‹ Histoire de la ville d'AmiensChapitre 7 sur 197 · Exercice de l’an VIII · texte numérisé non relu

Exercice de l’an VIII

Exercice de l’an XII.

Recettes . . . 100,939 francs.

Dépenses. . . 103,968 francs.

Recettes . . . 250,728 francs.

Dépenses. . . 274,174 francs.

LE CONSULAT

Les hommes ont changé, le sort de la ville change pareillement ; elle participe au mouvement qui entraîne la France et qui semble lui promettre, avec plus de stabilité, une ère de prospérité. Le peuple, qui s’en rend compte, s’abandonne à son ancienne et franche gaîté et pour la première fois depuis trente ans, on le voit prendre part « comme par enchantement » aux plaisirs du carnaval de l’an VIII (mars 1800) L

Les fêtes nationales se ressentirent de cet état des esprits. Le Consulat n’en voulut que deux : le 1er vendémiaire (23 septembre), jour anniversaire de la proclamation de la République, et le 25 messidor (14 juillet), jour anniversaire de la prise de la Bastille.

Tout en secondant de son mieux « les élans et les appareils civiques qui, dans ces fêtes, donnaient au peuple l’idée de sa grandeur » 2, la municipalité se voyait obligée de modérer les crédits qui y étaient affectés 3. L’allégresse générale se manifestait malgré tout. Les courses de chevaux, les courses à pied et autres jeux renouvelés d’Olympie, remplacèrent alors les réminiscences mythologiques de la période directoriale. Deux circonstances particulières contribuèrent à la réussite des fêtes de l’an VIII.

D’abord, le 25 messidor, la pose de la première pierre du monument destiné à perpétuer, au centre de la place Périgord, la mémoire des citoyens du département morts pour la défense de la Patrie. Nicolas Quinette prononça, à cette occasion, un discours à effet. Exaltant « le grand

t. La Décade du département de la Somme . 10 ventôse an VIII (1er mars 1800).

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