‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 3)Chapitre 46 sur 246 · Ibidem. Maii, T. III, p · texte numérisé non relu

Ibidem. Maii, T. III, p

3. Sermo de inventione sancti Firmini. Salmon,1oc. cit. p. 422. Cartul. du Chapitre. T. I, p. 4 v°. De Balgenci.

4. A. Luchaire. Manuel des Institutions françaises , 1892, p. 43.

5. Cartulaire de Saint-Acheul , n° 14, p. 6 v°. Arch. dép. de la Somme.

ÉPOQUE M ÉRO VINCI EN N E

Les premiers documents historiques montrent effectivement l’Église étendant son pouvoir temporel sur les deux rives de la Somme, de Montières à Carnon. Amiens était comme enclavé dans le domaine soumis de temps immémorial à la juridiction épiscopale ou canoniale et au paiement des censives dues en échange de l’abandon de chacune des parcelles de terrain qui avaient été inféodées à mesure que la ville s’était agrandie1.

En causant la perte des archives, les incendies allumés par les Normands2, ont anéanti les titres primordiaux de

1. Arch. dép. Série G. 94 à 134 et 192 à 224. — Dénombrement du temporel de l’Évêché d’Amiens en 1303. Edit. J. Garnier.

Le fait de la perception de droits féodaux, par l’évêque, sur le domaine du Vidame situé le long de la Somme, hors la porte Saint-Firmin, prouve que dans un temps donné l’Église d’Amiens a possédé ces terrains abandonnés aux seigneurs de Picquigny, vidâmes des évêques; de même les censives dues par les Jacobins prouvent que l’emplacement de leur monastère dépendit un jour du fief dont cinq journaux « joignant à la porte de Paris » appartenaient encore à l’évêque au xvme siècle. (G. 196). De même encore les censives dues par le prieuré de Saint-Denis (G. 215). La charte de fondation de l’abbaye de Saint-Martin-aux-Jumeaux (Cart. du Chapitre, T. I, p. 195) démontre que l’évêque Guy disposait de biens qui lui appartenaient. L’évêque possède le fief de Conti, au sud, le fief d’Aguigny, au nord (G. 125, 218) ; la seigneurie des villages de Montières et de Hem, à l’ouest (G. 94). A l’est, le temporel s’étend : 1° sur la rive droite de la Somme, du ruisseau de la Commune à Camon et comprend : le Praillon et la Queue de Vache. 2° Sur la rive gauche, de la limite de l’enceinte antérieure au xne siècle, à Saint-Acheul et à la Neuville. Il comprênd : 1° les rues dénommées, au xive siècle, du Hocquet, de Mes, de Ricquebourg (Lamartine), de Saint-Acheul (Noyon), de Lhoumel (Écoles-Chrétiennes), de la vigne l’évêque, de Corbie, du Pont-d’Amour ; 2° la voirie de Camon, les fiefs d’Epagny (gare du Nord) et d’Hardiville (La Vallée) ; 3° le grand faubourg de Noyon, des deux côtés de la chaussée, y compris « la Fosse Ferneuse jusqu’aux coutures de Saint-Acheul » ; 4° le petit faubourg de Noyon « au long du grand chemin de Saint- Fuscien. » (G. 192, 193, 194, 209, 210, 211, 212).

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