Càtala cive. Tête nue h droite
R. Lvllvs (ou lvcivs). Moneta. Croix latine (1).
Il résulte des découvertes qui ont été faites dans ces derniers temps , qu’à dater du vne siècle les monnaies mérowingiennes ne portèrent plus que le nom de la ville où elles étaient frappées , et celui de l’officier monétaire ; et que de plus, la royauté ne pouvant se maintenir contre les empiétements de l’aristocratie germanique qu’en s’appuyant sur l’aristocratie nationale, se dépouilla de ses domaines et les distribua aux leudes et au clergé , auxiliaires puissants et intéressés. Il en résulta une quasi-féodalité , mal définie et vacillante , juxtà posée aux débris de la société gallo-romaine et qui subsista jusqu’à l’avénement de Pépin. De ces démembrements du territoire résulta la multiplication des ateliers monétaires, qui fut telle qu’en France il y en eût plusieurs milliers sous la première race de nos rois. Pour le triens dont je viens de donner la légende, le nom qui s’y trouve inscrit ne peut évidemment se rapporter qu’au monnoyer, car aucun évêque de Châlons ne fut appelé Lucius; mais il serait fort possible que les prélats se fussent arrogé le droit de battre monnaie, sans pour cela faire figurer leurs noms sur les pièces.
Sous les Carlowingiens, les premières monnaies châlorç-
(I) Revue numismatique, 1836 ; pl. xi, n° 19.
naises furent fabriquées d’après le système établi pas Gharles-le-Chauve.
8. Catalavnis. civ. Croix. — R. gratia. d-i. rex. Monogramme de Gharles-le-Chauve.