‹ Histoire de la ville d'AuxerreChapitre 27 sur 71 · Une délibération prise par le Gouverneur du · texte numérisé non relu

Une délibération prise par le Gouverneur du

fait commun et les Echevins le 5 août , prouve combien était grand l'abus des députations , Tune des causes de la ruine de la ville , que j'ai signalées sur Tannée i63y. Le Maire, M. Lcclcrc , député à Paris depuis le 7 mai , plus heureux ou plus adroit que les sieurs Leprincc et Blaisot , y était encore en pleine liberté , et la ville était si peu intéressée à sa résidence dans la Capitale , que ses collègues lui retirèrent ses pouvoirs, et lui firent notifier que sa dépense à Paris cessait d'être à la charge des habitans.

II. Les Auxcrrois n avaient pas perdu l'espoir de recouvrer les eaux de Vallan ; l'aquéduc qui les avait amenées à Auxcrrc , était en ruine : ils le conservaient néanmoins dans cet état , attendant toujours que l'extinction des dettes de la ville leur permît d'employer les deniers communs à son rétablissement. Mais la ville , au lieu d'améliorer ses finances , avait fini , ainsi qu'on vient de le voir , par tomber dans la plus extrême détresse , et pendant qu'on attendait un temps de prospérité qui s'éloignait toujours , d'affreux incendies dévoraient , tous les ans , une partie des habitations. Ne pouvant se procurer l'eau potable qu'en allant la chercher au loin , il était impossible d'en avoir assez tôt pour éteindre un incendie , et le seul moyen de le combattre était d'ajouter à ses ravages , en détruisant autour du foyer , les maisons qu'il n'avait pas encore atteintes, pour sauver les autres. Cependant, dès le commencement de l'année , les maux de cette nature furent plus grands que jamais. Les quartiers de S.-Eusèbc, Notrc-Damc-la-d'hors , S. -Père et S.-Gervais , furent successivement dévastés , et

le 19 juin, 38 maisons du faubourg S.-Amatre furent consumées en peu d heures. Alors la population reconnut la nécessite' de ne plus compter sur les ressources municipales , mais de faire personnellement les sacrifices nécessaires pour recouver l'abondance d'eau que la yillc avait eue autrefois , et dont il existait encore des témoins. Les vœux à ce sujet se manifestèrent si positivement , que les Officiers municipaux firent venir de Paris le sieur D'indinvillc , Ingémeur renommé , qui , après avoir examiné la source de Vallan et celle de Stc-Gencvicve , offrit de conduire au bassin des grandes fontaines les eaux de la première pour 1 5 ,000 livres , ou celles de la seconde pour 9,800 livres. Le 14 octobre, dans une assemblée générale , les habitans optèrent pour les eaux de Vallan. Dans chaque paroisse ensuite on nomma des commissaires chargés d'aller dans les maisons recevoir par écrit des souscriptions , et l'on eut, en peu de jours, l'assurance des i5,ooo livres. V. 1647 » n- m-

III. Au mois de septembre, assemblée des habitans, dans laquelle MM. Lcclerc , Maire , et Berault , Gouverneur du fait commun , sont reclus.

IV. La nouvelle Eglise du Collège , dont le sol avait été acheté par la ville dès 1 636 , et que les Jésuites avaient commencé de construire à leurs frais , ne fut achevée que cette année , et M. de Broc la consacra sous l'invocation du fondateur des Jésuites , S. Ignace de Loyola. Le maître autel se trouva orné de quatre superbes colonnes monolytes de marbre noir , envoyées d'Italie par le Général de la Société.

Cette Eglise , en 1 8o4 , a c'te' convertie en salle de spectacle , et les belles colonnes sont descendues de 1* autel , pour décorer la loge du Préfet et celle du Maire.

1. Dans les premiers jours de janvier , on apprit la mort du Prince de Condé , Henri II , décédé à Paris | le 26 décembre. Dès le 3 , le Chapitre de S. Etienne invita , par des députés , tout le Clergé et les autorités de la ville , au service funèbre qui serait célébré pour ce Prince , le soir du 7 et le matin du 8. La ville Gt les frais de la tenture de l'Eglise et du luminaire; le pain et le vin furent offerts par six dames choisies parmi les femmes des Officiers du Bailliage et de la municipalité. Cette cérémonie ne fut pas une simple soumission à l'étiquette. Ce Prince fut sincèrement et généralement regretté par les habitans. Depuis quinze ans qu'il était Gouvernenr de la province , il avait souvent résidé dans le pays , soit à Auxerre même , dans la maison louée pour lui , soit dans sa terre de Mailly-Château. Infiniment affable , toute la population avait accès auprès de lui ; il avait rendu aux simples particuliers , comme à la ville , tous les services que , dans les malheureuses conjonctures du temps , il avait pu leur rendre , et avait effacé dans le souvenir des Auxerrois ses torts de 1614. Aussi ht-on dans l'invitation du Chapitre au Corps de ville pour le service , que la ville ne subsistait que par f effet de ses bontés plus que paternelles \ et dans la délibération prise par le Corps

iut jn ici pal , que la coopération de la ville sera en témoignage des obligations infinies et indicibles que lui ont les habitons.

II. Le 1 3 janvier, le Maire, M. Leclcrc, est députe à Paris pour présenter au Duc d'Enguien , devenu Prince de Condé , le compliment de condoléance de la ville , et lui demander la continuation de sa bienveillance.

III. Le 17 , publication cl affiche d'une ordonnance de M. de Maschaut , Intendant , pour la répression des pillages des gens de guerre. Pendant les années précédentes, comme je l'ai rapporté, des troupes , en grand nombre , avaient été introduites dans la province , et presque toutes par l'Auxerrois. Parmi ces troupes se trouvaient beaucoup d'étrangers , et particulièrement deux régimens Italiens du Cardinal Mazar'm . Il parait , par le texte de l'ordonnance , que la plupart de ces soldats , se débandant dans les campagnes , s'y livraient à de déplorables excès ; qu'ils les parcouraient armés ; levaient des contributions ; pillaient ceux qui refusaient de les payer , et arrêtaient même les voyageurs sur les chemins. On peut juger de l'étendue des désordres par la rigueur des mesures prises pour les arrêter. Entre autres dispositions , l'ordonnance porte défense aux soldats d'aller dans les campagnes en plus grand nombre que deux , et d'y rien demander , sous quelque prétexte que ce soit , à peine de la vie ; sinon autorise toutes les autorités, et même les simples habitans , à leur courir sus , à sonner le tocsin , les arrêter comme mangeurs de monde , et les conduire au plus prochain

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siège , ou Prévôté, pour y être juges souverainement, conformément aux Edits , nonobstant toutes incompétences alléguées.

IV. Le 3o, traite' entre les Officiers municipaux et le sieur D'Indinvillc. Il s'oblige de reconstruire l'aqueduc des eaux de Yallan , et d'en amener quatre pouces dans quatre bassins ; savoir: à la place du Pilori, à la croix de pierre , devant le perron de l'hôtel de ville , et devant le portail de l'Eglise de S.-Père. Les Officiers municipaux , pour les habitans , s'obligent à lui payer les i5,ooo livres par lui demandées, dans la proportion du progrès de ses travaux. V. n. vm.

V. Au mois d'avril , M. de Broc prend possession de l'Abbaye de S. -Germain , pour M. Armand de Bourbon , Prince de Conti , nomme' à cette Abbaye , après le décès de M. de Bellcgarde , Archevêque de Sens. Ce jeune Prince se destinait à l'état ecclésiastique ; et quoique âgé seulement de 1 7 ans , il s'était fait remarquer dans son cours de théologie : maïs , sept ans après , le mariage ayant plus d'attraits pour lui qu'il ne l'avait cru , il se démit de son Abbaye.

VI. 8 mai , M. de Broc pose solennellement la première pierre du nouveau Monastère de S. -Julien. V. 1649 » n> m-

VII. Le 1 6 , le corps de M. de Bellcgarde , frère de l'Archevêque de Sens , et ancien Gouverneur de la province , décédé à Paris , qu'on conduit à son château de Seure , en Bourgogne , arrive à la porte S. -Simon. Les Officiers municipaux vont l'y recevoir,

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rt l'accompagnent jusqu'à la Cathédrale , où l'on célèbre l'office des morts.

VIII. 1 5 septembre, assemblée des habitans : M. Leclerc , Maire , et M. Berault , Gouverneur du fait commun , sont encore réélus.

IX. 3o octobre , les eaux de Vallan arrivent à la barrière du fauboure S.-Amatre. Le Maire et tous les autres Officiers municipaux vont visiter les ouvrages depuis cet endroit jusqu'à Vallan , et les trouvant conformes au traité , ils font payer à l'entrepreneur 5,926 livres. V. 1649 , n. iv.

X. 24 novembre , à huit heures du soir , les autorités , et la milice bourgeoise en armes , vont à la porte du pont recevoir le Prince de Condé , qui arrive de la Catalogne et retourne à Paris. Conduit à VEveché , il en repartit à minuit.

XI. 18 décembre, on reçut une lettre du Roi adressée aux Maire , Echevins et habitans , dans laquelle il exposait le dénûment de l'armée , et l'impossibilité de l'habiller avec les deniers de son épargne , ajoutant : « nous vous faisons cette lettre pour vous con- » vicr , et néanmoins vous mander de nous assister » de 200 paires d'habits complets , consistant en » pourpoints longs , en forme de juste-au-corps , » haut et bas de chausse de drap le plus propre à » vêtir , avec des bonnets et autant de souliers , le m tout pour le i5 du mois prochain. »» Sur-le-champ tous les drapiers , chaussetiers , tailleurs et cordon niers , furent mandés à l'hôtel de ville , et en peu de

fut expédiée. Elle coûta 2,000

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livres , que M. Hérault , Gouverneur du fait commun , eut la générosité d avancer , et dont il ne fut remboursé que le 20 septembre de Tannée suivante.

XII. 19 , on apprend que le sieur Simonet , Conseiller à l'Election , parti le matin pour Paris , a été arrêté près des Cbesnés , par le sieur Mirbel , l'un des créanciers de la ville , porteur d'un titre de 1 5,ooo livres; qu'assiste de quatre cavaliers, il Fa emmené a Noyers , pour l'emprisonner .^Les Officiers municipaux s'empressent d'adresser une supplique au Roi ; c'était la seule monnaie à leur disposition. Je n'ai pas pu découvrir la fin de cet événement.

I. 8 février , six compagnies et l'état- major du régiment du Prince de Conti arrivent à Auxcrrc pour y tenir garnison.

II. 1" mars, MM. Lcclerc , Maire, et Marie, Echcvin , sont députés aux Etats convoqués à Dijon pour le 25.

III. 3o avril , départ de la garnison. La dépense occasionnée par son séjour s'éleva à 9,000 livres. Le Receveur ne put en payer que les deux tiers , le surplus fut emprunté d'un sieur Verdier.

IV. 6 mai , la ville étant encombrée de troupes , M. Leprince qui , en i645, avait été emprisonné pendant huit jours pour les dettes de la ville , et croyait en conséquence avoir droit à des ménagemens , s'indigna à Vexées , en voyant deux cavaliers entrer chei

lui avec un billet de logement , et alla devant le public , proférer plusieurs mauvaises paroles contre l honneur des Officiers de la ville* Le lendemain , sa femme , par ses ordres , voulut sonner la cloche de S.-Eesèbe , afin démouvoir le peuple , mais elle en fui empêchée. Tels ont été les faits portés dans une plainte des Officiers municipaux. Les suites n'en sont pas connues.

V. Pendant le mois de juin , les troupes , dont le passage fut continuel , se livrèrent , malgré la sévère ordonnance de l'Intendant , à des désordres si multipliés , que, sur les plaintes qu'en reçut le Prince de Condé , il envoya à Auxerre un Commissaire des guerres t le sieur de Régnier , charge en son nom de surveiller les gens de guerre , et de faire punir les délinquans , suivant la rigueur des lois.

VL Ier octobre , M. Jean Richer , Président au Bailliage , est élu Maire , et M. Gaspard Bcrault , Lieutenant des eaux et forêts , Gouverneur du fait commun. ; >

VIL i5t le bruit court que la ville aura encore une garnison pendant l'hiver. On s'en effraye , et le nouveau Maire est prié d'aller sans délai à Paris , pour conjurer le Prince de Condé d'épargner ce nouveau fardeau aux habitans , dont il connaît la misère. Cette démarche fut inutile. Paris , depuis trois mois , était en proie à la guerre civile , entre la Cour et le Parlement. Le 26 août , appelé la journée des barricadesRégente , par les conseils du Cardinal Mazarin , pour ramener le Parlement à l'obéissance , avait fait arrête^ le Président Potier de Blancmenil ,

et le Conseiller Broussel. Le peuple soulevé par le Duc de Beauforl , qui s'était échappé de Vincennes , et par le Coadjutcur de Retz , avait réclamé les prisonniers , et la Régente s'était vue forcée de les rendre. Le Prince de Condé , plein de zèle , alors , pour la Reine , dans la crainte de nouvelles agressions populaires , rapprochait donc de Paris toutes les forces dont il pouvait disposer ; aussi sa réponse au Maire fut elle , que la ville devait se résigner , et que la troupe destinée à y tenir garnison arriverait incessamment. Effectivement , le 21 novembre , deux cavaliers apportèrent l'ordre contenant injonction de recevoir en garnison , trois Compagnies de cavalerie du régiment de M. le Prince , de leur payer , par chaque Compagnie , 1 ,5oo livres à leur entrée pour les ustensiles , pareille somme à leur départ t et de leur fournir les vivres pendant leur séjour.

On assemble aussitôt tous les hahilans devant le Lieutenant général. Le - Maire leur expose qu'il est encore du 6000 livres sur les dépenses de la dernière garnison ; que la caisse municipale n'a pas un denier , ni pour payer cet arriéré , ni pour les nouvelles dépenses ; que si l'on ne satisfait pas la troupe , elle se livrera à des excès dont personne ne sera exempt ; qu'il est donc indispensable, dans ce danger commun , que les privilégiés , contribuent comme les autres , à faire les fonds nécessaires pour éviter ces maux. décision fut conforme à sa proposition. On arrêta que , pour éviter la violence des gens de guerre , il serait fait une imposition particulière destinée à leur fournir les ustensiles et les vivres ; qu'elle serait as-

sise par le Corps municipal , assiste de deux procureurs-fabriciens et de deux notables de ebaque paroisse ; qu'elle serait de toute la somme par eux jugée nécessaire , et repartie sur les exempts comme sur les autres. Le Lieutenant gênerai , suivant l'usage , donna a cet arrête' la formule d'une sentence et ordonna qu'elle serait exécutée provisoirement nonobstant opposition ou appellation.

Les trois Compagnies arrivèrent le 28. Avant tout, cependant , on voulut savoir si les ordres du Roi dont elles devaient justifier , étaient aussi onéreux pour la ville que celui du Prince. Les Officiers municipaux et un grand nombre de notables étant assembles sous la présidence du Lieutenant général , les Officiers de la garnison furent mandés pour représenter les ordres du Roi. Sur l'exhibition qu'ils en firent , on remarqua qu'il n'était pas dit un mot qui obligeât les habitai* à leur fournir les ustensiles et les vivres. En conséquence , le Maire déclara qu'on ne leur devait que le logement. Ils répondirent qu'ils étaient sans argent ; qu'on devait , au moins , leur avancer le nécessaire ; qu'indépendamment des vivres , il leur fallait , par jour, et par chaque Compagnie , cent livres en argent , ainsi que 75 rations de foin et avoine. Le Lieutenant général ordonna que la Mairie délivrerait des billets de logement , et fournirait les ustensiles et les vivres , mais en par la troupe les payant , conformément aux ordonnances ; qu'au surplus , il en serait référé à M. le Prince , Gouverneur , ou à l'Int. Le Maire partit aussitôt pour Dijon. Le lendc- , le sieur Dalmas , Commissaire dos guerres ,

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passa la revue de cette troupe , dans un champ , près de la porte du Temple ; il ne s'y trouva que 8 Officiers , 7 Sous- Officiers, et u4 cavaliers , dont cinq étaient à pied.

Le 3o , la ville eut encore à loger sept Compagnies de cavalerie , qui séjournèrent le iw décembre , mais elles furent nourries par l'étapier.

Le 3 décembre , le Maire était de retour avec Tordre de l'Intendant , portant qu'il devait être payé à chacune des trois Compagnies , 3,ooo livres pour les ustensiles f pendant tout le quartier d'hiver , dont moitié huit jours après leur arrivée , et moitié dans le premier logement qu'elles feraient après leur sortie; qu'il leur serait , en outre , fourni par jour , et par chaque Compagnie , 5o rations de fourrage , en loin , paille et avoine ; que ce qu'elles voudraient de plus elles le payeraient; que si quelques gens de guerre faisaient des désordres , il en serait informé par le Lieutenant particulier du Bailliage , qui enverrait ses informations à l'Intendant , et ferait mettre provisoirement les délinquans en prison. On se hÂta , en conséquence , d'exécuter la délibération du 22 novembre , et d'asseoir sur tous les habitans une levée de 12,000 livres. Mais le voyage du Maire valut aux habitans de ne pas fournir les vivres des hommes , et de ne donner que 5o rations par Compagnie , au lien de j5.

Le i3 , la garnison était dans la ville depuis quinze jours , et n'avait encore rien reçu des 4»5oo livres qu'elle aurait du recevoir le huitième jour ; on ne paraissait même pas s'en occuper beaucoup , quand les ma réchaux-des- logis se présentèrent au Corps muni*

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que, si ce qui leur était dû ne leur éUit pas payé à l'instant même , ils allaient mettre leurs cavaliers sous les armes , et leur commander o^ se loger dans les meilleurs maisons , pour y vivre à discrétion, « Vous allez être payes dans une « heure » ; fut la réponse. Effectivement le Maire emprunta les 4»5oo livres , pour les reprendre sur les premiers fonds d e l'imposition. Avant l'heure , la troupe fiit payée , et l'effroi qui s'était répandu dans la ville se dissipa, il avait été si grand , que sur seize Officiers municipaux , sept seulement avaient pris part à la délibération , et que le lendemain , ils étaient tous à l'hôtel de ville. On y lut , et l'on fit publier et afficher un règlement fait par le Prince , pour fixer les droits et les devoirs respectifs des habitans et des militaires.

Le 3o , la population fut agitée par de nouvelles craintes. Plusieurs personnes prétendaient être bien

le régiment entier du sieur de Vinen route , et venait aussi prendre son quartier d'hiver à Auxerrc. 11 fallut encore députer à Paris , pour que le Prince détournât ce nouvel orage. M. Née , Echcvin , partit , et apprit à son retour que la nouvelle était une fable.

VIII. Cette année, M. César Philippe de Chastelhix prit possession de la prébende laïque de sa famille , dans le Chapitre de S.-Etienne.

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