Lignes
D’Amiens à Rouen . . . .
D’Amiens à Tergnier. .
D’Amiens à Canaples-Doullens.
D’Amiens à Monsoult (section Beauvais-Saleux) . . . .
D’Amiens à la vallée de l’Ourcq par Montdidier, Compiègne .
D’Amiens à Beaucamps . . .
De Beaucamps à Aumale . .
Date de la concession 21 juin 1857 21 juin 1857 12 novembre 1873
15 juin 1872
Date de l’ouverture
18 avril 1867.
21 juin 1867.
25 octobre 1881.
6 avril 1876.
30 décembre 1875 1er juin 1883.
17 janvier 1885. 16 mai 1891.
23 mars 1898. 20 juillet 1901.
2. Journal d'Amiens, 27 avril 1865. Pétition à l’Empereur. — 19 et 26 mars 1865, 22 juillet 1867. Lettre de MM. Bazot et Mancel : « Amiens est arrêté dans sa force d’expansion, à l’est, par le canal; à l’ouest, par la Hotoie ; au nord, par la citadelle. Amiens ne peut s’agrandir qu’au sud. Les terrains à bâtir y sont envahis par la classe aisée. Il n’y a pas de place poûr les ouvriers. Où trouver un endroit plus convenable pour eux que celui de la citadelle et de la plaine située entre Saint-Maurice et * Saint-Pierre, à portée des fabriques où ils travaillent ? »
LE SECOND EMPIRE
la suppression de la première et de la deuxième zones ainsi que la,réduction de la troisième, ce qui eut le grand avantage d’exonérer les bas quartiers des servitudes qui nuisaient à leur prospérité.
Avant les chemins de fer, lorsque, pour aller à Paris, il fallait déposer des arrhes plusieurs jours à l’avance afin d’obtenir une place dans les diligences, et que douze ou quinze heures séparaient les Amiénois de la capitale, la routine et l’inertie régnaient en despotes sur les boutiques mal closes, mal éclairées, mal approvisionnées L
Dès qu’il devint possible d’effectuer confortablement*le voyage de Paris en peu d’heures, le commerce de détail comprit le danger qui le menaçait. Il s’agissait d’être ou de ne pas être ; de fermer piteusement, ou de séduire les acheteurs par un étalage soigné et par des assortiments capables de lutter avec une concurrence redoutable. Alors les devantures des magasins se transformèrent et s’embellirent, les rayons se garnirent de nouveautés. Là où le jour pénétrait à peine, on vit paraître de grandes glaces; on vit la dorure étinceler sur les enseignes, et le gaz resplendir, le soir, aux vitrines à la place des petits lumignons fumeux 1 2.
L’Hôtel de ville ne répondait plus à l’importance de la population. Inauguré au commencement du xvue siècle 3, il avait subi une restauration en 1756. Les deux pavillons d’angle, ajoutés à cette époque, étaient insuffisants. Les services administratifs manquaient d’espace dans l’antique mairie, dont la façade principale présentait un aspect monotone, avec sa longue rangée de fenêtres entrecoupées de