‹ Histoire de la ville d'AmiensChapitre 105 sur 197 · Courrier de la Somme , 2 mai · texte numérisé non relu

Courrier de la Somme , 2 mai

2. Ibidem, 6 et 10 mai 1848. Election des officiers supérieurs de la garde nationale.

3. Dusevel. Histoire de la Ville d'Amiens, p. 627, 2e édit. Amiens, 1848.

de nouveau par la Révolution. La capitale parodiait une seconde fois les attentats populaires de 1793.

Notre milice citoyenne réorganisée 1 2 venait d’élire pour son colonel M. Adrien Morgan de Relloy-, ancien otïicier de cavalerie passionné pour les choses militaires, digne héritier du nom de ce Morgan de Frucourt à qui la ville devait d’avoir échappé aux terreurs de la domination de Chabot. Elle se préparait à voler au secours de la représentation nationale, quand une lettre de M. Porion l’arrêta dans son élan. Le député-maire faisait savoir que l’Assemblée, délivrée des insurgés qui l’avaient un moment troublée, reprenait ses travaux et décrétait des mesures d’ordre et de répression. Une adresse 3 aux représentants du peuple, immédiatement votée par acclamation, se couvrit de signatures. Cette adresse, qui réclamait une bonne et prompte justice contre de coupables manœuvres et d’odieuses espérances, se terminait ainsi : « Représentants, comptez sur le concours actif et sur l’appui de la garde nationale de la ville d’Amiens. Elle ne vous fera jamais défaut. »

Le 18 mai, deux cents officiers, sous-officiers et soldats se rendirent à Paris, conduits par M. Malot, afin de porter à leurs frères d’armes, à défaut d’un secours devenu inutile, le témoignage d’une sympathique admiration pour « la milice bourgeoise, toujours vigilante, qui protégeait les libertés de la France. »

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