‹ Histoire de la ville d'AmiensChapitre 158 sur 197 · Journal d'Amiens, 18 octobre · texte numérisé non relu

Journal d'Amiens, 18 octobre

« Amiens pris, écrit le maire de Boulogne-sur-Mer, c’est la région du Nord réduite à l’impuissance! Sa population et sa richesse sont perdues pour le grand effort national dont nous pouvons aujourd’hui tout attendre! Que ne peuton espérer de l’union étroite des gardes nationales de différentes villes, groupant leurs efforts sur un point menacé? »

Et Boulogne-sur-Mer offre spontanément sa milice pour aider la garde nationale d’Amiens dans la défense de la ville L Doullens 1 2, Albert, Gorbie, Abbeville se déclarent résolues à accourir au premier signal.

On pensa recourir à ces dévouements le 21. Les renseignements recueillis sur la marche des Prussiens faisaient redouter une attaque pour la nuit suivante ou pour le lendemain. Une patriotique manifestation eut lieu devant l’hôtel de la préfecture de la part de plusieurs centaines de citoyens qui réclamaient des armes 3.

Pendant trois heures et sur la vague rumeur que l’ennemi se massait aux environs de Breteuil, la population s’abandonna à toutes les anxiétés. A six heures et demie, M. Lardière télégraphiait au maire de Boulogne :

« Plus de doute que nous soyons attaqués cette nuit ou demain. Envoyez-nous secours si pouvez arriver à temps. »

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