Municipalité de l’an VIII
Maire : Augustin de Bray. Adjoints : Florimond Leroux; Leleu ; Soyez- Marchand. Conseillers municipaux : Le Caron-Crépin ; Grenier ; Louis Delahaye ; Massey; Charles Jourdain, négociant; Martin Beaucousin, négociant; Berville, négociant; Morgan, négociant; Nicolas Cornet, négociant; Poujol-Lefort, négociant; Jourdain de Thieulloy; Sellier, homme de loi ; Laurendeau, homme de loi ; Becquerel, négociant ; Devisme-Grenier; Delamorlière, père; de Bray-Valfresne; Cannet-Perdu, homme de loi; Dargent, négociant; Jean-Baptiste Robert Jourdain; Tondu, notaire ; François Lamy, négociant ; Gailhaut, négociant ; Baudelocque, notaire ; Blandin ; Guidée, marchand orfèvre ; Abraham Faton, négociant ; Laurent Pinchon, fabricant ; Warmé-Galhaut ; Godart, l’aîné.
3. Arch. nat. F,c III. Somme . 10. an IX. Ancienne cote n° 32. Le préfet au ministre : « La cessation presque totale de la filature de lin, de chanvre, de laine et de coton a répandu la misère... »
4. Arch. mun. D4 an VIII (1er germinal an VIII;. 22 mars 1800. Discours de Quinette aux sous-préfets, le jour de leur installation.
LE CONSULAT
n’est plus apte qu’Augustin de Bray à opérer un rapprochement entre les citoyens divisés, à rassurer les intérêts, à ramener l’ordre dans les finances l. L’esprit de modération, les sentiments d’humanité qui distinguent les Amiénois facilitent sa tâche.
La réorganisation du service de la garde nationale, sur laquelle repose la sécurité des citoyens, attire tout d’abord son attention. Au début de la Révolution, les habitants s’étaient armés avec empressement. Les règlements avaient alors pour objet de diriger la bonne volonté et non de la contraindre. Un article de la loi du 29 septembre 1791 portait que « la peine infligée pour le manquement à un service commandé, serait d’être suspendu de l’honneur de servir depuis un jour jusqu’à trois ». Si les bons citoyens conservèrent quelque activité pendant la Terreur, c’était afin de se garantir des excès de l’autorité elle-même. Tel avait été le sentiment qui assura la conduite ferme et assurée de la garde nationale, le dimanche 28 juillet 1793. Le désarmement ordonné par le général Tuncq, sous le Directoire, avait porté à ce point le découragement parmi les officiers et les hommes, que tous les efforts tentés depuis pour rétablir la milice urbaine n’avaient pu aboutir. Augustin de Bray institua une légion provisoire, en attendant que le gouvernement statuât sur la réorganisation générale des gardes nationales 2.
La crise que subissent les finances municipales rend impossible toute espèce d’améliorations 3. Le budget se
4. Arch. mun. Délib. du 9 ventôse an IX (28 février 1801). « Le conseil municipal arrête qu’il sera, en son nom, adressé des remerciements et des témoignages de la plus grande satisfaction au maire, pour le zèle et l’intelligence avec lesquels il a administré. »