Arch. mun. Comptes 4521-22 et 1522-23 passim
2. Ibidem. Délib. BB 22, p. 126. 19 avril 1519. « Après avoir veu le pourtrait et gect qui a esté faict par mons. le bailly et autres seigneurs du bolvert qu’il (l’échevinage) est requis faire à la porte de Montrescu, messeigneurs en enssuivant les advis de mons. de Yendosme, mons. le mareschal de Chastillon et des officiers du Roy en ceste ville ont conclud et ordonné que, à la plus grande diligence qu’il sera possible, l’en beson-
gnera audit bolvert. » — BB 22, p. 128 v°. « Le Roy a ordonné de
achever l’ouvrage du bolvert de le porte de Montrescu selon le pour-
trait qu’il en a fait faire par le sieur Franseque, ytalien estant avec luy. » — Cf. p. 469.
Les Registres aux Comptes des années 1523-24, 1524-25, 1525-26, 1526- 27, 1527-28, 1528-29, donnent, jour par jour, le détail des travaux de terrassement et de maçonnerie, ainsi que le chiffre de la dépense pour matériaux divers. Dans le dernier se lit le passage suivant qui peut être considéré comme le procès-verbal de réception des travaux de gros œuvre :
.« A Anthoine Gardon, maistre des ouvraiges 25 livres pour la visita-
tion du Bolvert de la porte de Montrescu par maistre Flourens Planchon, maistre des ouvraiges du Roy au païs de Picardie, maistre Guillaume Prévost, maistre machon du Roy; maistre Jehan Descaubry, maistre
de triomphe en l’honneur du Roi, subsiste dans la muraille de la citadelle, entre les bastions de Luynes et de Saint-Pol.
Ces précautions ne sont, hélas, que trop justifiées, f/élection de Charles -Quint à la dignité impériale souffle la discorde dans toute l’Europe. Au printemps de 1521 s’ouvrent les grandes et interminables guerres qui vont mettre aux prises la France et l’Autriche et faire couler des flots de sang pendant plus de deux siècles. Après une première campagne qui ne répond ni aux projets du roi François Ier, ni aux espérances de ses ennemis, le comte de Buren 1, lieutenant général de l’empereur aux Pays-Bas, qui fut, dit Brantôme, « un grand brusleur », et les Anglais, commandés par le comte de Surrey, se jettent sur la Picardie.
Le duc de Vendôme 2, gouverneur de la province, ne se laisse pas prendre à l’improviste. Après avoir pourvu à la défense de toutes les villes, il fait harceler l’envahisseur par les troupes d’élite de ses lieutenants, le comte de Saint- Pol 3, le comte de Guise 4, le brave Créqui-Pontdormy 5. Le plan de campagne, dû sans doute à la vieille expérience de La Trémoille qui partage avec lui le commandement, réussit à merveille. Surrey et Buren échouent une première
machon de la ville; maistre Jehan Boulan, maistre machon de l’église Notre Dame Damiens; maistres Michel Le Saige, Raphaël Gambier et autres mâchons de lad. ville, pour ce faire assemblés le premier jour de décembre »