‹ Histoire de la ville d'AmiensChapitre 106 sur 197 · Arrêté municipal du 29 avril · texte numérisé non relu

Arrêté municipal du 29 avril

La légion réorganisée- comprend : 4 bataillons, chacun de 7 compagnies (4 intra muros, 3 extra muros ), 4,233 hommes; 1 escadron d’artillerie, 240 hommes ; 1 compagnie de sapeurs-pompiers, 352 hommes ; 1 compagnie de cavalerie, 65 hommes.

2. Election du 20 avril 1848 : Morgan de Belloy obtint 1,042 voix et Allart 903.

3. « La garde nationale a été remplie d’indignation à la nouvelle de

l’attentat commis hier contre l’Assemblée nationale »

La phalange amiénoise fut passée en revue dans la cour des Tuileries par le général Clément Thomas et concourut, à son tour, à la garde d’honneur de l’Assemblée. Le 21 mai eut lieu, au Champ de Mars, une grande fête civique qui s’appela la Fête de la Concorde; elle y prit part. Au moment du défilé des délégations des départements devant les grands corps de l’Etat, son drapeau fut salué par une immense acclamation de a Vive Amiens! » 1

La cordiale hospitalité qu’ils avaient reçue à Paris suggéra aux Amiénois la pensée de provoquer dans leur cité une manifestation fraternelle de toutes les gardes nationales de la région. Ce serait la réponse de la France du Nord « aux tentatives liberticides des misérables qui croyaient, dans leur délire, qu’il suffisait de beaucoup d’audace, appuyée par des vociférations et par quelques baïonnettes, pour confisquer le gouvernement d’une nation de trente-trois millions d’habitants 2. »

La fête du 11 juin 1848 présenta le double caractère de l’esprit libéral et de la concorde qui animaient alors les coeurs vraiment patriotes.

Arrivées la veille ou dans la matinée, les députations qui avaient accepté d’y figurer occupaient sur la ligne des boulevards la place que le programme officiel leur assignait, à la suite des troupes de la garnison et des gardes nationales de la ville et du département.

Trois heures sonnaient, quand le long cortège s’ébranla.

Page 1