Cf. plus haut, pp. 213 et suivantes
Bresle par Beaucamps et Aumale1, Amiens participe au progrès et à la transformation économique que le développement de l’industrie et l’impulsion du gouvernement donnent à toutes les grandes cités.
La population, qui ne dépassait pas 49,581 âmes en 1846, atteint le chiffre de 56,507 en 1856, et le recensement de 1866 en accuse 61,000. La surface bâtie s’accroît dans la même proportion. La ville, qui partout a franchi la limite des boulevards, voit d’année en année les constructions s’avancer dans la campagne. Le quartier Henriville et le quartier Guérinville, créés depuis quarante ans, se relient à leur extrémité sud par la rue Laurendeau. L’établissement de la gare Saint-Boch et la construction d’un quartier nouveau, dans les terrains vagues qui s’étendaient entre le bastion de Guyencourt et la promenade de la Hotoie, développent la vie dans cette partie des faubourgs. Enfin, la fièvre d’expansion que suscite l’accroissement rapide de la population détermine une campagne de presse, inspirée par MM. Mancel et Bazot, en vue d’obtenir le déclassement de la citadelle 2 et le ministre de la guerre accorde, en 1866,