Arch. mun. Délib. BB 22, p. 71 v
2. Ibidem. Délib. BB 20, pp. 56 et 77. Juillet et septembre 1422. La ville envoie du blé à Thérouanne, des munitions à Montreuil. — Ibidem. Comptes 1522-23, pp. 102, 103. « A Fremin Acart et autres ses compaignons boulangers, jusques au nombre de vingt, qui ont esté envoiés au camp les Thérouenne faire le pain pour ravitaillement de l'armée du Roy
y estant, la somme de xxim s » — « A xl compagnons hacquebuttiers
de la ville, la somme de xim 1. 1 pour faire leurs despens à cause que
on ne leur avoit envoyé aucun argent du Roy, lesquels hacquebuttiers ont esté envoyés par ordonnance de mons. de La Trimoulle, lieutenant du Roy en Picardie, assavoir les xx en la ville de Dourlens et les autres xx en la ville de Monstrœul, pour la garde desdis lieus »
3. G. Boudon. Une page de Chistoire militaire d’ Albert. — Antiquaires de Picardie. Bulletin , T. XIX, p. 567.
4. Arch. mun. Comptes 1522-23, 1523-24, 1524-25, passim. Un messager va porter des lettres à mons. de Pont-Remv, de passage à Saveuse, pour
livrent aux flammes les villages des environs de Doullens et que, rentrés dans cette ville abandonnée sans défense, ils la saccagent, la brûlent et achèvent de détruire les fortifications. Les malheureux habitants en fuite viennent demander asile à Amiens et le récit qu’ils font de tant de cruautés répand la terreur.
Le patriotisme des Amiénois est à la hauteur du danger. Voici ce qu’en pense le sire d’Isque, commissaire royal délégué à l’inspection des villes frontières : « Il n’est possible de trouver meilleurs sujets, de plus grand vouloir, loyauté et obéissance. Ils ont envie de faire service en beaucoup de bonnes sortes. Ils me firent dire par les maire et échevins qu’ils étaient résolus, pour le service du Roy, du royaume et de la chose publique, de bailler tout ce qu’ils avaient, jusques à leur chemise, et qu’ils me donneraient l’autorité d’aller visiter leurs maisons et regarder quels lard, vin, artillerie, blés et autres munitions ils avaient, afin que je les
prenne et en dispose à mon bon plaisir Il n’est possible
de voir pères et mères plus enclins à nourrir leurs enfants que sont ceux de ladite ville à la défense du royaume » L
L’obligation de contribuer à la rançon de François Ier, fait prisonnier à la bataille de Pavie, fournit une nouvelle occasion d’affirmer un patriotisme si souvent mis à l’épreuve. La ville verse 6,000 livres (environ 156,000 francs), somme énorme quand le trésor municipal est vide, quand le peuple est accablé sous le fardeau des taxes de guerre 2.
l'avertir « que les ennemis estoient aux villages de Dompmart et Bernaville en gros nombre. ^ — Une autre fois, on s’informe auprès des échevins de Corbie « si les Bourguignons se mectoient en effort de passer la
rivière de Somme à Cappy comme le bruit en courait » — L'échevinage
apprend « que les Anglois passèrent la rivière de Somme par la ville de Bray. » — Un messager va en toute hâte à Abbeville pour savoir « si les Bourguignons estoient entrés dedans la ville comme l'on disoit. »
1. De Court. Mns préc., T. I, p. 624. Lettre du 8 avril 1524, à Messeigneurs de la Cour du Parlement.