Le Vieil Amiens, 3e série, nos 1 à
5. La halle marchande ou halle foraine, adossée à la partie ouest de
l’Hôtel de ville, servait de passage entre la rue de la Viéserie (Delambre)
présente quelques rues larges et droites, telles que la rue Porte-Paris, la rue Neuve, la rue Royale, la rue de Noyon, mais la plupart affectent une irrégularité et une fantaisie d’alignement que personne n’a songé à réglementer avant le Ier mars 1815.
Les principaux édifices publics, — la préfecture, le théâtre, la caserne de Cerisy, le Château d’eau, les fontaines monumentales, — datent des quarante années qui ont précédé la Révolution, période de prospérité économique éclatante, de diligence administrative, d’action féconde des intendants, et à laquelle appartiennent également les belles constructions de la place Périgord et quelques hôtels particuliers empreints du caractère distinctif des œuvres de Rousseau b
Rousseau s’inspirait du répertoire décoratif du célèbre Gabriel, architecte de la place Louis XV, à Paris. Comme lui, il donnait à la « coiffure » de ses bâtiments, à ses corniches, des profils audacieux et imposants ; comme lui il sacrifiait de parti pris les étages supérieurs à l’ampleur des baies inférieures. L’immeuble portant actuellement le numéro 52, dans la rue Saint-Jacques, et celui qui abrite la
et la place de la mairie. C’était une galerie longue de 75 mètres. Le rezde-chaussée et l’étage supérieur, autour duquel régnait une galerie en fer, se composaient d’une double rangée de boutiques séparées par des colonnes en pierre qui supportaient la voûte. Histoire de la Ville d’Amiens, T. II, p. 371. — Le Vieil Amiens, 3e série, nos 9 à 15.
La halle aux grains, commencée en 1782, et inaugurée en l’an IV, présente un carré long de 63 mètres sur 30, entourée de galeries avec cour intérieure. La construction en briques et pierres des façades extérieures est remarquable. La distribution intérieure est commode. Les galeries sont divisées en arcades au-dessus desquelles sont gravés, dans des médaillons en pierre, les noms des différentes céréales que l’on y mettait en vente.