III. 24 , élection de M. André 'Pëtit , Avocat , fëchevin
\V. Le mvmc jour , M. Bcrault ayant abattu l'oi-
dix- il dit Me siècle.
•setfft de l arqaëbuse , pour là troisième fois , fui proclamé Empereur ; ce qui lui assura pour sa vie , uofiseiilerrterit les exemptions de tarBè et de gabelle , mais la faculté de porter le cordon bleu , dans toutes les 'eeVémonids où sa Gcrmpàgnife était admis*.
V. 1 1 novembre , audience solennelle du Bailliage pour la réception de M. Prix Richer de Lucy , Lieutenant criminel , sur la démission de M. Claude Richer de Lucy , son père.
1. 12 avril , MM. Baudesson , Maire , et Marie , Ecbevin , sont députés aux Etats convoqués ,potir le 27. Le Duc d'Enguien , Gouverneur , devant aussi s'y rendre , se disposait à 'loger , à son passage , ebez M. de Caylus , à Régênnes , comme dans ses précédens voyages ; mais le Ministre lui fit savoir ( de la part du «ftoi , que -sa Majesté désirait qu'il n'y allât pas. Sur l'avis qu'il en donna à M. de Caylus , l'Evoque l'invita, au aom de M. Baudesson , Maire , à descendre cbez lui. Déjà le Prince avait promis à M. de VHleroy de coucher <au château de Charmoy , mais il manifesta le désir d'y trouver M. de Caylus , ainsi que M. Baudesson. Us y allèrent en effet , le 24 ♦ et furent admis au souper du Prince , qui .passa à Auxerre , le 25.
H. *4 Juin f étettîôte «u ^OUvèrneHir «dû tfaît cofrH cihtti , M. Miette Boyard , marchand , Vît de trois fLchévtos , MM. feih Rcfbirtet de la Coudr** , Oon-
sciltrr , Gaspard (xmllant de Berry , aussi Conseiller , et Henri Duché , marchand.
Le même jour , M. Pochct est proclamé Roi de I arquebuse.
111. Au mois de décembre, affiche et publication d'une Déclaration du Roi, du i5 de ce mois, qui rétablit l'impôt du dixième des revenus , comme en i y 10. Durant près de 20 années , les Princes de l'Europe désarmés avaient cessé d'appeler les peuples à la guerre ; mais parce que les Polonais se divisèrent pour l'élection d'un Roi , il fallut reprendre les armes. Louis XV , voulant soutenir l'élection de Stanislas , son beau-père , déclara la guerre à l'Empereur d'Autriche , et exigea ce nouvel impôt , pour être perçu jusqu'à la paix. V. 1737 , n. r.
J. Dans les premiers mois de cette année f M. de Caylus publia , par un mandement , son grand Catéchisme, qui est en usage dans le Diocèse. V. 1 735 , 11. u.
If. ^4 ju,n 1 élection d'iro Echcvin , M. François Leblanc , Procureur.
111. Le même jour, M. Pierre Pochet devint Roi de l'arquebuse , pour la seconde fois. Dans cette réunion , la Compagnie qui comptait déjà plus de 3o Chevaliers , et plusieurs aspirans , arrêta de substituer à la baraque , qu'il fallait refaire à chaque exercice , le pavillon et le bâtiment du concierge qu'on voit aujourd'hui. Sur-le-champ , M. Guilbert-Latour , architecte , dressa le plan , ainsi que le devi* de#
constructions, qu'il se chargea de diriger gratuitement. Lorsqu'on eut un aperçu de la dépense , au mois d'octobre , une délibération signée de tous les Chevaliers , obligea chacun d'eux à une subvention extraordinaire de 200 livres. Les travaux furent commencés aussitôt , et à la fin de l'année la dépense montait déjà à i , 198 livres 3 sols. V. 1736 , n. 1.
J. Au mois de mars , une assemblée des paroissiens de S.-Eusèbe fut convoquée pour nommer un premier Marguillier. Jusqu'alors , l'usage avait été de déférer cette place d'honneur à un Conseiller , ou à un Avocat ; mais les marchands , qui n'avaient jamais que la seconde place au ban de l'œuvre , se trouvant en nombre , voulurent en profiter pour passer à la première ; et manœuvrèrent si adroitement , que le choix tomba sur M. Pierre Robinet , marchand de bois. Le 2 avril , les Conseillers du Bailliage, courroucés , prirent une délibération dans laquelle , traitant cette élection comme une œuvre de sédition , ils arrêtèrent d'en porter plainte au Parlement. Il s'ensuivit un procès grave et dispendieux , terminé par un arrêt de la Grand'Chambre qui annula l'élection , ordonna qu'à l'avenir , comme par le passé , le premier Marguillier de S.-Eusèbc serait toujours un Conseiller ou un Avocat , et condamna les marchands aux dépens.
II. Le 29 mai , M. de Caylus reçut , avec Je public , une lettre imprimée qui lui était adressée par cinq Curés de son Diocèse, et dans laquelle , affectant
un rtyle estastiquè « offensant , rts lui (Wskrem de* remontrances sur le catéchisme qu*îl Vénast 3e publier. Apres les avoir , ftiàis îimiileirtetrt , invités à une conférence , m lës fit traduire à l'Offi^tUlitë. €e*te 'démarché fut encore Vaine ; Tes Curés se ^urwênt Gérant l'Ardhevêqae de Sens , alors M. l/angnét , qui «rrte les poursuites. M. de Caylusïnit paY découvre que la lettre était moins l'ouvrage de ces Cures que celui de l'Archevêque. H se disposait à donner à cette affaire tout l'éclat dont elle était susceptible , lorsqu'un arrêt du Conseil prononça la suppression du catéchisme et 'des rémontrîrtices. Malgré ItofeV, ce catéchisme ai "pas céssé de servir a l'instruction de la jeunesse du Diôcèse , sans que les "successeurs 'de $L de Cavlus iiyétit eu la pensée de lui en smVs'tfcuer'un autre.
III. 24 juin , M. Pocbét abat l'oiseau de tVrqaebuse pour la troisième fois , ét Aùxcrre eut deus Ea- ■pereurs. Peu de .jours aptes , la Compagnie perA son Capitaine , le Goutte de la Tdnmeîle , et ki fi faire un service funèbre dans T église 'des CordeEers* duquel tous les Chevaliers assistèrent en grande tnraf
i Pendant toute 4 année ï?35 , et les «revis p*wik r^ mots de celle* ci , les "OORM roctio&s odbœubpïs- ^s
Dix-Hinïiëtofc Siècle. 4^3 pour la maçonnerie , Datlis potir te charpente , Maufron pour la couverture , et Oébièrnc pour'hWcïrurerie.
II. i8 mars , MM. Baudcsson , Maîre , 'et Robinet de la Coudre , Echcvin , sont députés aux Etats convoques à Dijon pour le 2 mai. Le tour de la Noblesse du Comté pour fôurriir un Elu général étant arrivé , M, le Comte de la Tdurtiéllc fils *ùt tfppèlc à cet honorable -et lucratif emploi -, par la Chambre de la Noblesse des Etats.
HI. Les travaux de l'arquebuse a Voient duré cihij années , pendant lesquelles l'accès étk était resté libre; et les Bourgeois s'étaient habitués à en faire le but de leurs 'promenades. L'opinion générale était niêfme que Ventrée n'en serait jamais interdite au public. Mais aussitôt que les constructions des bàtiiricns furent achevées , ce jardin , déjà clos par des haies vives , fut fermé .par une ;portè en grille de fer , qu'un sévère concierge n'ouvrit plus qu'aux Chevaliers et à leurs amis , porteurs de permissions. Cette exclusion .piqua vivement les Bourgeois , et'c'est à la mauvaise humeur qu'elle leur donna, que la ville doit la promenade du Temple , beaucoup plus agréable que Tarqnebuse , par la beauté de l'immense bassin sur lequel elle projette la vue. Son emplacement vain et vague Vavaît, jusque-là, servi qu'au dépôt des décombres de la ville ; les Bourgeois entreprirent de le convertir en promenade toujours accessible an ïpuWic. Ils sollicitèrent des souscriptions qui furent ahoridàntés. Lés Officiers municipaux , ne voyant dans le but de ce projet que l'amélioration de la chose commune , se
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mirent au rang des souscripteurs. En peu de mois , le terrain fut nivelé et planté , comme celui de l'arquebuse , de quatre rangées de tilleuls , dont plusieurs existent encore, (i)
I. i'r janvier , arrêt du Conseil qui fait cesser l'impôt du dixième. Dès le 3 octobre 1736 , les préliminaires de la paix avaient été signés àVienne. Stanislas, tout en conservant le titre de Roi , perdit le trône de Pologne ; mais la France s'assura la propriété de la Lorraine et du Duché de Bar , après la mort de ce Prince. V. 1 y4 1 t n- 1X«
II. M. de Caylus , désirant renouveler les Ordonnances synodales qui régissaient le Diocèse , et y ajouter les régies dont le temps avait fait connaître la nécessité , voulut réunir tout son clergé en Synode. Pour ne pas donner d'ombrage au Ministre , il l'en prévint ; et ayant reçu une réponse conforme à son désir , le 27 mai il publia un mandement par lequel , en expliquant les motifs de cette assemblée , il la convoqua pour le 1 1 septembre. V. n. ▼!.
III. 24 juin , élection du Gouverneur du fait COmfi ) Les archive» de la ville ne contiennent aucun renseigoemrqf
a ce sujet, Mais toutes les circonstances dont je viens de rendre compte n'ont été*, maintes fois , rapportées par mon aïeul ; oui , né en 1700 , n*e*t mort qu'en 1786 , lorsejoe j'avais *4 »»» "lance des archives sur cette promenade f quand pour toutes lea autres esérute'es par l'autorité' municipale , elles Fournissent , comme on lt verra, le<" détail* le* plus minutieux , prouve Idi-mtene qn'ett» n'a, e*tê l>u*re une de Mtnple* particulier* V. t-^i ,. n. xi.
DIX-HVITIÉME SIÈCLE. 44^
niun , M. ftoch Liger , marchand , et de deux Echcvins. MM. Pierre Baudesson , Conseiller au Bailliage , fils du Maire , et Antoine Blonde , marchand.
IV. Pendant dix années , M. de Caylus , avec des commissaires choisis dans le Chapitre , avait travaille' à un nouveau Missel , et l'avait achevé en 1732. Désirant de ne le faire paraître qu'avec l'agrément du Cardinal de Fleury , il lui en avait envoyé' une copie ; mais depuis cinq années , il n éprouvait que des difficultés. Pour y mettre un terme , il s'éleva au-dessus de la répugnance qu'il avait à soumettre à un Censeur l'œuvre d'un Evéque. Le Garde des Sceaux , M. de Chauvelin , lui désigna l'Ahbé Thierri , Chancelier de Notre-Dame. Le Censeur se borna à quelques observations auxquelles M. de Caylus déféra , et l'approbation lui fut donnée. Ce Missel, qui a servi de modèle dans quelques Diocèses , notamment dans celui de Châlons* sur-Marne , fut publié par un mandement , et mis en usage pour le jour de S. Louis. Une grande partie du clergé et des fidèles de l'ancien Diocèse s'en sert encore.
V. Le 3i juillet, un violent orage lança sur la ville , pendant quelques minutes , des torreus de grêle d'une grosseur extraordinaire. Les toits et surtout les vitres des maisons, comme des églises, éprouvèrent des dégâts dont on a le mesure dans les réparations des vitraux de la Cathédrale , qui coûtèrent 1 ,200 livres. Le nuage se fondit en entier sur la ville ; dans la campagne il n'y eut pas le moindre mal.
VI. Le a5 août , M. de Caylus , voyant approcher le jour de la tenue du Synode , crut devoir envoyer