Maximilien d’Egmont, comte de Buren
2. Charles de Bourbon, duc de Vendôme, comte de Soissons, gouverneur de Picardie en 1518, mort à Amiens le 25 mars 1537.
3. François de Bourbon, comte de Saint-Pol, frère du précédent. Tous deux fils de François de Bourbon, comte de Vendôme, et de Marie de Luxembourg, comtesse de Saint-Pol.
4. Claude de Lorraine, comte de Guise, en faveur de qui François Ier érigea le comté de Guise en duché-pairie.
5. Antoine de Créqui, seigneur de Pont-Remy, connu sous le nom de Pontdormy, surnommé le Hardi, époux de Jeanne de Saveuse.
fois devant Doullens, s’emparent de Montdidier, perdent un temps précieux au siège d’Hesdin dont ils ne parviennent pas à s’emparer. Voyant leurs détachements taillés en pièces, leur armée décimée par les maladies et la fatigue, ils sont contraints de retourner l’un dans les Flandres, l’autre à Calais.
Durant ces longs mois « d’éminent péril » 1 et chaque fois que renaît le danger au cours des années 15 22 et 1523, l’échevinage d’Amiens ne chôme pas. Jacques de May, Philippe de Conty, Pierre du Gard, qui se succèdent à la mairie, obéissent ponctuellement aux ordres de Vendôme, organisent de leur mieux la défense de la ville et envoient soldats, munitions, vivres, sur les points les plus menacés2.
Tandis qu’au rempart règne une activité fiévreuse, qu’on travaille sans relâche à l’achèvement des améliorations entreprises aux portes Montrescu, de Gayant et de Noyon, la population, haletante, sur le qui-vive, subit cent alternatives de craintes et d’espérances, selon que la présence de l’ennemi est signalée à Domart ou à Bernaville, à Encre3, à Bray ou à Gappy, à Doullens ou à Montdidier, à Abbeville ou à Bue4. Les angoisses augmentent lorsque les Impériaux