Ibidem. 30 mars
LES CENT-JOURS
rable l’apparition inattendue de Napoléon sur le sol français et s’engagent à donner à leurs justiciables l’exemple de la soumission et du dévouement à sa personne sacrée 1 ».
La municipalité observe une prudente réserve.
Napoléon envoya, dans chacune des divisions militaires, des commissaires extraordinaires chargés de galvaniser le patriotisme des populations. La 15mo échut au conseiller d’État Nicolas Quinette, connu pour son hostilité aux Bourbons, et qui retrouvait ainsi le département autrefois administré par lui. Beaucoup d’officiers de la garde nationale étaient royalistes. Quinette les destitua et enleva le commandement supérieur à M. de Marcellet pour le confier à M. Victor Caille 2. Toutefois, respectant les nominations récemment faites par Louis XV11I, il se borna à combler les vides qui s’étaient produits au conseil municipal, en y introduisant plusieurs de ses collaborateurs de l’an VIII, entre autres Natalis Delamorlière et Devisme-Grenier. — 26 avril 1815.
Le général Sébastiani, rendant compte de l’état des esprits dans la Somme au début des Cent-Jours, dénonce les tendances royalistes des habitants, celles surtout des Amiénois. Il se plaint de l’insouciance des autorités municipales. Le général Le Marrois, à qui le commandement de la division était échu, voudrait qu’on lui permît de remplacer les fonctionnaires peu zélés. Les rapports adressés à l’Empereur signalent, parmi les plus dangereux adversaires du régime impérial : dans l’arrondissement d’Amiens, l’excommandeur de l’ordre de Malte François de Calonne ;