‹ Histoire de la ville d'AuxerreChapitre 68 sur 71 · V. 7 décembre , ordonnance de M. FEvêquc qui · texte numérisé non relu

V. 7 décembre , ordonnance de M. FEvêquc qui

M) V. I Histoire de la navigation intérieure delà France, par Duteos, t. 1, p. 5q5,

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interdit les cimetières des paroisses , et ordonne qu'a compter du icr janvier , les inhumations se feront hors de la ville. V. i y85 , n. v.

Vf. Un antique usage établi par la piété avait , depuis long-temps , dégénère en une dépense de luxe , au profit des plus riches de la ville. Jadis , chaque année , toutes les autorités assistant à l'office de la fête de la Purification , appelée Chandeleur, parce que tous les fidèles y avaient un cierge à la main , c'était sur les deniers communs qu'on procurait aux Officiers du Bailliage et à ceux de la Municipalité , les cierges qu'ils y portaient , et qu'ils auraient mieux fait d'acheter euxmêmes ; mais , au moins , ceux-là seulement avaient des cierges , qui participaient à la dévotion. Depuis , on avait imaginé de se dispenser de l'acte religieux , mais de n'y rien perdre en ce monde. La veille de la Chandeleur , des paquets de bougies , au lieu de cierges , étaient distribués , aux frais de la ville , à tous les Officiers des deux compagnies. Pendant quelques années , un Intendant , fidèle à ses devoirs , avait supprimé cette dépense abusive. Mais , cette année , les Officiers du Bailliage ne craignirent pas de solliciter auprès de son successeur le rétablissement de cette distribution , en la décorant du nom de présent d'honneur. Cet Intendant facile , demanda , sur l'opportunité du présent , l'avis des Officiers municipaux, qui devaient en avoir la moitié! Par une délibération , du 3 décembre , il fut arrêté que 70 livres de bougies , divisées en 46 paquets , seraient distribuées , chaque année , la veille de la Chandeleur , savoir : trois paquets au Lieutenant général , trois au Maire, deux au

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Procureur du Roi , et un à chacun des antres Officiers du Bailliage et de la Municipalité.

I. La taille de cette année , montant à 24,955 lîv. 18 sols , ne put être assise que sur 1,4*4 personnes, tandis qu'en 1755 le nombre des taillantes était de 1641 , en 1725 de 2o56 , et en 1667 de 233 1. Il faut en conclure , que la population f en 1 667 , était supérieure , de plus de moitié en sus , à ce qu'elle était lors de la révolution ; et la cause de cette diminution n'est pas difficile à découvrir. En 1 666 , la Franche- Comté , le Lyonnais , la Bourgogne et le Tonnerrois n'avaient encore de communication avec le Nord de la France que par la voie romaine de Lyon à Boulogne, et par la navigation de l'Yonne. Cette navigation était si active à Auxerre , et les voituriers par eau y étaient si nombreux , qu'on a vu , en 16^1 , le Corps municipal rejeter une pétition de plusieurs d'entre eux , par le motif qu'elle n'était l'œuvre que de 3o à 4o. (V. p. 1 55.) Mais les passages continuels de gens de guerre que la ville a eu à supporter pendant tout le règne de Louis XIII , et la minorité de Louis XIV , ainsi que l'état de défense dans lequel elle a été sans cesse obligée de se tenir , l'avaient obérée de l'immense arriére qu'il fallut éteindre en 1666. On ne put le faire qu'en créant des octrois excessifs sur les comestibles , ainsi qu'un énorme péage sur les vins passant dessus et dessous le pont. 11 en est résulté que le commerce , pour éviter ce péage , s'est ouvert des routes et des

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fioris au- dessous d'Auxcrrc ; que les occasions de travail y étant devenues moindres , et les vivres plus chers , une partie de la population sVst éloignée. Cet effet fut si prompt et si sensible , qu'on a vu le Corps municipal, en 1672 , consentir la réduction d'un tiers sur le bail des octrois , et, en i685, demander quatre foires , à cause de la diminution de la population.

II. 1 1 avril , Te Deum et rejouissances pour la naissance du Duc de Normandie , depuis Louis XVII , venu au monde pour être une des plus déplorables victimes de la révolution.

III. i" mai , vente par les Officiers municipaux d'une vieille coulevrinc, longue de 10 pieds , et pesant 2,649 nvrcs » moyennant 2,376 livres. C'est celle qui avait été enterrée , le 26 mars 1667 , sur la plateforme entre la porte d'Eglény et celle du Temple , et qui , depuis ce temps , avait fait appeler le quartier ou elle était cachée le Canon. Elle avait été retirée du sol qu'elle occupait, dès 1 782 ; ce terrain ayant été vendu au sieur Leblanc , charpentier , qui avait prorais d'y construire un moulin à vent pour l'utilité commune , et n'y bâtit qu'une loge pour les Francs-maçons.

IV. 23 août , installation de M. Deschamps , Procureur , Echcvin élu le 24 juin , et agréé par le Roi.

V. Les Officiers municipaux ne faisant aucune démarche pour établir un cimetière hors de la ville , maigre les réquisitions du Procureur du Roi , et l'interdiction des cimetières des paroisses ordonnée par TFlvêque ; le Procureur du Roi les traduisit devant le Bailliage , et le 6 septembre » obtint une sentence qui les condamna à exécuter la Déclaration de 1 776. Alors

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on cessa les inhumations dans les églises et les petits cimetières des paroisses ; mais elles se firent toutes dans celui de l'ancien Hôtel-Dieu , aujourd'hui le champ de foire, jusqu'en 1790. A cette époque , la ville , ayant acheté le couvent des Capucins , consacra une partie des jardins aux inhumations.

VI. Malgré l'arrêt de règlement de 1 782 , les abu* dans la fabrication des tonneaux pour les vins continuérent. De nouvelles plaintes furent adressées aux Officiers municipaux par le commerce de Paris et de Rouen. Les commissionnaires de vins furent consultes sur les nouvelle* mesures à prendre pour reprimer plus efficacement ces abus ; ils firent remarquer que la plupart des feuillettes défectueuses provenaient de Saulieu et d'Avallon ; et le 16 décembre , le Corps municipal arrêta * que tout acheteur de vin* » était autorisé refuser le tonneau n'ayant pas la ca- « pacité fixée par les réglemens ; que de fréquente» . visites seraient faites dans les magasins des febri- . cans et des marchanda; que tous les tonneaux vi- » cicux seraient saisis, et confisqués t et qu'il serait deh mandé au ConseU un arrêt qui étendit à la province * de Bourgogne , notamment aux villes d'Avallon et „ de Saulieu , les disposition» de l'arrêt du Parlement de Paris. - Cette ordonnance de police fut imprimée , publiée et affiohéc.

I 14 février, décès de M. Jean-Claude Baudet- *n* ancien Maire. 1* ville observa pour ses obsèques.

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le même cérémonial qui avait été règle (pour son aïeul en 1731.

II. 19 mars , M. Pasquicr , Prieur de S.-Amatrc , avait conçu l'espoir d'assujettir à la dîme tous les héritages situes sur sa censive, qui comprenait une partie importante du territoire. Déjà il avait forme sa demande contre plusieurs propriétaires , et l'avait fait évoquer au Parlement , attendu l'intérêt personnel que pou* vaicntyavoir les Officiers du Bailliagë. Les alarmes de ceux qui possédaient des héritages sur cette censive furent bientôt partagées par tous les habitans , dans la juste crainte que , si le Prieur de S.-Amatre parvenait à son but , la même prétention ne fût élevée par les autres Seigneurs du territoire , savoir : l'Evêque , les Religieux de S.-Warien , ceux de S.-Gcrmain , le Prieur de S.-Gcrvais. C'est t surtout , à l'égard des vignes que cette réclamation était effrayante pour le pays ; elle venait d'autant plus à contre temps , que déjà on y entrevoyait la possibilité d'affranchir les vins, même des droits d'Aydcs , et de leur procurer une franchise égale à ceux de la Haute-Bourgogne. Cédant donc au vœu général , les Officiers municipaux arrêtèrent d'intervenir dans l'instance , au nom des habrtans. V. n. iv.

III. Effectivement, depuis 1783 , que M. Villetard , commissionnaire de vins , était Echevin , il négociait activement l'affranchissement de I'Auxerrois. De concert avec les personnes les plus influentes de la ville , il avait fait des démarches auprès des Elus généraux , et était parvenu à leur faire adopter son projet. Ils finirent même par l'étendre au Comté de Bar-

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sur Seine , qui était , à cet égard , dans la même position que le Comte d'Auxcrrc ; puis au Duché , pour plusieurs droits dont le fisc l'avait récemment charge , maigre ses privilèges. Les Elus ensuite avaient concerte cette grave opération avec le Ministère , et le traité allait être conclu , lorsque le Corps municipal fut invité à donner son avis plus régulièrement qu'il ne l'avait fait jusque là. Par une délibération du 3 mai , il donna à cette négociation l'assentiment le plus complet. V. n. vu.

IV. 19 août , l'instance sur la demande du Prieur de S.-Amatre fut solennellement plaidée à la Grand'- Chambrc du Parlement , qui , par son arrêt , rejeta sa tardive réclamation. La ville , tout en obtenant un succès complet , dépensa en faux frais 2,910 liv. i3 sols 6 den. ; néanmoins , à la nouvelle de cet arrêt , des feu* de joie furent spontanément allumés dans tous les quartiers.

V. 3o septembre , la réélection de M. Lcgueux r comme Echevin , est agréée par le Roi.

VI. Dans ce même mois , fut achevée la construction de l'Abbatiale de S.-nJulicn , commencée en 1 784, C'était un vaste et magnifique bâtiment faisant le complément du Monastère que les Auxcrrois , pour leur sûreté , avaient détruit en i5gi , et que les Bénédictines n'avaient rétabli qu'en partie en 1 649. Sa beauté ne l'a pas garanti du marteau révolutionnaire ; vendu comme domaine national , en 1792, les acquéreurs l'ont entièrement démoli ; il n'en reste que la porte de la cour d'honneur , ouverte sur la grande rue du fau~

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bourg. L'élégance de ses formes peut donner une idée de celle de l'édifice.

VII. 27 novembre , la négociation des Elus généraux avec le Ministère des finances , pour rédimer la province et les deux Comtes des droits du fisc sur les vins , fut terminée par des lettres patentes qui fixèrent le capital des droits à racheter à six millions ; savoir: pour le Comte d'Àuxcrre , 2,1 14,964 livres i3 sols , pour celui de Bar-su r-Scinc , 1 ,946,61 5 liv. 7 sols, et pour le Duché , 1 ,938,420 livres. Par ces mêmes lettres , la province fut chargée de faire l'avance des six millions , dans des délais qu'elles fixent , pour en être remboursée , à l'égard du Comté d'Àuxerre , par une perception en nature sur les vins ; à ces conditions , l'abolition des droits rachetés fut prononcée pour le 1" janvier 1787.

L'annonce de cet affranchissement porta l'enthousiasme des habitans au plus haut degré. Vignerons et Bourgeois ne s'abordaient que pour dire et répéter : plus de commis! plus d'exercice! pas même dans les auberges , les cafés et les cabarets ! les vins de l'Auxerroîs circuleront désormais partout , sans payer d'autres droits que ceux d'entrée dans les villes qui y sont sujettes ! Dans le premier élan de cet enthousiasme , l'énormité de la somme à payer était comptée pour rien ; on ne goûtait que l'indépendance dont elle était le prix. La mesure de 1 exaltation des esprits en ce moment se trouve dans les moyens imaginés par le Corps municipal , pour témoigner la reconnaissance des habitans envers tous ceux qui avaient participé à celte grande œuvre. Sa délibération porto

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que le Maire fera exécuter en marbre le buste du Ilot , celui du Prince de Condc , et ceux des trois Elus généraux pour en orner la Chambre du Conseil ; que M. Villclard , à qui Ion devait et la première pensée du projet , et toutes les démarches qui l'avaient réalisé , serait , sous le bon plaisir du Roi , Echcvin honoraire et perpétuel ; que M. Girard de la Brcly , Secrétaire eu chef des Etats , et ses descendans , seraient citoyens d Aux erre. Y. 1 788 , n. n.

1. Le 24 janvier, MM. Baudesson , Maire , et Guenot , Echevin , furent députés aux Etats convoqués à Dijon pour le 25. Mais , peu de jours après , un nouvel ordre du Roi prorogea cette convocation au a5 avril , attendu que , les Notables du Royaume devant être réunis à Versailles , le 25 février , il était convenable d'attendre leur détermination sur les propositions qui leur seraient faites , avant la tenue des Etats provinciaux.

On apprit , en même temps , les graves motifs qui avaient fait appeler les Notables. Le Trésor ne pouvant plus suffire aux dépenses de l'Etat , MM. de Vcrgennes et de Calonnc avaient mesuré le déficit , et l'avaient trouvé immense ; la guerre d'Amérique seuîc avait coûté un milliard. Le Roi , sur leur rapport , avait jugé que le seul moyen de combler cet abîme , et de maintenir la France dans l'état de splendeur et de prospérité dont eWe jouissait , était de faire cesser enfin les privilèges pécuniaires du Clergé et de la No-

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blesse , contre lesquels Popinion publique s'élevait ardemment , depuis longues années. C'était sur cette grande mesure que le Roi voulait se concerter avec les principaux membres de ces deux Ordres , dans l'espc'rancc que , convaincus de la nécessite des sacrifices que le salut de la France exigeait d'eux , ils s'y soumettraient volontairement.

Cette nouvelle fit sur le Tiers-Etat , c'est-à-dire sur les neuf dixièmes de la population , une impression difficile i décrire. Kllc fut infiniment vive , prticulièrement à Auxerre , où , comme on l'a vu * la guerre entre les tail labiés et les exempts était eo permanence. On y attendit donc , atec plus d'anxiété que d'espérance , la conférence qui allait s'ouvrir entre le Roi et les Notables , en considérant qu'à l'exception de quelques Maires de grandes villes , l'assemblée n'était composée que de Princes , de Prélats , de Présîdens de Cours souveraines , et de grands Seigneurs. On désespéra , surtout , quand on apprit que , le 1 3 février , M. de Vergennes avait été enlevé par la mort ; et que des deux ministres qui , avec le Roi , avalent conçu ce projet hardi , M. de Calonrte restait seul pour le soutenir. A peine , en effet , avait-il commencé à en conférer avec les Notables , qu'une intrigue de Cour l avait fait éloigner , et remplacer par l'Archevêque de Toulouse , M. de BHcnne.

Cependant ce nouveau Ministre suivit le même système ; mais déjà plus de deux mois s'étaient écoule* depuis que les Notables étaient réunis , sans qu'il* se fussent accordés sur un seul point. Pour les amener k un résultat , il fallut que le Roi se rendît au milieu

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d'eux , ri il 1* kl le 27 avril. S il nubtîat pas ce mtellement absolu des xit^veos pour supporter les charge* publiques, que la droiaire de son am lui faisait regarder t^mme la base de 1 harmonie entre les loeualm- «1 une nié nie sotitté , au moins on souscrivit a 1 aLoliliou de la corvée , a un impôt sur le timbre de\anl produire So millions . et à une subvention territoriale pouvant en donner 80.

U n'en fut pas de même au Parlement- Trois Edits furent présentes à son enregistrement pour la corvée et les deux impôts. Les Magistrats , plus attaches à leurs privilèges qu'à l'intérêt général , n'admirent que le premier ; et prétendant que les impôts étaient élevés a un degré tel qu'il n appartenait qu'aux Etats généraux de le dépasser , ils refusèrent les deux autres. En vain , le 6 août, Louis XVI, dans un lit de justice, les fit enregistrer de sou exprès commandement ; ce que , dans aucun temps , le Parlement ne s'était permis , il l'osa. Quelques jours après , mettant son pouvoir au-dessus de celui de la couronne , il déclara par arrêt , cet enregistrement nul el non avenu / Le Monarque , ainsi bravé , pouvait , suivant les lois d'alors , et de l'aveu de tous les hommes d'Etat , faire poursuivre ces Magistrats comme rebelles ; il se borna à les exiler. Quelle qu'ait été sa modération dans cette circonstance , il vil aussitôt s'élever et se réunir contre lut , dans toutes les classes , d'innombrables ennemis ; les uns parce que leurs prérogatives étaient blessées , les autres parce qu'ils en voulaient à l'existence même de la Monarchie. Remuée par tous , la populace de Paris se livra à des excès si révoltans , que le Koi dc-

courage rappela le Parlement , retira ses Edils , et put croire , un instant, la rébellion apaisée. Il profila de ce calme apparent pour user du seul moyen qui lui restait d'éviter la banqueroute ; et le 19 septembre , il fit présenter au Parlement un Edit qui créait un emprunt de 420 millions. Un refus absolu fut encore la réponse de ces Magistrats auxquels il venait de pardonner. On concevra facilement combien les nouvelles successives de ces événemens tenaient à Auxerrc les esprits inquiets et agités ! V. 1788 , n. m.

II. Pendant l'été , les revetemens des piles du pont furent refaits à neuf , ainsi que le parapet entier. Ces travaux furent exécutés par le sieur Hcrlin , entrepreneur , moyennant 28,700 livres. En reconstruisant le parapet , on dissimula , autant qu'il était possible , les zig-zags qu'il décrivait. Mais il en reste encore assez pour signaler les angles de la Bastille , jadis placée au milieu de ce pont.

III. 20, septembre, 25 invalides commandés par deux Olficïcrs , arrivèrent de Dijon pour faire la garde des béritages , et furent casernes provisoirement dans l'Hôtel de ville. Personne n'avait voulu se ebarger de cette garde , si ce n'est un sieur Gcndot , qui la faisait fort mal. Les plaintes s étant multipliées , les habitans assemblés, le 16 de ce mois, avaient autorisé le Maire a demander cette petite troupe au Commandant de la province , sous la condition de donner une baute paie de six sols par jour , pour ebaque soldat , et 25 livres par mois pour ebaque Officier. V. n. v.

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