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5. Sirmondi. Concilia antigua Galliæ, T. Il, p. 493. Concile de Châlons: Bertefredus episcopus ecclesie Ambianensis subscripsi. — Labbei. Sacrosancta concilia, T. VI, p. 526.
6. C. Baronius. Annales ecclesiastici, T. IX p. 210. Lettre du pape Zacharie Ramberto Ambianensi episcopo.
7. La Morlière, loc. cit. p. 167 ; Daire, loc. cit. , T. II, p. 12 et M. Soyez, Notices sur les Évêques d’Amiens .
ÉPOQUE MÉROVINGIENNE
A côté des évêques apparaissent de bonne heure, dans l’Église, des communautés chargées de partager aveo eux les fonctions spirituelles et l’administration des biens temporels. Ces corps, constitués à l’instar des communautés religieuses, sont appelés chapitres (capitula), et leurs membres chanoines (canonici), nom provenant de ce que leur existence se trouvait réglée par les canons. Les plus importants de ces chapitres desservaient les églises qui étaient le siège même de l’évêché. Tel fut le chapitre de l’église Notre-Dame et Saint-Firmin d’Amiens. Pendant longtemps les revenus diocésains demeurèrent indivis entre l’évêque et les chanoines qui menaient une vie se rapprochant de la vie monastique et conforme à la règle de saint Benoit, tout en habitant des maisons particulières situées dans l’intérieur du cloître contigu à la cathédrale b
Jusqu’à l’époque de la séparation des biens de l’Église en mense épiscopale et en mense canoniale, c’est-à-dire vers le xe siècle, le vrai propriétaire des biens est l’évêque qui défend les droits en justice, qui administre et qui perçoit les revenus dont les conciles l’obligent à faire quatre parts : pour sa maison, pour l’entretien des prêtres, pour les pauvres, pour la réparation et la construction des édifices religieux. Si l’on compare ce temps au nôtre, on pourrait dire que le trésor ecclésiastique alimentait le budget des cultes et celui de l’assistance publique.
Il est avéré maintenant que les évêques élevèrent beaucoup d’églises pendant le vie siècle et le vne. « Je ne pense pas, écrit Fustel de Coulanges, s’appuyant sur des textes, qu’à une autre époque, on ait autant bâti d’édifices destinés au culte1 2. »
La tradition qui attribue à saint Salve la construction
1. A. Luchaire. Manuel des Institutions françaises, 1892, p. 43.