‹ Histoire de la ville d'AmiensChapitre 39 sur 197 · Éphémérides picardes . 2 juillet · texte numérisé non relu

Éphémérides picardes . 2 juillet

3. Vie du R. P . Loriquet. Paris 1845, p. 123. Lettre du 17 juillet 1815. « Le commandant de la citadelle avait braqué une douzaine de canons sur la ville... Il menaçait de tout renverser s’il apercevait le drapeau blanc. »

crainte de l’émeute : les ouvriers sans travail, qui stationnent sur la place Périgord, parlent ouvertement de pillage, de meurtre et d’incendie L Une semaine entière s’écoule ainsi dans les alarmes continuelles.

Le 9 juillet, lendemain de la rentrée de Louis XVIII dans la capitale de son royaume, le canon retentit tout à coup vers midi. Une indicible panique s’empare des habitants. Sergent exécuterait-il ses menaces ?...’.

Le prince de Croy-Solre, investi par le Roi du commandement supérieur du département, occupait depuis vingtquatre heures les villages de Poulainville et de Talmas1 2, avec une colonne de volontaires royaux. Ceux-ci poussaient de fréquentes reconnaissances dans les environs d’Amiens; ils venaient de s’approcher des faubourgs ; l’artillerie de la citadelle les dispersait

Sommé de se rendre, Sergent déclare qu’il n’arborera le drapeau blanc que sur l’ordre formel du général Le Marrois. Cet ordre parvient dans la journée et tout aussitôt une salve de cent un coups de canon annonce que la résistance a cessé. Les couleurs royales flottent sur les bastions de la citadelle et à l’Hôtel de ville3.

Morgan de Belloy accompagné de ses adjoints, Daveluy et Poujol d’Avankerque, ceints de l’écharpe blanche, parcourent la ville escortés par un détachement de la garde

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