‹ Histoire de la ville d'AuxerreChapitre 49 sur 71 · I. 7 juillet , élection de M. Millot , Echevin · texte numérisé non relu

I. 7 juillet , élection de M. Millot , Echevin

II. Le P. Lcmoinc , régent de philosophie au Collège , avait avance' dans son cours plusieurs propositions que M. de Caylus , surveillant très-actif , jugea contraires à la saine doctrine. Il manda le rc'gcnt , et exigea de lui une rétractation, lui permettant d'y réfléchir. Le P. Lemoinc revint lui déclarer qu'il ne se rétracterait pas. A l'instant , l'Evêquc retira à tous les Jésuites d'Auxcrre le pouvoir de prêcher et de confesser dans son Diocèse. Il ne se borna pas à cette mesure. Le 1 8 septembre , il publia une Ordonnance , adressée au cierge et aux fidèles, dans laquelle il stigmatisa , en quelque sorte , toute la Compagnie de Jésus : gémissant sur la conspiration que des gens trop connus semblent avoir faite contre ce qu'il y a de plus sacré dans la religion. Le Provincial ne pouvait pas garder le silence après une attaque aussi forte. Sa réponse , intitulée : Remontrance à Monseigneur VEvêque d'Auxerrc , approuvée par trois théologiens de r ordre , et par le Docteur Tournely , fut imprimée et affichée , tant à Auxcrrc qu'à Paris. Elle était vive et piquante. M. de Caylus qui , dans ses nombreuses polémiques , n'a jamais eu le dernier , repli-

qua par une instruction pastorale. Cependant il en ajourna l'impression , espérant que rassemblée du. clergé se joindrait à lui pour obtenir justice de ce qu ir regardait comme une offense envers l'cpiscopat , dans le ton et les argumens de cet écrit. Mais ses démarches ayant été inutiles , il publia son instruction. V. 1727 , n. m.

III. 23 décembre, assemblée générale des babitans, dans laquelle les administrateurs de l'Hôtel-Dieu furent autorisés à employer une partie des capitaux provenant du prix des domaines légués par le Curé de S. -Sauveur , à l'achat du terrain où est aujourd'hui la halle aux grains , et qui servait alors au jeu de la courte paulme. Ils furent également autorisés à y édifier la halle, et à faire auprès du Ministère les démarches convenables pour obtenir son assentiment. Jusque là , les grains étaient mis en vente sur le pave de la place des fontaines. V. 1 726 , n. iv.

IV. Dans le même mois , M. de Caylus publia un mandement par lequel il annonça au clergé une noiirvellc édition dubréviare; voulant que ce fût la seule en usage , à commencer du premier dimanche de Carême de 1 726. M. de Caylus avait une vaste érudition , surtout en matière ecclésiastique ; et la plupart des Chanoines nommes par lui n'avaient fixé son choix que parce qju'ils joignaient le savoir à la pureté des moeurs. C'est avec eux que , trouvant insuffisante la correction de l'ancien bréviaire , achevée sous le pontificat de M. de Broc , il parvint à donner le bréviaire actuel , généralement regardé comme un des plus parfaits.

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I. 7 mars , le sieur Morand , Directeur des A) des , est charge de la recette des deniers patrimoniaux de la ville et des octrois. Dans l'c'lat des recettes et des charges quelles devaient acquitter, on voit que les revenus se composaient de rentes modiques , de la taille négocialc montant à 2,27s livres b* sols; d'un droit d'entrée sur les vins du dehors , destines à la consommation de la ville , évalué à 1 ,600 livres ; de 1 ,000 livres sur les entrées de Paris ; du droit sur les boucheries, afferme 3 ,020 livres par an , et des gages attribues àjplusicurs offices achetés par la ville; qu'en tout ces revenus s'élevaient à 9,4^ "V. 1 1 sols; que les charges , y compris l'entretien des murs , n'allaient qu'à 7,41 1 livres 2 sols.

II. 24 juin , élection d'un Echcvin , M. Gaspard Ci)iillaut de Berry , Conseiller.

III. 16 juillet, publication et affiche d'une Déclaration du Roi , qui retire de l'aliénation faite , en i(>49 , au Maréchal de Turenne , des droits d'Aydes dans le Comté, celui de Gros* à percevoir sur les vins qui y arriveraient , soit pour être consommés , soit en transit. Un Directeur particulier , un Receveur et des Commis furent établis , et l'on joignit à cette direction tout le ressort de l'Election de Vézelay ; en sorte qu'Auxerre , qui n'aimait pas les Aydcs , et encore moins leurs agens , eut deux Directions , Tune pour les droits du Roi , l'autre pour ceux restés à ce qu'on appelait la ferme de Bouillon ; et le nombre des em-

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ployés explorant sans cesse la ville el les faubourgs , fut , à peu près , double.

IV. 7 décembre, leltrcs patentes qui autorisent l'administration de rHôlel-Dicu à établir la balle aux grains , avec la faculté dfy percevoir tous les droits en usage dans les balles des autres villes. Sans être complètement achevée , elle fut livrée au public , en 1728. V. 1731 , n. vin.

I. Cette année était celle où les Etats de la province devaient cire assemblés ; et après une révolution de 36 années , le tour de la ville d avoir l'Elu général du Tiers-Etat était arrivé. Les Etats furent effectivement convoqués pour le 5 mai ; en conséquence , le i4 avril , le Corps municipal y députa MM. Baudesson , Maire , et Martineau de Méré , Echcvin. Le lendemain , les babitans furent réunis pour nommer l'Elu général. Tous les suffrages se réunirent sur le Maire, M.Baudcsson, comme en 1691 sur M. Billard.

I I. 24 juin , élection du Gouverneur du fait commun , M. André Potcl , marchand , et de trois Echevins , MM. Nicolas Chapotin , Hoch Ligcr et Claude Billccaut.

III. 16 août, Concile d'Embrun, composé de li Evèqucs. M. Soanen , Evèquc de Senez , y fut cité et déclaré suspens des Jonctions épiscopales et sacerdotales , comme auteur d'un écrit intitulé : Testament spirituel , dans leqnel il avait réfuté les dispositions de la bulle , et pris la défense du P. Quesncl. Douze Evoques , au nombre desquels se fit remarquer M. de

4^(i CHAPITRE XIV ,

Caylus , attaquèrent la décision de ce Concile dans une lettre rendue publique , et qu'ils ne craignirent pas d'adresser au Roi. Chacun d'eux reçut , en réponse » du Cardinal de Flcury , alors Ministre , une lettre de cachet qui l'exilait dans son Diocèse.

Le prosélytisme de M. de Caylus avait amené' à ses opinions , non-seulement le Supc'rieur du grand Séminaire , mais plusieurs des professeurs. Le General de leur congrégation , en ayant été' informe , probablement par le nouveau Supérieur , les retira et en envoya d'autres. Alors l'Evêquc prit le parti de recueillir tous les Séminaristes dans son Palais , où ils curent des maîtres choisis par lui. 11 y en eut même pour les humanités et la philosophie ; en sorte que les jeunes gens destines à la prêtrise trouvèrent , sans sortir d'Auxerre , sous ses yeux , dans son petit et son grand Séminaire , une instruction complète et conforme à ses doctrines. 11 admettait, même, dans l'un et l'autre, touslcs cnfansdontlesparcns, quoiqu'on les disposant à toute autre carrière, étaient flattés de les voir élever dans les mêmes principes. Ce dernier établissement lui coûta beaucoup. Il fut oblige d'en faire toute la dépense. Les Lazaristes n'avaient pas on seul élève ; mais il n'était pas en son pouvoir de leur repren dre les revenus attaches au grand Séminaire sur les décimes. Ils continuèrent à les recevoir , sans rien faire. V. 1728 , n. i.

IV. Sur la fin de l'année , on fit , pour la répartition de la taille , nn recensement des contribuables , et des privilégiés ; non compris le clergé , alors habituellement assujetti aux décimes. Le résultai fut

1 35 privilégies et 2,o56 taillablcs. Cette liste curieuse fait voir à quel degré était alors porté l'abus des exemptions , et combien on savait transiger avec l'amour propre , pour échapper à la taille. Avec les noms des meilleures familles, on trouve trois valets de chien , un valet de limier t deux courriers de cabinet , un capitaine de toile , et un toupie r de haras. On voit aussi dans ce recensement, qu'entre les a,o56 familles des contribuables , les professions étaient ainsi distribuées : Conseillers , Avocats , Notaires , Procureurs , Médecins , Chirurgiens et Marchands , 25g ; artisans , 997 ; et vignerons , 800.

1. A mesure que M. de Caylus multipliait les moyens de faire marcher ses diocésains dans la voie qu'il croyait la meilleure , la Compagnie de Jésus redoublait ses efforts pour diriger les esprits dans un sens contraire ; probablement persuadée aussi que celle de cet Evèquc conduisait à Terreur. On a vu , en 1 622 , que , lorsque le Collège fut donné à cette Compagnie , une des conditions fut qu'indépendamment d'un régent pour les classes , ils auraient des Pères spécialement chargés de faire des instructions et des missions. Ce fut , surtout , lorsque M. de Caylus se fit remarquer par le zèle et le talent avec lesquels il attaquait la bulle , que la Compagnie de Jésus envoya , et entretint à Auxerrc , ce qu'elle avait de plus habiles Docteurs. Il en résulta que la ville avait , en quelque sorte , deux communions de fidèles dirigées , l'une par

l'Evêquc cl ses Cures , l'autre par les Jésuites. 11 parait même qu'à l'époque où je suis parvenu , cette dernière e'tait la plus nombreuse. Les Cures , en effet , écrivirent à M. de Caylus , que les Jésuites avaient forme des associations d'écoliers et d'un grand nombre d'autres personnes , qui s'assemblaient à tous les offices dans leur église , tandis que celles des paroisses étaient presque désertes , et que leurs paroissiens méprisaient leurs instructions. Le 18 septembre, il publia une Ordonnance dans laquelle il fit défense aux Jésuites de tenir des congrégations dans leur église , et aux fidèles d'en faire partie. Mais une ordonnance est vaine, si l'on manque des moyens de se faire obéir. C'est ce qui arriva à celle de M. de Caylus. Pour qu'elle fût efficace , il aurait fallu qu'il pût empêcher les Jésuites de confesser , et ils continuaient à le faire, quoiqu'il leur en eût retiré le pouvoir. Il voulut effectivement s'y opposer , mais à ses premières démarches à ce sujet , il fut menacé d'une lettre de cachet , et garda le silence.

I. Durant tout le mois de janvier , le peuple eut à souffrir d'un froid rigoureux et continu , ainsi que du renchérissement des blés. Aux secours que le Clergé et les Bourgeois répandirent , le Corps municipal ajouta 3oo livres.

II. Le 1 5 mai , les habitans furent assemblés , pour délibérer sur la demande de douze jeunes gens , fils de Bourgeois et de marchands. S étant exercés , depuis

deux ans , au jeu de l'arquebuse , sur le rempart entre la porte d'Eglény et la tour S.-Vigilc , où jadis avait été le jeu de l'arbalète , ils desiraient être organises en compagnie royale , ainsi que l'avaient obtenu récemment les jeunes gens de Dijon , de Beaunc et d' Aval- Ion. Ils demandaient aussi à jouir des honneurs et des privilèges qu'avaient eus les Chevaliers de l'arbalète ; et comme ces privilc'ges faisaient retomber sur les autres habitans les charges dont il exemptait les Chevaliers , le consentement de la Communauté était indispensable. 11 fut donne' à l'unanimité. V. n. vin.

III. 24 juin , élection de deux Echcvins , MM. Claude Choppin , Avocat , et Claude Borne , Procureur.

IV. 17 juillet, les Officiers municipaux, après un incendie , prirent enfin des mesures depuis long-temps pratiquées dans les autres villes. Ayant fait confectionner des crochets et des sceaux , ils en laissèrent une partie dans l'Hôtel de ville , et distribuèrent le surplus dans les quartiers éloignés du centre.

V. 25 août , installation de M. Edme-Jean Baudesson , nommé Maire par les Elus généraux , sur la démission de son père.

VI. 1 7 septembre , procession générale , Te Deum et réjouissances pour la naissance du Dauphin , impatiemment attendue et vivement désirée pendant 4 ans.

VII. Publication d'un nouveau Rituel par M. l'Evoque. Au moment où il avait voulu le faire imprimer , le privilège qu'il avait précédemment obtenu pour l'impression de ses ouvrages , étant expiré , il en avait sollicité le renouvellement ; mais le Garde des Sceaux avait exigé qu'il soumît son manuscrit au Censeur.

4io CHAPITRE XIY ,

Toutes scs démarches pour faire révoquer cet ordre, qui l'humiliait, ayant été vaines, îl l'avait fait imprimer sans permission , le publia dans cet état , et ne fut pas recherché. C'est celui en usage aujourd'hui. V. 1730 , n. îv.

VIII. Au mois de décembre , les Chevaliers de l'arquebuse obtinrent les lettres patentes qui les autorisaient à se former en Compagnie royale.

I. Dans le courant de janvier , la cherté du pain diminua ; le prix du froment descendit de 3 livres 18 sols à 2 livres 18 sols.

II. En février , les Bénédictins , avec l'autorisation de l'Intendant , firent démolir la tour de Toullongeon dépendant des murs qui leur avaient été cédés par la ville , parce qu'elle menaçait de s'écrouler.

III. 10 avril, MM. Baudcsson , Maire , et Chapotin , Echcvin , furent députés aux Etats convoqués à Dijon pour le 2 mai. L'Abbé Morcau s'y rendit également en qualité de Doyen du Chapitre , et avec d'autant plus d'empressement , que cette année l'Elu général du clergé ne pouvait être pris que parmi les Doyens des Chapitres. Ce fut , en effet , sur lui que la Chambre du Clergé fixa son choix ; mais il le dut entièrement à M. de Caylus qui , par là, se vengea noblement des tracasseries qu'il avait éprouvées de la part de cet Abbé , au sujet de la Bulle. Non-seulement il s'était assuré pour lui de la recommandation toutc-

puissante du Prince de Condc , mais il l'avait aide' dans la composition des discours qu'il aurait à prononcer , et il lui avait donne les officiers de sa maison , pour qu'il représentât convenablement. Au surplus , îl n'eut qu'à se louer de sa générosité : l'Abbc' M orcau se fit remarquer par les t al en s d'un habile administrateur , et « marqua , dit l'historien de M. de Caylus , à M. d'Au- » xerre , une reconnaissance qui ne s'est jamais dé- » mentie; dans toutes les circonstances il se fit un » mérite d'aller au-devant de ce que son bienfaiteur » pouvait désirer. »

IV. 25 , transaction entre les Officiers municipaux et les administrateurs de l'Hospice des cent filles de Paris , au sujet du droit de minage de cet hospice sur tous les grains vendus dans la ville. Il n'était pas possible , en effet f d'échapper à l'annulation de la vente qui en avait c'te' faite aux habitans en 1691. Non-seulement on n'avait rempli aucune formalité' ; mais les lettres patentes , par lesquelles Louis XI\ avait confirme' la cession du minage à ces filles, portait « qu'cl- » les devaient en jouir à titre d'aumône et de fonda- » lion royale , sans qu'il pût être diverti à autre ef- •» fet qu'au pain de ces orphelines , et sans que l'Hô- » pilai pût en être dépossédé , sous quelque prc'tcxtc » que ce fût. » D'ailleurs , cet Hôpital éprouvait une énorme lésion. Dès l'origine , comme on l'a vu , la vente avait procuré aux habitans un avantage considérable , mais il était devenu bien plus important par le renchérissement des grains. En 1691 , le prix du bichet de froment , année commune , n'était que de ^5 sols ; ainsi la rente de 2,000 livres équivalait à 889

bichets (i): en 1730 , ce prix moyen s étant élevé à 3 livres i5 sols , elle ne représentait plus que 533 bichets ; et pour donner a l'Hôpital une valeur égale à celle de 1 69 1 , la rente devait être portée à plus de 3,ooo livres. C'est sans doute à peu près a ce taux que la rente fut fixée pour l'avenir. Je n ai pas pu me procurer cette transaction , mais elle est relatée dans les pièces de l'instance dont je rendrai compte en 1 773 , où je vois que , pendant 44 ans encore t la ville étant restée propriétaire du minage , les Bourgeois ont conservé la faculté , a laquelle ils mettaient beaucoup de prix , de vendre leurs grains chez eux et sans rien payer. V. 1773 , n. xiv.

V. Le 18 juin, MM. Hubert-Thomas Morin de Barecourt , Germain Ârnauld , Jean Duvoy , Erard ÎMillot, Philippe Berault, Olivier Evrat , François Blonde , Toussaint Robinet , et Jacques Billetou , se présentèrent au Corps municipal pour faire enregistrer les lettres patentes qui les autorisaient à former une Compagnie du jeu de l 'arquebuse , pouvant élever Je nombre de ceux qui la composeraient jusqu'à cent , et leur accordaient les mêmes privilèges qu'avaient eus jadis les Chevaliers de l'arbalète. Déjà ces lettres avaient été enregistrées à la Cour des Aydes , le i\ avril ; mais les Officiers municipaux, remarquant par-

(1) Si à celte quantité on ajoute 87 bicheli de froment et 76 d'avoine, que la ville était chargée de payer en outre au Chapitre d< S -Etienne ; 00 reconnaît que ce minage est celui dont jouissait , en i3»;t , le \oyer d'Auierrc , et qui lui rapportait environ 1000 bichel* uni de froment que d'avoine. V. I.ebeuf, t. 1 , p. {{li.

mi ces privilèges l'exemption doilnc'e au Chevalier devenu Roi , pendant son règne d'un an , et à celui devenu Empereur , pendant sa vie entière , de tous droits d'entrée ou autres sur les vins de leur cru ; jugèrent qu'il était convenable de rc'gler l'exercice de cette exemption , pour en prévenir les abus. Craignant que ces nouveaux Princes , pour étendre le profit de leur franchise , n'achetassent beaucoup de vignes , ou des vins qu'ils confondraient avec les leurs ; ils exigèrent que l'exemption fut resreinte , par année , à cent feuillettes vendues en gros , ou 60 vendues en détail ; pourvu encore qu'elles fussent du crû du privilégie' , condition qui fut acceptée par les Chevaliers. Le surlendemain ils furent admis au serment de vivre et mourir dans la Religion Catholique , Jpostolique et Romaine ; comme aussi de défendre la ville 9 et d'observer les statuts qui leur seraient donnés par le Corps municipal. V. n. vu.

VI. 24 juin , élection du Gouverneur du fait commun , M. Pierre Robinet , marchand , et de deux Echevins , MM. Nicolas Marie , Conseiller , et Pierre Boyard , marchand.

VII. Le même jour , la population se porta en foule sur le rempart , pour y voir les Chevaliers de l'arquebuse faire leur premier exercice régulier. Us y arrivèrent , tambours battans , en bien plus grand nom-* bre que le 18 juin , et précèdes de l'innocent oiseau de bois destiné à leurs coups. Leur brillant uniforme se composait d'un habit de drap écarlate , avec boutons d'or, et de plumets blancs sur leurs chapeaux. Leur drapeau de soie blanche portait l'écusson du

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