II. 18 avril , arrivée du nouvel EvAquc , François
de Donadicu. Depuis la mort de Jacques Amyot , le siège épiscopal d'Auxcrre était reste' vacant. Les persécutions que ce Prélat y avait éprouvées , et dont d'éminentes qualités ne l'avaient pas garanti , avaient répandu au loin de fâcheuses idées sur le caractère des habitans. Plusieurs ecclésiastiques à qui le siège avait été offert, lavaient refusé. Jean Lourdcreaux , Abbé de S.-Maricn , avait fini par l'accepter ; mais en revenant de Paris , il était mort de poison. Enfin , M. de Donadicu avait été , de son consentement , présenté par le Roi au Pape Innocent IX , le 12 février i5g8. Le Chapitre de S.-Eticnne , informé du mérite de ce jeune prêtre , s'était empressé de le demander au Souverain Pontife , en lui exposant les funestes conséquences de la longue vacance du siège. Mais la Cour de Rome , qui ne recevait pas sans défiance les présentations d'Henri IV , ne cessa d'hésiter qu'après que M. de Donadieu s'y fut présenté , et qu'elle eut pu l'apprécier. Il suivit les cours du Collège de la Sapicnce , et y fut reçu Docteur. Enfin le Pape le nomma Evêquc d'Auxcrre et le consacra lui-même.
Jl fit son entrée à Auxerrc , monté sur une mule , et descendit à l'Abbaye de S.-Gcrmain. Le lendemain , qui était le Jeudi-Saint , il fut porté de cette Abbaye à la Cathédrale , par les fondés de pouvoir des quatre Barons du Diocèse. Arrivé devant la grande porte, il y fut reçu par le Clergé , en présence de tous les Corps de la ville , puis intronisé (1).
(1) Pour le cérémonial de l'intronisation des Kvèques d'Auxcrre, t. 1705, n. 11 ; et ponr celui de leurréception par le Corps muuicipal, t. in-a . n 1.
11 est 1res -probable qu'un des témoins de sa réception fut Claude Trahy , le plus obstiné des persécuteurs d'Amyot. Ce qui est certain , c'est qu'il était encore Gardien des Cordelicrs , et qu'il prêeba dans son église tous les jours de l'octave de la Fcle-Dicu de cette année.
III. 24 juin , assemblée des babitans. M. Jean Leprince , Seigneur de Soleinc , est clu Maire , et M. Claude Berault , Gouverneur civil du fait commun. Le même jour , le Corps municipal choisit pour Gouverneur ecclésiastique du fait commun , entre les deux candidats élus par le Cierge , M. Pierre Lcderc , Cbanoinc et Trésorier du Cbapitre.
IV. Sur la fin de décembre , ce que les babitans redoutaient depuis la mort de l'Evêquc Amyol , se réalisa. Ses neveux les traduisirent aux Requêtes du Palais , reclamant la grande maison par lui construite.
V. Dans cette même année . le Roi accorda à la wlle i, 000 ccus à recevoir sur les tailles du Comte de Tonnerre , pour indemnité des dépenses faites cm i5çj4 , à l'occasion de la reprise du Château de
Re'gcnncs sur les Ligueurs.
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I. 2 janvier , sentence des Requêtes du Palais , j>.ir défaut contre les babitans , qui les condamne à restituer à MM. \mvot , les bàtimens du Collège. Les ( )0icicrs munic ipaux eu inlei -jetèrent aussitôt appel au Parlement , et le i^axi il. M. Cbacbere , l'un d'eux , fut
envoyé à Paris , pour faire rédiger un mémoire par M. Choppin , ou M. Dubuisson , célèbres Avocats. Mais , en même temps , ils le chargèrent d'entamer une négociation avec MM. Amyot. V. 1 6o3 , n. n.
II. Dans les premiers jours de mai , le Corps municipal députa à la session ordinaire des Etats de Bourgogne , convoquée à Dijon pour le 20 , MM. Lcprinec , Maire , Ducrot , Avocat et Ecbevin , ctRousselct , Receveur. Se conformant au désir de la majorité des liahitans , ces députés curent le courage de dénoncer aux Etats les Officiers de l'Election , comme coupables d'abus de pouvoir , en s'attribuant pour leurs chevauchées et la répartition des tailles , des droits arbitraires et excessifs, qui élevaient l'impôt au quart, et, par fois, au tiers du principal. V. i6o5 , n. 1.
Ds demandèrent aussi qu'Auxerre fût du nombre des villes qui , à leur tour , donnaient l'Elu général du Tiers-Etat ; sous la réserve néanmoins qu'on lui conserverait ses juridictions de l'Election et du Grenier à sel , dont les appels continueraient à être portés à la Cour des Aydcs de Paris. Les Députés d'Arnay-le-Duc , Noyers , Saiilicu , Montréal , Flavigny et Bourbon-Lancy , s'élevèrent contre cette demande , prétendant avoir plus de droits qu'Auxerre à participer à l'administration générale , comme étant de l'ancien ressort de la province. Sans s'arrêter à celle opposition , l'assemblée prononça l'admission de la ville , mais à la condition quelle fcrail les démarches nécessaires pour faire supprimer son Election , en indemnisant à ses frais les Officiers qui la composaient ; et que les appels des décisions soit des Etats , soit des
Elus généraux , seraient portes au Parlement de Dijon. Les Députes protestèrent de se pourvoir auprès du lloi contre ces conditions.
La ville se pourvut en effet au Conseil , et obtint, le 29 août suivant, un arrêt portant qu'elle serait admise à donner à son tour l'Elu du Tiers-Efat , à la seule condition que les appels des décisions des Etats ou des Elus généraux seraient portes au Parlement de Dijon , sans que, dans aucun autre cas, on pût distraire ses ha!) i tans de la Cour des Aydcs de Paris.
III. i4 juin , sentence du Bailliage contre le Duc de Nevcrs et les Officiers de la Baronic de Donzy. Depuis long-temps les Ducs de Nevcrs s'efforçaient de détacher le Donziais du ressort du Bailliage. Dès 1459 , Charles VII ayant érige' le Comte de Ncvers en Duchc'-pairic, en faveur de François de Clèvcs, celui-ci, en i552 , voulut unir sa Baronic de Donzy au nouveau Duché , et créer à Donzy un siège ressortissant directement au Parlement de Paris ; ce qui lui fut accorde par lettres patentes d' Henri II. L'Evêquc , la ville et les Officiers du Bailliage, également menaces dans leurs intérêts , formèrent opposition à l'arrêt du i5 novembre 1 554 » T11 ava^ enregistre' ces lettres patentes , sans qu'ils eussent e'te appelés. Delà était resuite un procès immense, que de nombreux Avocats et Procureurs entretenaient , sans solution définitive , depuis 4° années. Maigre 1 indécision sur le sort de ces lettres , les Officiers de la justice de Donzy , impatiens de leur infériorité , se permirent ce qui leur aurait été interdit lors même que l'érection de leur siège eut etc consommée. Us se dis-
pensèrent , d'abord , de se rendre aux assises du iage dAuxerrc , auxquelles , chaque année le 1 1 novembre , tous les Juges du ressort devaient comparaître pour répondre aux plaintes qui pouvaient être portées contre eux , soit par les gens du Roi , soit par des particuliers. Non contens de déserter leur juridiction supérieure , ils entreprirent sur ses attributions. H restait encore à régler des taxes pour les dépenses des députés du Donziais aux Etats de Blois , ainsi que pour celles du ban et de l'arrière-ban dans les dernières guerres. Ds s'en emparèrent , et délivrèrent des exécutoires aux parties intéressées. La plupart des Seigneurs ainsi poursuivis se pourvurent par appel devant le Bailliage. Le Procureur du Roi se joignit à eux , et se plaignit particulièrement du défaut de comparution de ces Officiers aux assises. C'est à ce sujet que fut rendue la sentence du 1 4 juin , qui condamna les Officiers de la justice de Donzy à se rendre exactement aux assises du Bailliage , à peine d'amende ; fit défense d'exécuter les taxes par eux faites pour les Députés aux Etats , comme pour l'appel des gens de guerre ; et ordonna que , dans la quinzaine , le Duc de Ncvcrs , alors Charles de Gonzaguc-Qèvcs , viendrait répondre aux plaintes portées contre ses Officiers , sur les taxes par eux faites. Le Duc et ses Officiers en appelèrent au Parlement. V. 1 6o4 , n. II.
IV. Le i3 juillet fut un jour d'effroi pour l'hospice des Grandes-Charités ; tous ses revenus furent saisis au nom du Grand-Aumônier. Cette mesure, qui fut générale dans le royaume , avait pour but d ar-
3o CHAPITRE XIII ,
rètcr les dilapidations commises dans beaucoup de villes sur les biens des hospices. H n'en était pas ainsi à Auxcrrc , et peu de jours après , sur la demande des Administrateurs et des Officiers municipaux , cette saisie fut levée par le Bailliage.
V. Dans les premiers jours du mois d'août , la nouvelle de la fin tragique du Maréchal de Biron , décapite' à Paris , le 3i juillet , plongea la ville dans 1 affliction. Au mois de mai i5g4» il y avait passe plusieurs jours , et avait achevé' de soumettre la contrée à l'obéissance du Roi. Dans le même temps , ayant réduit également toute la Bourgogne , Henri IV lui en avait donne le gouvernement. Il en avait tenu trois fois les Etats. Souvent il avait séjourné à Auxerre , et s'en était attaché les habitans par son affabilité. On déplora la fatalité qui lavait entraîné , après avoir servi le Roi avec zèle et dévouement , à conspirer contre lui.
On fut aussi informé que l'administration militaire de la province était confiée au Duc de Bellegarde , mais en qualité de Lieutenant général seulement ; la conduite de Biron ayant prouvé à Henri IV , qu'un Gouverneur , dont le pouvoir alors était immense , s'il n'était très-utile , devenait très-dangereux.
Peu de temps après , le Duc de Bellegardc fit son entrée à Auxcrrc , et les honneurs qu'on lui rendit coulèrent 34 2 éois.
VI. 20 août , lettres patentes d'Henri IV, qui accordent aux habitans un droit de dix sols sur chaque minot de sel vendu dans le Grenier de la ville , pour en employer le produit à rembourser aux Officiers du
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Grenier à sel de Gravant le prix de leurs offices. La vente du sel dans Auxerrc était une des plus abondantes rcsources pour l'acquit de ses charges municipales. On a vu dans les détails préliminaires , que c'était la ville qui fournissait le sel au Grenier public ; ce qui lui procurait un bénéfice considérable ; mais au milieu du siècle précédent , les babitans de Gravant avaient obtenu la création d'un Grenier à sel , et avaient pour ressort tous les pays plus voisins de leur ville que d'Auxerre. Sur les plaintes du Corps municipal , Henri III , par des lettres patentes de 1579 , avait supprime ce nouveau Grenier , à la charge par les babitans de rembourser aux Officiers leur finance et leurs faux frais. Les troubles civils n'avaient pas permis de s'en occuper alors ; mais aussitôt l'obtention du droit de dix sols par minot , MM. Leprince , Maire , Bcrault , Gouverneur du fait commun , Bcaujard , Procureur du fait commun , et Barge de , Echevin , empruntèrent une somme de 4°° ccus avec laquelle ils indemnisèrent les Officiers du Grenier de Gravant. Dès cette année , celui d'Auxerre recouvra tout son ressort , et la ville tous les bénéfices qu'il lui avait anciennement procurés.
VIL Dans le même temps, elle obtint encore un avantage fort important. Le Château des Comtes , appelé la Maison royale depuis que le Comté appartenait au Boi , lui avait été concédé pour servir de Palais de justice ; mais durant les deux derniers siècles , on n'y
avait fait que des réparations , et sur la fin du seizième , la guerre civile les avait fait négliger en telle sorte que sa chute était imminente et sa reconstruction
indispensable. Sur la demande des Officiers du Bailliage et du Corps municipal , un arrêt du Conseil autorisa le Bailliage à faire procc'der à cette reconstruc- ' tion , et à faire lever sur tous les pays de son ressort les deniers suflisans; mais v. 1612, n. v.
VIII. Ces diverses améliorations dans les finances de la ville donnèrent au Corps municipal la faculté d'employer les deniers communs aux choses dont les habitans avaient l'usage le plus habituel et le plus nécessaire. Ainsi dans l'automne il fit faire des réparations à la tour de l'horloge pour 1 1 o écus , à la flèche pour 5o6 , aux portes et aux murs pour iSii.
I. Au printemps , le Corps municipal s'occupa d achever l'hôpital S.-Roch , destiné aux pauvres atteints de maladies contagieuses, et commencé en i586 , sans que , depuis , on eut pu le terminer. On construisit la Chapelle ; et I on entoura de murs toutes les dépendances de cet hospice , environ deux arpens.
II. Le premier juin , la négociation entamée avec MM. Amyot faisant espérer une issue favorable , le Maire , M. Leprincc , fut député à Paris avec autorisation de transiger aux conditions déjà à peu près arrêtées , pourvu surtout que le Collège restât à la ville. V. n. v.
III. 14 juin, sentence du siège de la Table de marbre du Palais à Paris , au sujet du droit de chasse prétendu par les habitans , sur les finages environnons. A 1 automne précédent , trois Bourgeois trouvés en
chasse sur le territoire de Villefargcau , avaient clé traduits à ce tribunal par la Dame de la Ferte'. Ils y avaient soutenu que , jadis , les Comtes d'Auxerrc avaient concédé aux habitans de la ville le droit de chasser avec des chiens et des hâtons , dans toute l'étendue du Comté , pourvu que , chaque jour , ils pussent rentrer chez eux. Le Corps municipal était même intervenu pour réclamer le maintien de ce prétendu privilège , mais en invoquant des titres qu'il ne représentait pas. La sentence condamna les trois Bourgeois à 80 livres d'aumône; fit défenses provisoires aux habitans d'Auxcrre, de chasser sur le terrain d autrui sans sa permission ; et ordonna que , dans deux mois , le Corps municipal rapporterait les titres dont il articulait l'existence. V. 1606 , n. v.
IV. îq juin, passage de M. le Duc de Bcllegardc allant à Dijon. Le Corps municipal lui fit présent de deux feuillettes de vin , avec confitures , venaison et poisson.
V. Le 8 juillet , M. Lcprincc parvint à clôrc l'arrangement désiré pour le Collège. La transaction par lui passée devant Chauvin et Delapic , Notaires à Paris , et dans laquelle MM. Amyot stipulent , tant pour eux que pour les enfans mineurs de Jean Amyot , leur frère , porte qu'ils cèdent à la ville d'Auxerrc tous leurs droits sur le Collège , à la condition qu'elle en jouira comme d'une école publique ; qu'elle fondera quatre services solennels , pour le salut de son bienfaiteur , dans la Cathédrale ; qu'elle fera placer une tombe de marbre noir sur son sépulcre , et contribuera de 100 livres à la dépense que la famille du
34 aura** xm ,
Prélat, *e dispose à foire pour avoir son eCfigic en marbre da*s b wème éçlise. V. 1604, u. i.
I. Quelques mots après la transaction passée avec MM. Àtiyoti, et qui semblait devoir rassurer les babitans , la Dame Amyot , mère et tutrice des enfans pouf lesquels ses fceaux-frères s'étaient portés forts , ne craignit pas de les désavouer ; et les babitans furent de nouveau traduits aux Requêtes du Palais , pour avoir à déguerpir les bâtimens du Collège. Ne pouvant concevoir aucune espérance de conciliation , le Corps municipal fut conseille de porter sa défense chrectement au Parlement ; et après avoir laissé la Dame Amyot prenôVc un jugement par défaut , il en saisit la Ceur par un appel. V. 1607 , n. r.
H. Le 18 mai , Rappel du Duc de Ncvcrs et des Officiers de son Bailliage de Donzy fut aussi porté à l'audience de la Grand'Chambrc du Parlement. Ij* Avocat général, Servin, conclut en faveur du Bailliage d'Auxerre. H opposa au Duc et à ses Officiers que la Pairie ne pouvait pas nuire aux droits du Roi ; que suivant les Capitulaires de Charlemagnc et de ses successeurs , les gens du Roi seuls devaient surveiller ceux des Seigneurs ; que dcs-lors , ceuxci devaient se rendre aux assises des Juges royaux ; qu'il en était de môme des taxes pour l'appel des gens de guerre , et pour les dépenses des Députés aux Etals généraux , ces deux cas élant essentiellement royaux. L'arrêt confirma la sentence
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du Bailliage d'Auxerre dan* toutes se* dispositions. V. i625 , n. 111.
III.. 24 juin , assemblée des habitant M. GuiU laume Berault , Seigneur de Pierrette , est élu Maire , et M. Pierre Boursault , Gouverneur du fait commun. Ils furent installes le premier octobre ; ainsi que l'Abbé de Rigny t Doyen du Chapitre, en qualité de Gouverneur ecclésiastique du fait commun.
IV* 17 octobre , nouvelle assemblée des habitans, provoquée par k Maire. H y exposa que , de temps immémorial , il avait été d'usage de ne pas imposer à la taille les personnes revêtues des fonctions municipales , comme un faible dédommagement du temps qu'elles enlèvent à leurs intérêts , pour s'occuper ào ceux de la Communauté ; que sans y avoir égard , les Officiers de l'Election venaient d'adresser aux asséeuvs , ckoisîs dans les paroisses pour la taille de i6o5 , l'ordre formel de comprendre dans leur répartition, le Maire ainsi que tous les Officiers municipaux , à moins qu'ils n'eussent un privilège personnel ; qu'il était désirable que les babitans s'expliquassent sur le maintien ou l'abolition de cet usage.
jU'une voix unanime , rassemblée arrêta que ce procédé envers tous les membres du Corps municipal, ayant une cause légitime et consacrée par le temps , MM* les Officiers de l'Election seraient priés de révoquer l'ordre par eux donné à ce sujet. 11 y a tout lieu de penser que cet ordre n'avait été déterminé que par les plaintes portées aux Etats de 1602 , par les Députés du Corps municipal, contre l'Election. V. 1606 , n. m.
V. 1 1 novembre , à la reprise des audiences du Bailliage , réception et installation de M. Hubert , Baron de la Rivière , Grand Bailli , successeur de M. de Champlivaut.
J. 16 mai , MM. Bcrault , Maire , Lebossu , Echevin , et Chacheré , Procureur du fait commun , sont députes aux Etats convoqués à Dijon pour le 3 1 du même mois. Ces Députés , conformément à leurs cahiers , y renouvelèrent les plaintes des habitans sur les exactions qu'ils reprochaient aux Officiers de l'Election ; mais , cette fois , ils n'en demandèrent pas la conservation ; piqués d'avoir été mis par eux à la taille , ils en sollicitèrent , au contraire , la suppression. Les Députés de Mâcon se plaignirent également des leurs. Les uns et les autres donnèrent des renscignemens si précis , que le vœu des trois Ordres fut de demander au Roi la suppression des deux Elections , comme étant à la foule et incommodité du peuple. Le Roi accueillit cette demande peu de temps après , et un arrêt du Conseil prononça la suppression ; mais à la charge par les deux Comtés de rembourser aux Officiers supprimés le prix de leurs offices. V. 161 3, n. v.
II. 1 4 octobre , délibération du Corps municipal portant que , nonobstant l'incertitude sur l'issue du procès pour le Collège , il sera fait aux bâtimens des réparations reconnues urgentes , et dont l'état s'élève à 4^6 livres.