HI;>TOIRE DE LA VILLE
l'Artus de Pommeuse mentionné dans les comptes de la reine Jeanne.
L*ainé, probablement, Perceval de Pommeuse, marié à Marguerite de Blainville, eut la triste lin que nous connaissons. Il périt, décapité, et ses biens furent confisqués. J'ai déjà donné copie de documents à cet égard (i). Ils se complètent par ceux qui vont suivre. Ils ont leur intérêt puisqu'ils vont nous prouver Textinction complète de la famille de Pommeuse qui, en quelques années, jeta sur ce coin du sol briard un si brillant, mais si fugitif éclat. Gomme cela a été déjà dit, les biens de Perceval de Pommeuse furent donnés, par le roi Jean, à l'abbaye de Saint-Denis ; j'ai eu Toccasion de parler, à ce propos, d'un arrangement « passé en parlement » entre les religieux de Saint-Denis et la veuve de Pommeuse. Les premiers laissaient à celle-ci la jouissance viagère, de Belle-Assise, de Toussas, de l'hùtel de Villemeneux, de l'hôtel des Bicnfaites, etc., etc. Ils la traitaient, en somme, assez humainement (-2). Un acte postérieur vient aj()Utcr à ces dispositions bienveillantes. Le précédent était daté du 2b février i365 ; celui-ci est du 2? novembre iSjS. En voici le libellé :
« Appointcment passé en Parlement entre dame Marguerite de Blainville tant en son nom que comme ayant la garde de Perceval de Pommeuse, son fils, et lils de feu Perceval de Pommeuse, d'une part, et les religieux de Saint-Denis, d'autre part, portant que les maisons de Belle-x\ssise, Toussas, Villemeneux et Bienfaites et leurs dépendances, Boucy, Trembleceaux et Sougnolles, cens, rentes, fiefs et arrièreliefs dépendants et ce que tient en douaire la dame de Ver à \'illemencux, baillés en douaire à la dite de Blainville. demeureroientau dit Perceval et au cas qu'il vienne à décéder, sans enfants légitimes, les dites terres et héritages reviendroient de plein droit aux religieux. »
D'où il résulte que Perceval I de Pommeuse laissa un
(I V. p. 278 note 7 et p. 279.
2) Arrêt du Parlement entre les abbes et religieux de Saint-Denis et Marguerite de Hlainville, veuve de Perceval de Ponmieuse. par lequel il est ordonné que la dite veuve prendra son douaire sur les biens du dit de Pommeuse, son détunt mari, pour en jouir par elle sa vie durant (30 mai 1375).
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