‹ Histoire de la ville d'AmiensChapitre 26 sur 197 · Ibidem. 24 mars · texte numérisé non relu

Ibidem. 24 mars

HISTOIRE DE LA VILLE d’âMIENS.

soldats eux-mêmes sont contraints de se replier après une courageuse résistance.

Geissmar, poursuivant son avantage, essaie de passer PAvre. Arrêté devant la barricade élevée au pont de Pierrepont, il est contraint de rebrousser chemin. De part et d’autre il y avait eu des morts et des blessés.

Le détachement d’Amiens était de retour à minuit. En raison d’un inconcevable malentendu, celui de Beauvais ne se présenta devant Montdidier que le lendemain. Plus heureux, il réussit à déloger les Cosaques, mais, par une résolution moins explicable encore, le général Avisse s’éloigna le soir même, laissant la ville exposée aux représailles des ennemis qui, rentrés plus furieux, le 27, obtinrent de leurs chefs une heure de pillage. La seconde occupation dura peu de temps. Geissmar partit, le lendemain, dans la direction de Gompiègne. Paris ouvrit ses portes à l’invasion victorieuse le 31 mars.

Ce jour- là l’agitation est excessive dans Amiens l. La malle-poste, qui arrive régulièrement à neuf heures du matin, a fait défaut la veille et on l’attend encore ! Paris serait-il cerné ou envahi ? Les journaux parvenus très tard dans la soirée annoncent de nouveaux combats ; ceux-là à l’avantage de nos armées; mais des correspondances particulières présentent la situation comme désespérée.

Le 2 avril, le 3 avril, toujours pas de courrier ! Le 4, des groupes tumultueux se forment rue Saint-Jacques, en face de la poste, et réclament avec insistance les dépêches, qui viennent enfin d’arriver, et que le général d’Aigremont se refuse à livrer. L’impatience s’accroît d’instant en instant, à mesure que le silence des autorités devient plus significatif.

Dans la matinée du lendemain, le peuple se porte sur la route de Paris, au devant de la malle, qui entre en ville

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