‹ Histoire de la ville de Châlons-sur-Marne et de ses institutionsChapitre 47 sur 56 · XXIX. — Établissement d'une chambre du Parlement à Châlons · texte numérisé non relu

XXIX. — Établissement d'une chambre du Parlement à Châlons

Chers et bien amés, le sieiir capitaine S. Martin nous a faict entendre le bon debvoir que vous faictesentout ce qui s’offre pour nostre securité dont nous avons beaucoup de contentement et pour le témoignage de vostre fidélité, aussy pour le soulagement de nos subjects des provinces de Cham- ^ilne^et de Picardie , nous avons advisé d’establir une chambre de nostre parlement en nostre ville de Chaalons pour juger en dernier ressort les procès de tous nos subjects des provinces de Champagne, Brie, Picardie et de l’isle de France au delà de rivière de Seine. Nous envoyons nostre édict pour l’establissement dudit parlement et mandons aux officiers de nostre parlement qui se trouveraient sur les lieux d’advertir les aultres conseilliers qui sont absents de nostre ville de Paris de se rendre en nostre dite ville de Chaalons pour nous servir enladite chambre. Nous avons aussy ordonné que la monnoye qui est en nostre ville de Troyes sera transférée en nostre ville de Chaalons, vous asseurant que le contentement que nous avons de vostre service est tel que s’offrant a ultre occasion pour le bien de nostre dicte ville , nous vous ferons toujours congnoistre les efforts de nostre bonne volonté. Donné à Tours le 16e jour d’apvril 1589.

Henry.

PoLTYER.

Nos chiers et bien améz les eschevins et habitans de nostre ville de Chaalons,

XXX. — Conclusion prise au Conseil de ville , du sixième jour du rnoys d’aoust 1 589.

Sur les nouvelles qui sont venues audict Chaalons par plusieurs lettres particulières aportées par ung messagier venu de la part de monseigneur de Luxembourg, de la mort advenue au roy nostre sire à qui Dieu n’en veuille : a esté conclu que s’il a pieu à Dieu appeler ledit seigneur roy, les habitants de ceste ville de Chaalons conserveront ladite ville en l’obéissance et dévotion du légitime successeur roy de fô couronne de France, suyvant, et en contynuant la présente résolution desdits habitants de vivre et mourir en l’obéissance dudit seigneur roi , en conservant pour ledit successeur légitime delà couronne de France lesdits habitants en la religion catholique , apostolique et romaine. Ce que tous les assistants audit conseil ont promis et juré de faire , suyvant le serment d’union par eulx cy devant juré.

Ont signé :

De Thomassin ,

N. Clement ?

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