TOME I
la combattit h cause des grands frais que son exécution entraîne^
rait \
Toutes ces préoccupations politiques n'arrêtaient nuUement le cours des fêtes, et Bruxelles était le théâtre continuel de tournois, tirs d*arc, concours de rhétorique, etc. Le 5 mai i 558, peu de temps après qu'un incendie eût détruit un grand nombre de maisons aux environs de l'église de Saint-Nicolas (24 février) ^, une fête assez originale eut lieu sur le mardié ; c'était un carrousel auquel Le Livre, avait appelé les autres chambres de rhétorique et les corps de musique ; l'anneau était tenu par son fou. Deux sociétés, les musiciens de l'église de Saint-Nicolas et la chambre dite la Fleur de blé, attirèrent tous les regards par le luxe qu'elles déployèrent. Elles avaient chacune un cortège de plus de cent chevaux, et obtinrent toutes deux le prix de la plus belle entrée ; la première, dont les membres étaient costumés en Maures, remporta en outre le prix d'adresse. D'autres fêtes furent encore données à l'occasion de la trêve de Nice publiée à Bruxelles le 5 juillet, et lorsqu'on apprit la conférence de Charles-Quint et de François 1^ à Aigues-Mortes,. la réconciliation de ces deux ennemis acharnés fut célébrée par de grandes réjouissances qui durèrent du 27 au 29 de ce mois. Le i 4 février i 539 , il y eut à la cour une petite guerre dans laquelle on se battit k la lance, à l'épée et i l'arquebuse *.
' L'empereur, devenu non moins redoutable à l'Europe qu'à ses sujets , arriva en Belgique en traversant la France, et fit son entrée à Bruxelles le 29 janvier 1540. Il reçut, avec hauteur, les députés envoyés par les Gantois, pour traiter de leur soumission, et se dirigea, le 9 février, vers leur ville, à la tête de 5,000 fantassins allemands que lui avait envoyés son frère, et de 800 cavaliers des bandes d'ordonnance belges. Le 25, Ferdinand arriva à Bruxelles et, le même soir, fort avant dans la nuit, il fut rejoint par l'empereur, à qui était an*ivée en route cette aventure fort connue, dont l'enseigne d'une auberge , à Berchem, Karel houdtden lanterne, perpétue encore le souvenir. Le 27 février, Charles, accompagné du roi des Romains et de la reine de Hongrie, partit pour Gand, qu'il châtia avec une cruelle sévérité ; ensuite; tandis que son frère retournait en Allemagne . il alla visiter la Hollande et la Zélande , et
* Luysiervan Brabant, L c, bi. 138.
• Chronique de VopPESs»
s Die nieuwc Chronycke van Brabandl,
revint à Bruxelles le 3i aout^ Habitués à voir leurs souverains entourés de leurs nobles vassaux et des compagnies communales d'arbalétriers et d'archers , les peuples des Pays-Bas remarquèrent avec mécontentement qu'il se faisait constamment escorter dans ses voyages par des bataillons allemands, et cette marque de défiance refroidit singulièrement le peu d'affection qu'ils lui conservaient eno^e ^.
Les états généraux ayant été assemblés, le 4 octobre, dans la grande salle du palais, le docteur Schorre, au nom de l'empereur, les remercia des subsides qu'ils avaient votés, et leur fit part des motifs qui l'avaient amené aux Pays-Bas. Il leur annonça ensuite la présentation prochaine de plusieurs nouveaux édits et leur recommanda de vivre en bonne intelligence, promettant qu'il leur serait toujours bon prince. Le discours de remerciement fut prononcé par le pensionnaire de Bruxelles ^. Le i 2 du même mois, les états de Brabant approuvèrent les aliénations du do-< maine ducal, faites depuis plusieurs années et s'élevant & 9 6 5 , 7 4 i livres ^ ; ils accordèrent en outre & l'empereur une aide de 1,200,000 livres, payable en six années ^. Charles partit pour l'Allemagne au mois de janvier suivant. Le mariage du duc de Lorraine avec la veuve du duc de Milan, célébré en juin 154i , fut une nouvelle occasion de fêtes. Le i i juillet, un brillant tournoi fut donné sur la grand'place , en présence de la gouvernante. Le lendemain, on figura dans le parc l'attaque d'une bastille en bois, haute de dix-huit pieds et défendue par le prince de Ghimay ; attaqués à coups de canons et d'arquebuses, les assiégés se défendirent avec habileté et sortirent avec les honneurs de la guerre. Au grand regret de la reine, cette fétc guerrière coûta la vie à un vieux trompette^ Enfin , le i 5, il y eut une grande partie de chasse à Boondael ^.
A cette époque , le souverain levait encore à Bruxelles dix-sept petits tonlieux sur différentes denrées et marchandises, ainsi qu'un droit de place ou d'étalage , dit Craemgelt; ces faibles redevances , qui consistaient dans le soixantième des objets imposés , et ne rapportaient au domaine que 680 florins du Rhin, étant très-onéreuses aux habitants, les
* Die nieuwé Chronycke van Brabandt,
s Heuterus, Rerum Àiutriac, L. IX, c. 15.
3 M. Gachard, Des anciennes assemblées nationales de la Belgique,
* Archives de la Chambre des Comptes, n° 445 de rinvenlaire imprimé. ' Vam Heurne, Historié van s^Heriogenbosch.
^ Die nietiwe Chronyele van Brabandt,
nations avaient demandé, à maiate reprise, que la ville en fit l'acquisition. En i54i, elles réitérèrent cette proposition et, le 14 juin, les trois membres résolurent de prier l'empereur de céder ces droits à la ville moyennant indemnité. Leur requête fut favorablement accueillie et la vente se fit au mois de juillet suivant , au prix de 1 8,000 florins carolus comptant, à changer à volonté en une rente de i ,000 florins ^
En 1 542, la Belgique subitement envahie par trois armées, se trouva dans une situation des plus critiques ; dans les villes, l'esprit guerrier des bourgeois s'était fort affaibli et la plupart d'entre elles étaient travaillées par la trahison. Les Bruxellois, cependant, montrèrent assez de résolution; Ils envoyèrent 500 hommes à Lierre, que menaçaient les Gueldrois; mais l'ennemi, changeant sa marche , passa le Rupel et se dirigea sur Louvaln qu'il attaqua vainement. L'approche du danger exigea à Bruxelles des mesures de précaution extraordinaires; le S 5 juillet, tous les centeniers flirent convoqués dans la petite salle de l'hdtel de ville, et chaque métier reçut l'ordre de garnir de défenseurs la partie des fortifications qui lui était assignée; le 50, le magistrat s'adjoignit pour conseillers quelques hommes expérimentés, et une garde de hallebardiers fut donnée au premier bourgmestre. Le i*' août, il fut enjoint à tous les habitants de placer aux façades de leurs maisons des lanternes qui resteraient allumées depuis neuf heures du soir jusqu'au jour , et de tenir toigours prêtes des cuves remplies d'eau. Il y eut, le 2, une montre ou revue de tous les bourgeois en état de porter les armes, et il fut constaté que leur nombre s'élevait à 5,061 hommes. Trois jours après, la gouvernante revint de Malines, d'où arrivèrent aussi un grand nombre de canons de gros calibre et douze chariots de munitions de guerre. Une violente que* relie, qui s'éleva tout à coup entre des soldats hollandais et wallons, mit, lo 6 , toute la ville en émoi ; les doux partis battirent l'alarme et se dirigèrent vers le marché. Le sire de Molembais et d'autres seigneurs étant accourus sur les lieux , les Hollandais qu'on soupçonnait , parait-il , de perfides desseins, se retirèrent en désordre sur la place de Louvain appelée alors Alboem» Là, ils s'arrêtèrent et ils se disposaient à recommencer le combat, lorsque Frédéric, bâtard de Melun, grand maitre de l'artillerie, fit pointer sur eux deux couleuvrines et passer quelques boulets au-dessus de leurs têtes. Cette démonstration leur imposa ; ils
« Cleyn Swert Boeck, aux Archives de la Fille, — MARTrjvsz, Hecht Donumiacl van Brabant, bl. 95.
prirent la fuite, et furent poursuivis jusqu'au bois de Linthout. Le 7 , les Malinois, qui avaient accompagné la gouvernante, retournèrent chez eux, et cette princesse se retira à Anvers ^ Cependant Forage qui menaçait le pays ne tarda pas à se dissiper, et les ennemis se virent repoussés de touseètés ; mais, comme les mêmes périls pouvaient se représenter, on sentit la nécessité de pourvoir la ville de canons de gros calibre, de munitions de guerre et de vivres. Le 5 août, le chapitre de Sainte-Gudule et les corps du gouvernement consentirent à participer aux impositions votées à cet effet, et chaque section eut à procurer journellement un certain nombre de travailleurs; aux 264 hommes fournis par les quarante sections, les couvents en ajoutèrent 26 , et lesaUraiyes, ainsi que les villages de la cuve, s'engagèrent à envoyer des chevaux et des charrettes. Comptant sur le zèle des citoyens, le magistrat ordonna une quête générale, mais comme ce zèle s'était singulièrement refroidi, il taxa arbitrairement les habitants qui n'avaient rien donné ^ ; en outre, il créa pour i ,000 florins de rentes viagères , à rembourser au moyen d'un impôt sur la chaux et les pierres ^.
L'année suivante, une nouvelle invasion des Français, qui s'avancèrent jusqu'à Binchc , nécessita de nouvelles mesures de défense. La reiiic de Hongrie, revenue à Bruxelles, déclara solennellement, le 25 juin, qu'elle voulait vivre et mourir avec les habitants ; elle fit venir de Malines des canons ainsi qu'une grande quantité de munitions de guerre, et ordonna d'abattre le sommet des portes et des tours. Tous les habitants durent contribuer aux frais des fortifications pour lesquelles on leva un dixième sûr les maisons. Le 25 juin, un projet fut présenté aux nations pour la démolition du couvent des Riches-Claires, dont le terrain serait converti en rempart ; on devait donner à ces religieuses le local de l'hôpital Saint- Jean, qui serait transféré dans la maison des Frères-au-Fossé (depuis les Augustins) , à moins qu'on ne construisit un nouvel édifice ; mais elles n'agréèrent pas cette proposition, et répondirent que si elles consentaient volontiers à ce qu'on transportât ailleurs les Riches-Claires, communauté fort peu utile, elles n'entendaient nullement s'imposer les chaînes immenses qui résulteraient de la construction d'un hôpital aussi vaste
* Die nieuwe Chronycke van Brabandt,
* Ord. du 31 août ibA% O'eel Correctie Bocek .
5 Votes du % et du 18 janvier i542 (1543 N.-S.)- yaria concernant la tfille de Bruxelles, Mss. aux Archives de la Fille,
que celui qu'on voulait céder ^ Ce projet resta sans suite. Au milieu de la terreur générale, inspirée par la marche hardie et désastreuse des Français, le seigneur de Boussu et le chancelier de Brabant se rendirent, le 27 juillet i 945, à l'hôtel de ville, pour informer la commune de la prochaine arrivée de Fempereur, et l'engager à voter les subsides demandés pour l'entretien des troupes. Le Brabant vota une aide de 300,000 florins, payables en trois mois, et Charles ayant, dès son arrivée, réuni une armée formidable, eut bientôt écrasé le duc de Clèves, & qui il enleva la Gueldre. Les états généraux, convoqués à Dlest, au mois de septembre , lui accordèrent une forte aide ; mais telle était la pénurie du pays, qu'on ne put emprunter, au moyen de rentes, que la moitié des 400,000 florins qui formaient la quote-part du Brabant; pour se procurer l'autre moitié, il fallut recourir à des impôts extraordinaires ^. Après sa vaine tentative sur Landredes, Charles-Quint vint, le 24 novembre, k Bruxelles, qu'il quitta, le 2 janvier suivant, pour aller à Spire présider une diète de l'Allemagne qu'il y avait convoquée.
La campagne de i 544, funeste à la France, ayant forcé François T' à la paix, Charles revint à Bruxelles, le i*" octobre, accompagné de sa sœur Marie , de son neveu, Maximilien , et des cardinaux de Lorraine et de Reims , et , le lendemain, le traité de Crépy y fut publié en sa présence. Les réjouissances publiques, faites à l'occasion de cet heureux événement, duraient encore quand on annonça l'arrivée de la reine de France, Éléonore, et du duc d'Orléans. La cour alla les saluer à Mons, et revînt a Bruxelles, le 20, avec le duc d'Orléans. Le 22, vers les cinq heures du soir, le duc, le prince de Piémont, un grand nombre de nobles , le chapitre de Sainte-Gudule, les ordres mendiants, le magistrat, allèrent recevoir la reine à la porte d'Obbrussel ; le magistrat patricien était en robes de satin cramoisi, le magistrat plébéien en robes de satin écarlate, et les secrétaires et clercs de la ville en robes rouges bordées de satin ; les clercs des receveurs, les valets de la ville , ses trois procureurs et ses quatre musiciens, portaient des robes rouges, ainsi que les 246 confrères des serments et les membres des métiers, au nombre de 684, qui formaient la haie depuis la porte jusqu'au palais, tenant tous des torches ardentes à la main. La reine était dans une litière, sous un dais
*■ Die niettwe Chronyckc van Brabandt.
* Van Heurme, Historié van s' Hcrlogenbotch, — Die meuwe Chronycke van BrabancU.
porté par les échevins; elle était précédée de trompettes, de massiers et de rois d'armes et accompagnée de plusieurs dames. L'empereur et Marie de Hongrie vinrent la recevoir au bas de Tescalier du palais et la con'* duislrent dans ses appartements. Pendant toute la durée de son séjour è Bruxelles, ce ne furent que fêtes de toute espèce, tournois, bals et banquets. Le lendemain de son arrivée, il y eut sur le grand marché une brillante joute, après laquelle le magistrat donna à la famille impériale un somptueux souper dans la grande saUe de la maison communale, qui était ornée de tapisseries et de dix-huit grandes croix dorées, servant de chandeliers et portant chacune six torches. Deux tables avaient été dressées, l'une pour l'empereur, les deux reines et vingt^leux seigneurs et dames de leur cour , l'autre pour les personnes de la suite d'Éléonore. La fête fut terminée par un bal, qui se prolongea fort avant dans la nuit. Le magistrat offrit à la reine une fontaine en argent doré, de six pieds de haut; elle pesait 180 florins et en avait coûté 4,520. Flatté de cette réception, l'empereur en remercia les magistrats, et leur permit de lui demander une faveur quelconque, promettant d'avance de l'accorder, u à moins qu'elle ne fut bien grande. » Us se contentèrent de solliciter l'ordre de chevalerie pour quelques-uns d'entre eux, et il le conféra aussitôt à Jean Vandereycken , Jean de Brecht seigneur de Dieghem , Amoul de Heetvelde et Jean Pipenpoy. U y eut encore des tournois, le S 6, au palais, et, le 28, à Groenendael, à la suite d'une grande partie de chasse. Le 2 novembre, le comte de Feria en donna un au marché, où l'on vît combattre deux bandes chacune de vingt chevaliers costumés en Maures et armés de larges dagues; il coûta, dit-on, i 0,000 couronnes d'or. La reine partit le lendemain, comblée, ainsi que ses dames, de riches présents, qui furent estimés à plus de 50,000 écus d*or; la suite nombreuse, qui l'avait accompagnée, avait été, pendant tout le temps de son séjour, défrayée par des seigneurs de la cour et de riches bourgeois ^.
Charles-Quint avait convoqué la diète de l'Empire à Worms; mais, retenu par la goutte, il ne put quitter Bruxelles que le 50 avril 1 545. Il y revint le 26 août et assista, le lendemain, dans l'église de Sainte- Gudule, aux obsèques de sa belle-fille, Elisabeth de Portugal ; le 26 sep-
« Die nieuwe Chronycke van Brabandt. — Journal de Vandemessk, cité dans un mémoire de M. de Reiffenberg, iDlilulé : Particularités inédUes iur Cfiarles-Quint et sa cour.
tembre suivant, il fit faire, dans la même église, les fanërailles du duc d'Orléans qui devait être son gendre. Cette année fut marquée par une disette qui força les pauvres à se nourrir de pain de fèves et de son ; le setier de froment coûtait, à Bruxelles, â florins du Rhin 46 sous ^
Devenue une des résidences du plus puissant monarque de FEurope et le siège de son gouvernement dans les Pays-Bas, favorisée par la présence de la reine gouvernante, de ses conseillers et des principaux membres de la noblesse belge, Bruxelles atteignit à un haut degré de splendeur. D'après un receasement fait en 1525 ^, elle comptait à cette époque 5437 maisons habitées et 407 inhabitées; parmi celles-ci on rangeait la chambre des comptes, les hôtels de Nassau, d'Aerscfaot, de Ravestein et d'autres seigneurs; il y avait 176 maisons à deux foyers et six à trois foyers. Dans ce recensement ne sont pas comprises les maisons de plaisance, alors en grand nombre, surtout aux environs des remparts, les boutiques ou caves qui ne servaient qu'à l'exposition ou au dépôt des marchandises, les bâtiments en construction, les couvents et les fondations pieuses, non plus que les habitations situées extra muros ou dans la banlieue. Le total de la population des couvents s'élevait à 1 83 religieux et 770 religieuses, savoir: 19 chanoines réguliers de Coudenberg, 56 récollets, 37 carmes, 13 bogards, 14 alexiens, 44 moines gris de Nazareth, parmi lesquels il y avait 35 commensaux ou étudiants, 76 sœurs de Jérico, 385 béguines, 37 sœurs hospitalières de Saint- Jean, 17 sœurs de l'hospice Saint-Pierre, 35 sœurs noires du couvent d'Africa, 57 clarisses urbanistes, 78 chanoinesses régulières de Sainte* Elisabeth, 54 pauvres claires, 34 madelonettes et 19 sœurs de Sainte- Gertrude; enfin, il y avait encore 156 vieillards des deux sexes dans les hospices. Dans la cuve ou banlieue on comptait 840 habitations, savoir : à Ten-Noode 68, à Schaerbeek 118, à Ixelles 90, à Saint- Gilles 47, à Foret 104 , à Anderlecht 163, à Molenbeck 113, et à Laeken et Drootbeke 158; il y avait en outre 68 religieuses & Forêt, 93 à la Cambre, 8 pauvres béguines à Anderlecht, 55 chartreux à Schcut , 3 recluses k Saint-Gilles et 1 3 pensionnaires dans l'hospice d'Aa à Ixelles. Le total de ce recensement présente 6,684 maisons dont 6,333 étaient occupées, et une population doitréede 1,314 individus;
* Die nieuwe Chronycke van Brabandt.
'^ 11 a été publié par MM. Marshall et Bogaerts, dans le recueil intitulé : Bibliothèqiie des AnliquUét belgiqucs.
d'après ces indices on peut raisonnablement supposer qu*il y avait alors à Bruxelles environ 65,000 habitants.
La montre ou revue des hommes de iSh 65 ans, en état de porter les armes, passée le â août 1542, fournît un résultat h peu près semblable, en même temps qu'elle donne une idée de. la répartition de la population par sections. Elle y est répartie de la manière suivante :