‹ Histoire de la ville d'AmiensChapitre 102 sur 197 · Courrier de la Somme , 30 mars · texte numérisé non relu

Courrier de la Somme , 30 mars

2. Journal de la Somme , 4 et 5 avril 1848. — Courrier de la Somme , 4 avril 1848. — Le Glaneur, 4 avril 1848. — Plantation de l’arbre de la Liberté à Amiens, le 2 avril 18i8, dédié au citoyen Porion, maire , hommage au courage civique. Lith. de D. Lebel. Dessiné et gravé par D. Lebel. Vendu au profit des ouvriers sans travail.

3. Gazette de Picardie. « Dès le matin, presque toutes les maisons étaient pavoisées et, le soir, une illumination quasi générale a donné à notre ville l’aspect d’une fête dont l'éclat ne trouvait pas de rivale dans nos souvenirs. Quand la confiance renaîtra et que le bien-être reviendra, oh, alors, Amiénois, doublons le nombre des drapeaux et des lampions du 2 avril 1848 ! »

Le Glaneur. « Le caractère de la cérémonie a prouvé que si nos concitoyens, sans distinction d’aucune classe, d’aucune condition, aiment la

liberté, ils la veulent ne dégénérant pas en licence Sous le rapport

de la manifestation de la pensée publique, la plantation de l’arbre de la liberté a été un événement d’une haute importance morale et politique. »

Courrier de la Somme. « Cette fête restera dans nos souvenirs ! C’était bien la fête amiénoise. A ces fêtes des gens sages, honnêtes, amis de l’ordre etde la liberté, on nous verra toujours nous associer avec bonheur. »

Journal de la Somme. « L’ordre n’a pas été un instant troublé. Aucun accident n’est venu attrister cette fête qui placera la journée du 2 avril 1848 au nombre des journées les plus mémorables pour la ville d'Amiens. »

La modération présidait, en effet, aux actes de MM. Dutrône, de Beaumont et Galisset. Contrairement à beaucoup de leurs collègues, agents trop zélés du ministre de l’intérieur, Ledru-Rollin, ils se montraient affables et tolérants. A la faveur de leur administration, Amiens se résignait à la dictature du gouvernement provisoire, lorsque la révocation brutale de M. Dutrône changea tout à coup la face des choses. M. Bergeron lui donna pour successeur le secrétaire général de la préfecture de l’Aisne, nommé Léclanché, ancien ouvrier horloger bien connu pour ses opinions exaltées et qui, dès le premier jour, inspira autour de lui le double sentiment de la crainte et de l’antipathie. Non content de faire entendre des paroles de haine et de discorde de nature à exciter les passions populaires chaque fois qu’il en trouvait l’occasion, non content d’interdire aux imprimeurs de se prêter à la justification que Dutrône avait entreprise de sa conduite, ce qui constituait une violation de la liberté de la presse, M. Léclanché lança une circulaire irritante, relative à la perception de l’impôt très impopulaire des quarante-cinq centimes que le gouvernement venait de décréter.

Le lundi \ 6 avril, dans la soirée, des jeunes gens ameutent contre ce magistrat prévaricateur quelques ouvriers qui parcourent la ville en criant: Vive la République! A bas Léclanché! Bientôt la troupe des manifestants se dirige vers la préfecture et, pénétrant dans la cour, sans que le poste d’infanterie commis à la garde parvienne à arrêter le flot populaire, elle envahit le salon où se trouvaient réunis MM. Bergeron, Léclanché et son secrétaire, M. Nyons, qui essaient de parler. Le tumulte couvre leur voix. Violemment assailli, séparé de ses amis, M. Léclanché est entraîné dans la rue au milieu d’une bagarre indescriptible causée par une contre-manifestation de la Société républicaine. On parvient, non sans peine, à soustraire l’infortuné commissaire à la populace, en le faisant subrepticement entrer à l’hôtel

dii Rocher de Cancale, situé à l’angle de la rue des Rabuissons et de la rue des Cordeliers; ses vêtements étaient en lambeaux.

Cependant le rappel a été battu dans tous les quartiers et la garde nationale, aussitôt rassemblée, contient difficilement la foule qui grossit d’instant en instant. Les malédictions pleuvent de toutes parts. Minuit sonnait quand le procureur général, paraissant à l’une des fenêtres de l’hôtel, annonce que M. Léclanché consent à abandonner ses fonctions ; « il partira demain », ajoute M. Porion. « Qu’il parte surle-champ », répondent des centaines de voix, et le peuple, dont la surexcitation augmente, s’acharne à obtenir du même coup l’expulsion de M. Léclanché, celle de son secrétaire et celle du président de la Société républicaine, nommé Lefebvre, un étranger, à qui l’on reprochait d’avoir exprimé en plein club le regret de ne pouvoir brûler le maire d’Amiens comme il brûlait ses arrêtés.

La rue devenant véritablement menaçante, M. Porion, qui ne répond plus de la sécurité de Léclanché, se décide à réquisitionner une voiture dans laquelle M. Vulfran Mollet et lui l’accompagnent à la gare du chemin de fer, escortés par la force armée et suivis de quatre à cinq mille individus, qui ne cessent de faire entendre des cris assourdissants à l’adresse du représentant de la dictature révolutionnaire. Lefebvre le rejoint à la dérobée. Tous deux partent immédiatement pour Paris L

Dans ces actes d’hostilité à l’égard d’un fonctionnaire indigne de sa mission, Ledru-Rollin crut voir une tentative d’insurrection contre le gouvernement provisoire. Celui-ci venait d’instituer, à Paris, la garde nationale mobile, sorte de garde prétorienne composée des éléments les plus disparates, en grande partie d’émeutiers que l’on intéressait

1. Le Glaneur, 18 avril 1848. — Journal de la Somme, 18 avril 1848.

au maintien de l’ordre en leur assurant une haute paye de trente sous par jour. Ledru-Rollin décida que le cinquième bataillon partirait immédiatement pour Amiens, sous les ordres du commandant Bassac.

Il y arriva dans la nuit du 18 avril, par train spécial. Cette troupe, forte de six cents hommes, entra en ville précédée du maire et des adjoints et fut cantonnée à l’Hôtel de ville et à la préfecture jusqu’après le départ du commissaire général Bergeron. Loin de chercher à venger Léclanché, comme on pouvait le redouter, la garde mobile fraternisa avec les troupes de ligne et avec la garde nationale, dans l’intérêt de la sécurité publique, pendant les trois semaines qu’elle séjourna à Amiens.

L’organisation du droit de vote sur de nouvelles bases fut la conséquence nécessaire de la Révolution de 1848. Le suffrage censitaire disparut, le suffrage universel fut décrété. Aux termes de la loi du 5 mars, tout Français âgé de vingtet-un ans était électeur et tout Français âgé de vingt-cinq ans éligible. Le scrutin de liste par département était adopté. Nul ne pouvait être proclamé représentant du peuple s’il ne réunissait au moins deux mille suffrages.

Le gouvernement provisoire avait pris l’engagement de consulter la Nation à brève échéance sur la forme des institutions qu’elle entendait se donner, afin de substituer un gouvernement régulier et définitif à un état de choses précaire et incertain.

Les élections à l’Assemblée nationale constituante ayant été fixées au 24 avril, l’approche de cette date met les esprits en ébullition. Partout on discute : dans les salons, dans les cafés, dâns l’atelier, dans la mansarde, dans les corps de garde, et avec quelle fièvre ! Amiens se voit en proie à une

agitation excessive. Chose digne de remarque, les personnages qui, par leurs écrits ou par leurs discours, contribuent le plus à faire naître et à entretenir cette agitation, n’appartiennent pas à nos vieilles familles locales. Les journalistes les plus ardents, les orateurs les plus écoutés sont étrangers à la ville.

Soixante-cinq candidatures surgissent 1 2 pour les quatorze sièges de représentants du peuple attribués au département de la Somme. L’arrondissement d’Amiens en voit tout d’abord éclore vingt-et-une ?.

Deux camps se dessinent : dans l’un se trouvent les républicains, amis du gouvernement provisoire, qui prennent le mot d’ordre à la préfecture et que patronne le Journal de la Somme; dans l’autre, les représentants des anciens partis, — légitimistes, orléanistes, napoléoniens, — qui subissent la République de fait, avec le secret espoir que la France, instruite par de rudes épreuves, demandera finalement son salut au prétendant de leurs rêves. Ceux-ci s’appuient sur le Courrier de la Somme 3, nouvel organe de

1. Boucher de Perthes. Sous dix Rois, T. VI, p. 99. Lettre du 24 mars 1848.

2. Allard, ancien notaire, lieutenant-colonel de la garde nationale ; Barni, professeur de philosophie au lycée Charlemagne ; Bazaine, ingénieur de la Compagnie du Nord ; le vicomte Blin de Bourdon, ancien maire d’Amiens ; le comte Léon de Chassepot, ancien officier de cavalerie ; le marquis Amédée de Clermont-Tonnerre, conseiller général ; Creton, avocat, ancien député; Decroix, maître menuisier; l’abbé Delahaye, aumônier du lycée d’Amiens; Delattre, ancien fabricant, à Ramburelles; Amable Dubois, médecin; Hubert, inspecteur d’académie ; Hazet, débitant à Amiens ; Labordère, président du Tribunal civil ; Lebœufle-Fleury, fabricant de toiles; Morel-Cornet, président de la Chambre de Commerce; Porion, avocat, maire d’Amiens; Alfred Pourchelle, fils d’un commissaire de police ; Emile Thévenart, ouvrier ; Constant Thuillier, président du Comité républicain; Charles Vedel, gendre d’un négociant grainetier.

3. Le Courrier de la Somme, journal politique, agricole, industriel et littéraire, paraissant tous les jours, le lundi excepté. Le premier numéro est du 15 mars 1848; il fut supprimé le 3 décembre 1851. Gérant : M. L. Challier ; rédacteur en chef: M. Victor de Nouvion.

HISTOIRE DE LA VILLE D’AMiENS.

publicité créé dans le dessein « de rapprocher les adversaires d’autrefois, d’amortir les divisions, de rallier les honnêtes gens pour la défense des grands intérêts sociaux, qui sont la religion et la liberté, la famille et la propriété », mais ils dissimulent leurs espérances et chaque jour apporte à la République l’adhésion d’hommes que leur passé politique semblait rattacher invinciblement à la monarchie l.

Chacune des opinions a son comité; chacune a son club qui attire les curieux avides d’entendre et de connaître les coryphées des partis en présence.

1. M. Allart ( orléaniste ) : « Si d’autres m’ont devancé en républicanisme, je ne le cède à personne en patriotisme. C’est le patriotisme qui a rallié tous les bons citoyens à la République. C’est ce noble sentiment qui me la fait accepter franchement. »

M. de Beaumont ( orléaniste ) : « Me dire républicain? Quel homme de sens, dans ce département, le mettra en doute? La République n’est plus une utopie. C’est une nécessité. »

M. le Vte Blin de Bourdon ( légitimiste ) : « Persuadé que cette forme de gouvernement est la seule possible ; que son adoption immédiate est le seul moyen d’éviter à ma patrie le fléau de la guerre civile et peut-être le retour d’un régime comparable à celui de 1793, je me suis empressé de donner mon adhésion pleine et entière, sans arrière-pensée. »

M. le Cte L. de Chassepot [légitimiste ) : « Respect aux croyances religieuses, à la propriété, aux personnes ; bien-être des travailleurs ; ordre partout; liberté pour tous, tels sont les principes qui me paraissent devoir être la base de la Constitution de la République. »

M. Gaulthier de Rumilly ( orléaniste ) : « Tous les bons citoyens doivent concourir à l’établissement du gouvernement républicain. »

M. le Cte d’Hinnisdal ( légitimiste ) : « La République vient d’être proclamée. Je l’accepte comme une voie de salut ouverte par la Providence à la Nation française. »

M. Labordère (i orléaniste ) : « Sans comprimer mes regrets pour de grandes infortunes, j’ai applaudi à la prévoyance qui, sur les ruines de 1830, a proclamé l’impossibilité des rois et planté le drapeau de la République. »

M. Boucher de Perthes ( orléaniste ) : « Hors de la République, il n’y a qu’anarchie et malheurs. »

Autour du Comité central républicain , qui se réunit dans la salle de spectacle, sous la présidence de M. Constant Thuillier, et dont l’action s’étend à tout le département, gravitent plusieurs clubs acceptant son programme avec des nuances plus ou moins accentuées : le Club républicain, présidé par M. Amable Dubois, qui s’occupe spécialement des questions ouvrières; le Club démocratique qui tend à ressusciter les doctrines des Amis de la Constitution de 1791; la Société nationale, présidée par M. Hévin-Jacob. Ces clubs fusionnèrent, huit jours avant l’élection, en un seul qui s’appela le Club des Sociétés républicaines réunies.

Au Comité central républicain, la réaction oppose le Comité directeur du club Saint-Denis \ qui s’assembla d’abord dans la salle ainsi dénommée, puis dans la salle Valentino, située derrière le bastion de Longueville, sous la présidence de M. Morel-Cornet, président de la Chambre de Commerce.

La popularité, bientôt toute puissante sur l’opinion des avocats Constant Thuillier, Charles Jolibois et Louis Malot, se développe dans les différents clubs.

Compatriote d’André Dumont, héritier de ses doctrines et grand admirateur des hommes de la Révolution, Constant Thuillier, orateur disert, excellait dans l’art d’exalter les passions politiques en rajeunissant les vieilles thèses sociales ou les légendes révolutionnaires.

Au prestige naturel de la jeunesse, Charles Jolibois joignait l’attrait d’une parole facile, alerte, incisive, et d’une ardeur républicaine qui lui valut la toge de procureur général près la Cour d’appel d’Amiens.

Tous les deux faisaient alors sonner bien haut leur dévouement à la cause démocratique. Ils ne prévoyaient pas l’Empire

i. La Salle Saint-Denis, qui venait d’être construite par M. Pipaut pour servir de salle de fêtes, était décorée de boiseries provenant du château d’Heilly. Elle a été incendiée en 1904.

Précision parfaite dans l’argumentation, extraordinaire limpidité de dialectique, éloquence sachant allier la fougue du tribun à la souplesse du polémiste, tels étaient les traits qui distinguaient le talent de Louis Malot et qui en faisaient un adversaire redoutable.

Un mois avant la date fixée pour la première manifestation du suffrage universel, la lutte est partout engagée. L’évêque d’Amiens proclame, dans une lettre pastorale, que le devoir électoral est d’une obligation rigoureuse pour le chrétien L

Placés à l’avant-garde, habitués aux rudes combats de la presse, Challier, au Courrier de la Somme, et Degouve- Denuncques, au Journal de la Somme, luttent pour ainsi dire corps à corps, étalant à l’envie les qualités du publiciste, parfois aussi les' audaces du pamphlétaire.

Le Comité directeur du club Saint-Denis choisit ses candidats parmi les notabilités les plus en vue de l’ancienne opposition dynastique, tandis que pressentant le caractère modéré de l’élection, le Comité central républicain dresse une liste de conciliation sur laquelle, à côte du vicomte Blin de Bourdon, le chef universellement respecté du parti légitimiste, se voient des hommes affectant une légère teinte de républicanisme, comme les anciens députés MM. Creton et Tillette de Clermont, associés à des républicains militants tels que MM. Thuillier, Bazaine, Degouve-Denuncques et Barni. Jules Barni1 2, le plus jeune, était peut-être le plus sincère. Dans le gouvernement démocratique qu’il rêvait, l’idéal avait sa part. On le verra bientôt, après le coup d’Etat, briser une carrière universitaire pleine d’avenir pour rester fidèle à ses convictions et à ses espérances. Sa circulaire aux électeurs a été le premier manifeste républicain

1. Instruction pastorale de Monseigneur l’Evêque d’Amiens à l’occasion des élections générales. Du 15 mars 1848. Amiens. Lenoël-Hérouart.

2. Barni (Jules), né à Lille le 1er juin 1818, mort à Mers le 4 juillet 1878.

signé d’un Amiénois. Elle est empreinte d’un caractère de violence qui produisit une grande impression L

Il y avait une troisième liste que M. Bergeron décorait du titre original de Liste des candidats sympathisant complètement avec le gouvernement provisoire et enfin celle dressée par les instituteurs du département, qui portait en première ligne le nom de Barni 2.

« Les candidats se trémoussent de mille manières; celuici fait le Chrysostome, celui-là le Brutus, l’un plante des croix, l’autre des arbres de la liberté. Les chansonniers

1. Dide, Jules Barni, sa vie et ses œuvres. Paris, 1891, p. G9. « Le gouvernement qui vient de tomber n’avait que trop bien mérité sa chute. Sorti d’une révolution libérale, il n’avait cessé de mentir à son origine. Attacher la France à la queue des gouvernements despotiques ; décourager et insulter les peuples, libres ; subordonner la cause publique à de misérables intérêts de famille, voilà quelle fut sa politique intérieure.

» La politique extérieure ne fut pas moins odieuse. Au gouvernement représentatif substituer le gouvernement personnel, c’est-à-dire une personne à un peuple ; aux sentiments libéraux et aux vœux légitimes de tous les sentiments bas et les égoïstes calculs d’un seul ou de quelquesuns ; et, pour arriver à ce but, ne reculer devant aucun moyen ; fausser et corrompre la représentation nationale, entraver la liberté, singulièrement celle de la presse et celle de la parole; comprimer tout ce qu’il y a de noble et de généreux dans les instincts et dàns l’esprit de la France; exalter le culte des intérêts matériels, dans certaines classes de la société, sans s’occuper des besoins des autres, en un mot exploiter le pays, telle fut la conduite du gouvernement qui datait des journées de juillet 1830.

» Une nouvelle révolution éclata: la révolution du mépris, suivant la parole prophétique de Lamartine. Elle enveloppa, dans une même ruine, non seulement le ministère qui en était l’àme, non seulement le Roi, mais la royauté. Travailler à la restauration de la royauté, ce serait déchaîner sur la France le fléau de la guerre civile et appeler l’étranger dans son sein et pourquoi? Pour relever une chose condamnée par une dernière et décisive expérience; une chose qui tenait si peu qu’elle s’est évanouie en un instant sous le souffle de la colère du peuple. »

2. Le Journal de la Somme patronne la liste du Comité central répu-

s’exercent à leurs dépens et les chansons pleuvent parce que, en France, il n’y a ni révolutions ni fêtes sans chansons l. » La journée décisive du 24 avril donne une fois de plus la note caractéristique du tempérament amiénois, en n’excitant pas, comme dans d’autres villes, la fibre populaire. Quelques rares altercations à la porte des sections de vote, quelques rixes sans importance, quelques hurrahs sur le passage des électeurs des communes suburbaines se rendant aux urnes,

blicain et le Courrier de la Somme, celle du Comité directeur du club Saint-Denis.

Liste du Courrier de la Somme. Liste du Journal de la Somme.

Amiens :

Porion, maire d’Amiens.

Allart, notaire, lieutenant-colonel de la garde nationale.

Morel-Cornet, président du Tribunal de commerce.

Gaulthier de Rumilly, ancien député.

Amable Dubois, médecin.

Barni, professeur de philosophie au lycée Charlemagne.

Bazaine, ingénieur en chef du chemin de fer d’Amiens à Boulogne.

Gaulthier de Rumilly, ancien député.

Pourchel, rédacteur du National.

Constant Thuillier, avocat.

Abbeville :

Tillette de Clermont , ancien député. Tillette de Clermont, ancien député. Delattre, ancien industriel. Boucher de Perthes, directeur des

Randoingt, manufacturier. douanes.

Sauvage, inventeur de l’hélice.

Doullens :

Blin de Bourdon, ancien député. Blin de Bourdon, ancien député. Creton, ancien député. Creton, ancien député.

Péronne :

de Beaumont, ancien député. de Beaumont, ancien député.

Magnier, cultivateur à Ytres. Magnier, cultivateur à Ytres.

Montdidier :

de Fourment, manufacturier. Lebœufle-Fleury, négociant.

Labordère, président du Tribunal Degouve-Denuncques, directeur du civil. Journal de la Somme.

Le Comité central républicain avait ajouté les noms de MM. Porion et Galisset. Sa liste portait seize noms pour quatorze sièges.

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