avec autant de talent et de soin que les orfèvres travaillaient l’or et l’argent. Ils prodiguaient sur la forteresse et dans tous les quartiers les clochetons, les pinacles, les épis, les crêtes, les girouettes, les enseignes ouvragées, dont l’ensemble pittoresque donnait à la ville l’aspect qui charme encore le voyageur à Bruges, à Anvers ou à Nuremberg.

sériés d’Amiens est la lettre initiale de la ville, A, accompagne'e d’une fleur de lys qui figure sur YEnlèvement d’Êlie conservé au garde-meuble national. D’après un mémoire rédigé en 1718, par la corporation des tapissiers de Paris, les manufactures d’Amiens avaient adopté pour marque deux S entrelacés.

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